1. Glen De Boeck a dit en avoir la nausée, la semaine passée, alors que, pour la cinquième fois cette saison, vous n'avez pas mené à bien un match alors que vous étiez nettement meilleurs que votre adversaire, Waasland-Beveren cette fois. À une journée de la fin du premier tour, ne faut-il pas conclure que " le meilleur noyau qu'ait jamais eu le KVK " n'est pas assez bon pour les PO1 ?
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1. Glen De Boeck a dit en avoir la nausée, la semaine passée, alors que, pour la cinquième fois cette saison, vous n'avez pas mené à bien un match alors que vous étiez nettement meilleurs que votre adversaire, Waasland-Beveren cette fois. À une journée de la fin du premier tour, ne faut-il pas conclure que " le meilleur noyau qu'ait jamais eu le KVK " n'est pas assez bon pour les PO1 ? Je ne crois pas que c'est à cause de nous que l'entraîneur est nauséeux mais parce qu'on gaspille trop de points. On ne parvient pas à conserver un bon score et des matches nuls ne rapportent pas grand-chose. Je suis certain qu'on possède suffisamment de talent pour lutter pour une place en PO1 mais il ne suffit pas de bien jouer. On doit parfois se contenter du résultat et croire qu'on est assez bon pour ces PO1. La saison passée, certains ingrédients nous étaient favorables et on est parvenu à gagner des matches. On était dans un flow positif et on marquait parfois les yeux fermés. Tout est plus difficile pour le moment mais je suis convaincu qu'on n'a pas perdu définitivement notre sens du but. Il n'y a pas de raison de paniquer. Si on gagne dimanche, on revient à un point du Standard. 2. Votre entraîneur a également dit que vous manquiez de personnalité et qu'il ne savait pas comment pallier cette carence. Apparemment, vous êtes tout feu tout flamme dans le vestiaire mais sur le terrain, personne ne se montre quand ça devient difficile. Dans quelle mesure te sens-tu concerné, en tant que capitaine, et comment penses-tu qu'on peut résoudre ce problème ? Par un régime spartiate, afin d'éveiller votre instinct de survie ? Naturellement, plusieurs joueurs se sentent visés. C'est en effet un problème pour l'ensemble du groupe. Un régime spartiate ne règlerait pas le problème. Le stage à Jupille, en septembre, a prouvé que le groupe était animé de rage de vaincre. Les activités étaient pour le moins corsées, donc on a l'instinct de survie. Selon moi, ça tient à des détails. J'essaie de préserver la sérénité de l'équipe sur le terrain et en dehors. Je n'ai jamais eu une grande gueule. 3. Teddy Chevalier, deuxième buteur du dernier championnat avec 21 goals, n'a encore trouvé le chemin des filets qu'une fois. Pourquoi ? Quel est son problème ? Personnifie-t-il une équipe qui, malgré ses qualités et son expérience, est incapable d'être régulière ? C'est à Teddy qu'il faut poser la question. Il a déjà prouvé qu'il avait le sens du but. L'année passée, il a aussi mis du temps à démarrer mais il a disputé une superbe saison. Je suis convaincu qu'il va encore démontrer sa valeur cette année. 4. Comment pouvez-vous embêter Michel Preud'homme dimanche ? Je continue à penser qu'on est sur la bonne voie. On a besoin d'un match-référence. J'espère que ce sera contre le Standard. On a perdu beaucoup trop de points à domicile alors que nos fidèles supporters mettent une ambiance formidable. On doit y remédier. Les supporters ont envie de voir du bon football et notre équipe est en mesure de le leur fournir. 5. Une tendance émerge de vos cinq derniers matches : vous avez été menés contre Lokeren et Saint-Trond mais vous avez gagné. Vous avez ouvert la marque contre Gand, Waasland-Beveren et le Cercle Bruges mais vous n'avez pas gagné. Comment expliques-tu ça ? Dimanche, est-il possible que vous laissiez le Standard ouvrir la marque ? Qui sait ? On doit peut-être y penser. ( Rires) Non, on doit parvenir à conserver notre avantage et notre niveau durant tout le match. On doit tourner la page dans notre tête. Continuer à y croire, tous ensemble, et se donner à fond.