Bye, bye AB3 : c'est RTL qui a acquis les droits de retransmission de l'Europa League pour 2012-2015. La chaîne proposera deux matches par journée ainsi qu'un magazine avec les temps forts.

Qu'est-ce qui a guidé ce choix ?

Laurent Haulotte (chef des sports) : L'Europa League est un produit qui a bien évolué. Nous sommes arrivés à la conclusion qu'il serait complémentaire avec ce que nous avons déjà.

La présence régulière d'Anderlecht et du Standard a-t-elle joué ?

C'est un argument mais il n'a pas été prioritaire. Vu la tournure du championnat, on pourrait très bien se retrouver avec Courtrai dans quelques mois ! Dans ce genre de contrat, on ne se lie jamais avec un club. On ne se dit pas : " Vite, le Standard fait de bons résultats, fonçons !" Il y a une part d'inconnu qu'on ne maîtrise pas. Disons que nous avons été séduits par la refonte de l'UEFA. L'Europa League est une marque qui s'est imposée et est devenue claire. Le public belge a ses habitudes. Il sait qu'il y verra des clubs belges.

En l'absence de clubs belges attractifs, vous courez le risque de vous retrouver avec des affiches peu séduisantes, non ?

Le produit se suffit à lui-même. La situation est similaire avec la Champions League. Montrer un club belge n'est pas déterminant : le téléspectateur regarde quand même les matches car il sait qu'il va passer une bonne soirée.

Philippe Zrihen, le directeur d'AB3, déclarait il y a peu que l'Europa League n'était pas rentable.

Je connais peu de chaînes où l'achat de droits sportifs mène à un bénéfice ! TF1 n'a jamais gagné d'argent avec une Coupe du Monde ou avec la F1. Mais, en matière d'image, le retour est inquantifiable. Il permet à TF1 de s'imposer comme un média de référence. Prenez AB3 : on n'en a jamais autant parlé depuis son existence. Chaque chaîne doit être attentive à cet aspect.

Vous avez tenu compte des bons chiffres d'audience d'AB3 ?

Oui et non. Les personnes qui s'occupent de l'Europa League sont les mêmes qui réalisent la Champions League. Pour nous, c'est l'assurance de recevoir un produit bien marketé et bien filmé. C'est pareil pour le Moto GP. Et s'il y a un ancrage belge, tant mieux.

Club RTL va-t-elle peu à peu se transformer en chaîne sportive ?

Non, le sport restera l'une de ses composantes. Tout comme les programmes pour enfants le matin, par exemple.

Qu'en est-il de la Champions League ? (NDRL : au moment de l'interview, les droits n'avaient pas encore été attribués)

Les négociations ont mené à un second appel d'offres. La concurrence pourrait venir de la RTBF. Une décision devrait tomber cette semaine.

Bye, bye AB3 : c'est RTL qui a acquis les droits de retransmission de l'Europa League pour 2012-2015. La chaîne proposera deux matches par journée ainsi qu'un magazine avec les temps forts. Laurent Haulotte (chef des sports) : L'Europa League est un produit qui a bien évolué. Nous sommes arrivés à la conclusion qu'il serait complémentaire avec ce que nous avons déjà. C'est un argument mais il n'a pas été prioritaire. Vu la tournure du championnat, on pourrait très bien se retrouver avec Courtrai dans quelques mois ! Dans ce genre de contrat, on ne se lie jamais avec un club. On ne se dit pas : " Vite, le Standard fait de bons résultats, fonçons !" Il y a une part d'inconnu qu'on ne maîtrise pas. Disons que nous avons été séduits par la refonte de l'UEFA. L'Europa League est une marque qui s'est imposée et est devenue claire. Le public belge a ses habitudes. Il sait qu'il y verra des clubs belges. Le produit se suffit à lui-même. La situation est similaire avec la Champions League. Montrer un club belge n'est pas déterminant : le téléspectateur regarde quand même les matches car il sait qu'il va passer une bonne soirée. Je connais peu de chaînes où l'achat de droits sportifs mène à un bénéfice ! TF1 n'a jamais gagné d'argent avec une Coupe du Monde ou avec la F1. Mais, en matière d'image, le retour est inquantifiable. Il permet à TF1 de s'imposer comme un média de référence. Prenez AB3 : on n'en a jamais autant parlé depuis son existence. Chaque chaîne doit être attentive à cet aspect. Oui et non. Les personnes qui s'occupent de l'Europa League sont les mêmes qui réalisent la Champions League. Pour nous, c'est l'assurance de recevoir un produit bien marketé et bien filmé. C'est pareil pour le Moto GP. Et s'il y a un ancrage belge, tant mieux. Non, le sport restera l'une de ses composantes. Tout comme les programmes pour enfants le matin, par exemple. Les négociations ont mené à un second appel d'offres. La concurrence pourrait venir de la RTBF. Une décision devrait tomber cette semaine.