Toutes les analyses à chaud d'Allemagne-Belgique ne tiennent pas la route face à une constatation brutale : actuellement, sans WesleySonck, Emile Mpenza, Timmy Simons, DanielVan Buyten et même BartGoor, on ne vaut pas tripette. Cela veut dire que les choses ne changent pas : les back up de qualité sont rares en Belgique quand on veut avoir une chance sur la scène européenne. On a beau se dire que l'équipe belge est en train de se reconstruire, on est loin du compte. On encaisse défaite sur défaite sans voir d'amélioration... Il faudrait du temps qu'on n'a pas.
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Toutes les analyses à chaud d'Allemagne-Belgique ne tiennent pas la route face à une constatation brutale : actuellement, sans WesleySonck, Emile Mpenza, Timmy Simons, DanielVan Buyten et même BartGoor, on ne vaut pas tripette. Cela veut dire que les choses ne changent pas : les back up de qualité sont rares en Belgique quand on veut avoir une chance sur la scène européenne. On a beau se dire que l'équipe belge est en train de se reconstruire, on est loin du compte. On encaisse défaite sur défaite sans voir d'amélioration... Il faudrait du temps qu'on n'a pas. Une autre constante dont il faut toujours se souvenir quand on parle des Diables est qu'ils doivent jouer ensemble quelques fois avant de tourner à plein régime. Dernier exemple en date : Belgique-Brésil au Mondial 2002. Les grandes équipes nationales belges ont toujours été celles qui se connaissaient bien. Bref, qui avaient des automatismes. Sans ça, c'est û Guten Abend Georgette. Et puis, les bonnes équipes sont toujours celles qui ont un bon entrejeu. Or, en Allemagne, les médians ont été balayés comme des fétus de paille. Conséquences : les défenseurs souffrent et les avants jouent les Robinson Crusoë. Le drame, c'est qu'en Belgique, on parle tellement d'organisation défensive et de contre qu'on en oublie certaines bases. Vous avez vu la tête de Constant Vanden Stock à la télé pendant Anderlecht-Mouscron ? L'ex-président anderlechtois û qui a été sélectionneur de l'équipe nationale û essayait sans doute de comprendre comment jouait son équipe. Trop souvent réduit à un double rideau défensif chargé d'amortir l'attaque adverse et d'attendre la perte de balle pour repartir en contre-attaque avec û souvent û des £illères, Anderlecht gagnerait beaucoup à jouer plus haut de manière à être plus dangereux une fois en possession du ballon, non Monsieur Vanden Stock ? En voyant les Mauves souffrir contre des Hurlus jouant bien mieux, on pouvait se souvenir d'une des réflexions entendues il y a des lustres de la bouche même de Raymond Goethals : " Moi, je ne veux pas de défenseurs qui reculent. Je veux des défenseurs qui vont au ballon, qui bousculent le porteur du ballon ". C'était du temps où Raimundo façonnait sa réputation d'entraîneur défensif des Diables Rouges et était à l'orée d'une grande carrière qui allait le voir remporter des titres européens avec Anderlecht puis û comme apothéose û la C1 avec Marseille. Le football n'a pas changé : une équipe qui joue sur les talons finira par tomber à la renverse. Anderlecht est calé : lors de ses sept matches de championnat, il n'a récolté que 11 points et s'est fait jeter de la finale de Coupe de Belgique par Beveren... où le Standard a facilement gagné samedi dernier. Le Standard-Anderlecht de vendredi va être super intéressant. Les Rouches doivent gagner pour ambitionner légitimement une seconde place finale au classement et les Mauves ne peuvent se permettre une défaite sous peine de perdre encore plus de crédibilité et de sérénité. Une chose est sûre : si Anderlecht ne met pas Sclessin sous pression, il va se faire manger tout cru. Or, depuis de longues semaines, l'efficacité des Bruxellois, qui leur avait permis de marcher à un rythme démentiel, les a désertés. Il est passé le temps où ils transformaient les quelques occasions de buts qu'ils se créaient. Et si on refusait un penalty à Emile Mpenza quelques minutes après un but d' Aruna Dindane ? Eh bien, que les stewards de Sclessin empêchent absolument Luciano D'Onofrio de descendre sur le terrain. Autrement, comme peine alternative et d'intérêt arbitral, on voit bien Jan Peeters, le président de l'Union Belge, condamner le bouillant Liégeois à laver les vestiaires des arbitres lors de leurs entraînements provinciaux pendant dix ans... par John Baete" Si Anderlecht ne met pas Sclessin sous pression, il va SE FAIRE MANGER TOUT CRU "