Il a étonné son monde. En février 1979, quelques mois après sa rupture avec le Club Bruges, Ernst Happel a entraîné le RC Harelbeke, qui luttait contre la relégation en division trois. Il est entré dans le vestiaire sans faire de discours. Happel a simplement dit qu'à l'entraînement, il allait surtout travailler la condition. Dès son premier match, à domicile contre Saint-Trond, son équipe est métamorphosée : Harelbeke s'impose 4-0. Il balaye les Limbourgeois grâce à un football frais et moderne. Les défenseurs attaquent, les avants se replient quand c'est nécessaire. Par moments, Happel est debout au bord du terrain. Son regard impénétrable dégage un effet hypnotique.

La manière par laquelle Ernst Happel s'est retrouvé à Harelbeke est pour le moins surprenante. À l'issue d'un match entre le RWDM et le Standard deux mois plus tôt, l'Autrichien avait fait la connaissance du légendaire directeur sportif cycliste Lomme Driessens. Celui-ci s'intéressait au football et admirait beaucoup les méthodes d'Happel. Il retrouvait des similitudes avec sa manière de diriger son équipe cycliste. Driessens était alors responsable de l'équipe Flandria et le fabricant de tapis Lano était un de ses sponsors. Lano était aussi l'entreprise de Pierre Lano, le président d'Harelbeke. Driessens lui avait déclaré qu'Happel était l'homme parfait pour assurer le maintien de son équipe. Le lien était établi et Pierre Lano, qui a également été bourgmestre d'Harelbeke, a signé l'exploit de l'année en enrôlant l'Autrichien.

Toute la presse a convergé vers Harelbeke pour s'entendre expliquer la signature d' Happelbeke. La simple présence du célèbre entraîneur a suffi à extirper les joueurs de leur léthargie. Happel suscitait l'admiration et insufflait aussi une certaine peur à ses joueurs. Il n'avait pas besoin d'ouvrir la bouche pour que les joueurs mettent les bouchées doubles. Et quand il sifflait, tout le monde fonçait. Happel tenait aussi compte du fait que ses joueurs travaillaient en journée : il allait loin mais sans excès. Après sa victoire contre Saint-Trond, Harelbeke a remporté un deuxième succès sur le terrain de l'AS Ostende (1-2). Il a assuré son maintien sans problème. Happel avait mené à bien sa mission. La saison suivante, il a entraîné le Standard.

Il a étonné son monde. En février 1979, quelques mois après sa rupture avec le Club Bruges, Ernst Happel a entraîné le RC Harelbeke, qui luttait contre la relégation en division trois. Il est entré dans le vestiaire sans faire de discours. Happel a simplement dit qu'à l'entraînement, il allait surtout travailler la condition. Dès son premier match, à domicile contre Saint-Trond, son équipe est métamorphosée : Harelbeke s'impose 4-0. Il balaye les Limbourgeois grâce à un football frais et moderne. Les défenseurs attaquent, les avants se replient quand c'est nécessaire. Par moments, Happel est debout au bord du terrain. Son regard impénétrable dégage un effet hypnotique. La manière par laquelle Ernst Happel s'est retrouvé à Harelbeke est pour le moins surprenante. À l'issue d'un match entre le RWDM et le Standard deux mois plus tôt, l'Autrichien avait fait la connaissance du légendaire directeur sportif cycliste Lomme Driessens. Celui-ci s'intéressait au football et admirait beaucoup les méthodes d'Happel. Il retrouvait des similitudes avec sa manière de diriger son équipe cycliste. Driessens était alors responsable de l'équipe Flandria et le fabricant de tapis Lano était un de ses sponsors. Lano était aussi l'entreprise de Pierre Lano, le président d'Harelbeke. Driessens lui avait déclaré qu'Happel était l'homme parfait pour assurer le maintien de son équipe. Le lien était établi et Pierre Lano, qui a également été bourgmestre d'Harelbeke, a signé l'exploit de l'année en enrôlant l'Autrichien. Toute la presse a convergé vers Harelbeke pour s'entendre expliquer la signature d' Happelbeke. La simple présence du célèbre entraîneur a suffi à extirper les joueurs de leur léthargie. Happel suscitait l'admiration et insufflait aussi une certaine peur à ses joueurs. Il n'avait pas besoin d'ouvrir la bouche pour que les joueurs mettent les bouchées doubles. Et quand il sifflait, tout le monde fonçait. Happel tenait aussi compte du fait que ses joueurs travaillaient en journée : il allait loin mais sans excès. Après sa victoire contre Saint-Trond, Harelbeke a remporté un deuxième succès sur le terrain de l'AS Ostende (1-2). Il a assuré son maintien sans problème. Happel avait mené à bien sa mission. La saison suivante, il a entraîné le Standard.