Arrivé à la RTBFradio en 79, Guy Géron a débuté comme animateur, est passé producteur, et a intégré les sports au milieu des années 80. A son palmarès, 12 Tours de France et sa nomination au poste de chef du service des sports fin 2003 ; suite au plan Magellan qui devait réformer la RTBF. Entretien.
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Arrivé à la RTBFradio en 79, Guy Géron a débuté comme animateur, est passé producteur, et a intégré les sports au milieu des années 80. A son palmarès, 12 Tours de France et sa nomination au poste de chef du service des sports fin 2003 ; suite au plan Magellan qui devait réformer la RTBF. Entretien. Quel bilan tirez-vous depuis votre arrivée à la direction des sports de la RTBF radio ?Je suis arrivé à une époque charnière : plusieurs journalistes d'envergure comme Jean Duriau ou Freddy Custers tiraient leur révérence et il fallait donc renouveler : 60 % de la rédaction a dû être modifiée par l'arrivée de beaucoup de jeunes. Le projet était exaltant, mais comprenait sa part de risques. Concrètement, quelles ont été les grandes modifications ?On a continué à mettre l'accent sur les directs, tout en les dynamisant avec l'arrivée de consultants comme Jean-Luc Vandenbroucke pour le cyclisme ou Benoît Thans pour le football. On prend l'antenne également une demi-heure avant le match en proposant des magazines, le club de la presse, etc. Cet avant match permet aux spectateurs se rendant au stade de se mettre en appétit. D'autre part, on a privilégié une couverture plus ample des autres sports, ceux auxquels on ne fait généralement pas écho dans les médias. L'émission quotidienne, le 19-20h avec Benjamin Maréchal, a été supprimée. Un constat d'échec lié à un manque d'auditeurs ?Non, ce n'est pas tellement ça qui a joué. D'une part, il y eu une restructuration en interne liée à la programmation, et de l'autre, on a voulu redéployer nos forces vers les week-ends, vers les rencontres BelgacomTV auxquelles on accorde beaucoup d'importance. Aussi, et pour la première fois, on peut écouter le dimanche matin entre 8 h 30 et 9 h 00, un grand journal des sports. Ce projet, j'y tenais particulièrement. L'émission débat La troisième mi-temps en est à sa quatrième saison. Ça fait partie des réussites de votre service ?Oui, bien sûr. De plus, cette année, on a accentué l'interactivité ; l'émission évolue. Elle s'adresse un public de niche, de spécialistes, ce qui correspond parfaitement à la tranche horaire 19h-20 h pour une radio généraliste. S'adresser à des spécialistes sur une radio populaire comme Vivacité, n'est-ce pas contradictoire ? Une émission plus café du commerce n'y aurait-elle pas plus sa place ?Non. On doit continuer à jouer à notre rôle de service public ; en maintenant notre cellule foot de référence, en tenant compte de ce critère référence pour nos invités également. Modifier notre ligne de conduite n'est pas souhaitable et je ne suis pas sûr que cela ferait la différence en terme d'auditeurs. THOMAS BRICMONT