Anderlecht est finalement champion et ça m'a fait plaisir de voir Roger Vanden Stock et Herman Van Holsbeeck faire preuve d'humilité. Le président a reconnu que si son club était champion c'était parce que les autres n'avaient pas voulu du titre et Van Holsbeeck a admis que même lui n'y croyait plus il y a encore quelques semaines, c'est honnête de leur part. Bien sûr, le facteur chance a joué son rôle mais j'estime que la chance se provoque. Il faut évidemment souligner l'excellent travail accompli par Besnik Hasi, il est le grand artisan de ce titre.
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Anderlecht est finalement champion et ça m'a fait plaisir de voir Roger Vanden Stock et Herman Van Holsbeeck faire preuve d'humilité. Le président a reconnu que si son club était champion c'était parce que les autres n'avaient pas voulu du titre et Van Holsbeeck a admis que même lui n'y croyait plus il y a encore quelques semaines, c'est honnête de leur part. Bien sûr, le facteur chance a joué son rôle mais j'estime que la chance se provoque. Il faut évidemment souligner l'excellent travail accompli par Besnik Hasi, il est le grand artisan de ce titre. On ne peut pas dire que les Mauves ont développé un beau football mais on a vu une équipe conquérante. Hasi a fait confiance à Youri Tielemans et ça m'a beaucoup plu. Il a également été capable de reconnaître ses erreurs, de ne pas être têtu dans ses choix : il n'aurait pas dû mettre Massimo Bruno sur le banc et il s'en est rendu compte. Pour moi, ce joueur est l'homme de l'année : il a fait la différence dans les moments importants. Certains parlent de hold up mais je ne suis pas d'accord, le Sporting est quand même l'équipe qui a pris le plus de points dans les play-offs. On grince des dents au Standard et on remet en cause le système de notre championnat mais par le passé, les Liégeois ont profité de cette formule également. Anderlecht n'a rien montré durant la phase classique mais un champion est un champion. Ce n'est pas juste pour le Standard mais les Liégeois se sont tiré une balle dans le pied. Ils ont perdu le titre tout seul. Quand tu joues à domicile contre Lokeren avec un seul avant et Tal Ben Haïm à l'arrière droit, tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même. Ces play-offs auront généré énormément de suspense mais on ne peut pas dire que le niveau de jeu ait été au rendez-vous. Je reste fermement opposé à ce système que l'on risque malheureusement de prolonger pour encore quelques années. Concernant la sélection pour la Coupe du Monde, je trouve que Marc Wilmots a fait les bons choix. Bien sûr, nous sommes dix millions de sélectionneurs et nous avons tous un avis sur la question mais il faut faire confiance à Willy. Sur le fond, chacun de ses choix est cohérent. La présence de Divock Origi en a surpris beaucoup mais il a le même style que Christian Benteke et je pense que le sélectionneur a des doutes sur la mentalité de Michy Batshuayi. La présence d'Adnan Januzaj sent le deal mais il faut quand même bien se rendre compte qu'il évolue à Manchester United. Ce n'est pas un tocard ! J'ai tout de même un petit bémol affectif : l'éviction de Sébastien Pocognoli. Wilmots a fait son choix, il dispose de suffisamment de solutions à l'arrière gauche mais j'aurais tout de même aimé que Poco soit de la partie. C'est comme ça, c'est le football. Pour le poste de troisième gardien, la blessure de Silvio Proto est vraiment dommage pour lui mais j'ai l'impression que ça lui rend un peu service. Il l'a dit lui-même, il avait un mauvais pressentiment et je n'ai jamais ressenti chez lui une volonté farouche d'être au Brésil. On se retrouve donc avec Sammy Bossut qui est un choix par défaut. C'est un gars sérieux et travailleur mais je ne suis pas convaincu qu'il soit la meilleure option. De toute façon, avec Thibaut Courtois et Simon Mignolet, nous sommes parés niveau gardien et il faudrait vraiment un concours de circonstances pour que Bossut soit aligné. PROPOS RECUEILLIS PAR JULES MONNIER" Je n'ai jamais ressenti chez Silvio Proto une volonté farouche d'aller au Brésil ! "