Dans l'ultime ascension, il a manqué de la fraîcheur nécessaire pour suivre Alejandro Valverde et Cie, a déclaré Greg Van Avermaet, onzième et meilleur Belge de Liège-Bastogne-Liège, à sept secondes d'El Imbatido. Une performance à saluer pour le seul coureur à avoir couru le week-end d'ouverture belge puis toutes les grandes classiques, ce qui illustre une fois encore sa polyvalence.
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Dans l'ultime ascension, il a manqué de la fraîcheur nécessaire pour suivre Alejandro Valverde et Cie, a déclaré Greg Van Avermaet, onzième et meilleur Belge de Liège-Bastogne-Liège, à sept secondes d'El Imbatido. Une performance à saluer pour le seul coureur à avoir couru le week-end d'ouverture belge puis toutes les grandes classiques, ce qui illustre une fois encore sa polyvalence. La onzième place de Van Avermaet lui vaut 70 points au classement du WorldTour. C'est partiellement pour ça qu'il a pris le départ de la Doyenne. Le champion olympique est en effet le leader souverain avec 533 points d'avance sur Valverde (2.528 vs 1.995) - soit l'équivalent d'une victoire dans une grande classique comme Liège-Bastogne-Liège. Pour conserver sa place jusqu'en fin d'année et devenir le deuxième Belge, après Philippe Gilbert en 2011, à gagner le WorldTour, le Flandrien va devoir marquer de nombreux points dans les classiques estivales, automnales et au Mondial car Valverde, Nairo Quintana et Chris Froome vont accumuler les points dans les petits et grands tours à venir. A elles seules, les victoires finales au Tour, au Giro et à la Vuelta ainsi qu'aux tours de Romandie et au Dauphiné valent respectivement 1.000, 850 et 500 points. Grâce à Van Avermaet, aux succès de Gilbert et à l'éclosion définitive d'Oliver Naesen, la Belgique emmène le classement des nations avec 15.164 points, soit 2.000 de plus que la France et l'Espagne. Gagner ce classement constituerait un exploit unique. La Belgique n'a pas encore fait mieux qu'une deuxième place en 1999 et en 2011, les saisons sensationnelles de Frank Vandenbroucke et Gilbert. On doute que la Belgique puisse rester en tête jusqu'en fin d'année car on est au début d'une période essentiellement dédiée aux courses par étapes et le printemps a encore montré que notre pays n'y joue pas les premiers rôles, faute de grimpeurs, alors qu'il ne manque pas de spécialistes des pavés. Ben Hermans a bien remporté le Tour d'Oman, peu fréquenté, mais aucun Belge n'a terminé dans le top 25 des quatre principaux tours WorldTour -Paris-Nice, Tirreno-Adriatico, tours de Catalogne et du Pays basque : Laurens De Plus a obtenu le meilleur résultat belge avec une 26e place en Catalogne. Il faut remonter à 1993 pour ne trouver trace d'aucun compatriote dans le top-20 de ces quatre tours. On peut craindre qu'il n'y ait pas de Belge parmi les dix premiers cette semaine au Tour de Romandie, pas plus qu'au Giro, au Dauphiné, aux tours de Suisse, de France et d'Espagne. Des trentenaires comme Ben Hermans, Jan Bakelants, Serge Pauwels et Maxime Monfort peuvent tout au plus viser une place parmi les vingt premiers ou une victoire d'étape. En revanche, de jeunes talents tels que Laurens De Plus (21 ans), Louis Vervaeke (23 ans, 11e au Tour du Pays basque 2016) et Dylan Teuns (25 ans, surprenant troisième de la Flèche wallonne) ainsi que Bjorg Lambrecht (20 ans, lauréat de Liège-Bastogne-Liège pour espoirs), suscitent un mince espoir, même si la route menant à l'élite mondiale dans les grands tours et même les classiques wallonnes, est encore longue et ardue. Tim Wellens (25 ans) en sait quelque chose, après un duo ardennais une nouvelle fois décevant. Jonas Creteur