Ahmed Hassan a-t-il encore un avenir à Anderlecht ? La question méritait d'être posée suite aux événements des dernières semaines. Dans un premier temps, la direction du club s'était fait forte d'accueillir son joueur avec flonflons à son retour en Belgique après sa victoire, avec l'Egypte, en Coupe d'Afrique des Nations. Il a toutefois suffi que le Pharaon se laisse désirer, profitant à outrance de son statut de star au pays, pour que les bo...

Ahmed Hassan a-t-il encore un avenir à Anderlecht ? La question méritait d'être posée suite aux événements des dernières semaines. Dans un premier temps, la direction du club s'était fait forte d'accueillir son joueur avec flonflons à son retour en Belgique après sa victoire, avec l'Egypte, en Coupe d'Afrique des Nations. Il a toutefois suffi que le Pharaon se laisse désirer, profitant à outrance de son statut de star au pays, pour que les bonnes dispositions du RSCA s'estompent. Le maître à jouer des Mauves, censé être fleuri par les dirigeants pour son troisième triomphe personnel à la CAN, n'a toujours pas goûté à cette cérémonie d'avant-match un mois après son come-back. La cause: il n'est pas revenu à temps pour être fleuri lors d'Anderlecht-Mouscron comme prévu! Pire encore, dans l'intervalle, lui, l'icône, n'a été utilisée qu'avec parcimonie par Ariel Jacobs jusqu'au match de dimanche dernier au Mambourg. Hormis la deuxième manche, pour du beurre, en Coupe à Dender, Hassan avait dû se contenter d'un rôle de réserviste. Si on peut comprendre que, fraîchement débarqué, il était un peu juste pour le déplacement à Bordeaux, il n'en était pas moins pleinement opérationnel contre le Bayern, jeudi passé. Match phare qu'il aura une fois encore passée l'essentiel du temps sur le banc. A Charleroi, il a profité de la suspension de Lucas Biglia pour être intégré au trio de médians avec Jan Polak et Guillaume Gillet. Avec succès puisqu'il ouvrit joliment la marque et fit constamment jouer ses équipiers. Jusque-là, le numéro 10 avait fait contre mauvaise fortune bon c£ur, s'en tenant strictement aux consignes lors de ses diverses montées au jeu. Mais jouer au yoyo entre le terrain et le banc ne recueille nullement son adhésion. La preuve par un mouvement d'humeur vis-à-vis de Thomas Chatelle à Dender ou son refus de s'épancher auprès de la presse sitôt les matches terminés. Jacobs avait raison de jurer ses grands dieux qu'il n'y avait pas le moindre problème avec Hassan. A Charleroi, l'Egyptien a rendu service en position très avancée dans l'entrejeu. Et à l'avenir, il pourrait occuper un rôle d'ailier gauche ou droit. A condition de faire preuve de la même discipline qu'à Charleroi. BRUNO GOVERS