Belgacom multiplie l'achat de droits sportifs depuis quelques mois. Pour son porte-parole, Belgacom n'agit pas par frustration envers Telenet et VOO mais bien pour proposer une alternative de qualité aux clients restés fidèles.
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Belgacom multiplie l'achat de droits sportifs depuis quelques mois. Pour son porte-parole, Belgacom n'agit pas par frustration envers Telenet et VOO mais bien pour proposer une alternative de qualité aux clients restés fidèles. Haroun Fenaux : On cherche surtout à se démarquer. Nous avons axé notre offre sur trois axes : le national (la Pro League), l'international (Liga, Champions League,...) et le local (la D2). Tout dépend du profil du client. L'amateur de foot ou de Mons trouvera son bonheur chez nous. Par contre, le supporter du Standard, qui ne va pas au stade, ne sera pas satisfait. Mais les audiences de nos matches prouvent que nous sommes bien suivis, que ce soit en D1 ou en D2. Charleroi, Eupen et Waasland-Beveren attirent du public. On se rend compte qu'il y a un gros intérêt dans ces régions-là. Oui. Nos équipes d'achat restent sur la brèche et cherchent toujours du contenu exclusif. Après la perte des trois affiches, nous avions prévenu que nous n'en resterions pas là. Un an plus tard, nous avons le basket belge, des matches de D2 de qualité, du foot international,... Belgacom a montré qu'il tenait parole. On avait prévu de gagner tous les matches, en proposant à la Pro League un montant plus élevé que le précédent contrat. Finalement, Telenet a déposé une somme pour trois matches qui dépassait notre offre pour tout le football belge ! Cela se passe à enveloppes fermées et nous ne pouvions pas le deviner. Mais financièrement, nous n'avons pas réalisé une mauvaise affaire. Nous avons gardé cinq matches belges pour un total d'un million d'euros. Dans le même temps, Telenet a déboursé 53 millions d'euros. L'ensemble des produits que nous avons acquis entre-temps est bien loin d'atteindre cette somme. Nous avons perdu quelques milliers de clients mais beaucoup sont restés. Une offre gratuite subsistera mais la Champions League va être " packagée ". Le football espagnol devrait aussi être concerné.