L'ancien capitaine de Lommel n'a pas changé. Entraîneur du Cercle depuis deux ans après avoir coaché Lommel de 2001 à 2003 et le Brussels une saison, il n'émerge souvent de l'anonymat que pour défendre ses joueurs, ses idées. Il préfère la Belgique à son pays natal, les Pays-Bas, car il se reconnaît mieux dans le réalisme et la modestie belge : " Ici, Il faut faire ses preuves avant d'ouvrir la bouche ".
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L'ancien capitaine de Lommel n'a pas changé. Entraîneur du Cercle depuis deux ans après avoir coaché Lommel de 2001 à 2003 et le Brussels une saison, il n'émerge souvent de l'anonymat que pour défendre ses joueurs, ses idées. Il préfère la Belgique à son pays natal, les Pays-Bas, car il se reconnaît mieux dans le réalisme et la modestie belge : " Ici, Il faut faire ses preuves avant d'ouvrir la bouche ". Il est issu d'une famille de quatre enfants. Son père avait 14 frères et s£urs, sa mère 12 ! Harm VanVeldhoven est imprégné de cet instinct grégaire. Il ne se conçoit que comme partie d'un ensemble, qu'il s'agisse de son club ou de sa famille. Celle-ci réside à Wezel, au Limbourg, bien loin de Bruges. Harm a un appartement à Ostende mais tente de retourner deux fois par semaine à Wezel, même si ses deux enfants, des ados, ne se ressentent pas trop de son absence. Le coach du Cercle vient d'un milieu traditionnel : " A 20 ans, j'étais plutôt introverti. Jamais je n'aurais imaginé devenir footballeur professionnel puis entraîneur en D1. J'avais l'esprit de clocher. Mon épouse, d'un naturel curieux, a élargi mes horizons. Je n'aime pas m'épancher mais elle est la première à laquelle je m'adresse quand j'ai le cafard. " Entraîner le Cercle n'est pas une sinécure. Combien de fois Van Veldhoven n'a- t-il pas été pris pour cible par les supporters mécontents, combien de nuits blanches n'a-t-il pas passées à visionner sans arrêt un match perdu ? " Les fans ont le droit de se laisser aller. J'ai appris à ne pas faire pâtir ma famille de mes frustrations. Je ne panique pas car j'ai une vision, un fil rouge. Je sais où je vais. Un faux-pas ne me détourne pas du chemin que je me suis fixé ". Sa philosophie lui vient de sa jeunesse au sein d'une grande famille : " J'effectue mes choix en fonction du groupe. Si deux joueurs sont en balance, j'opte pour celui qui se livre le plus au profit du groupe. Quoi qu'il se passe ensuite, je n'ai rien à me reprocher. Je suis en phase avec moi-même ". Solitaire sur le banc, chef de meute, analyste rationnel, quel homme se cache derrière le coach ? Van Veldhoven rougit, embarrassé de se livrer : " Pendant un match, je suis dur, j'appréhende les seuls faits, je suis un battant. En semaine, je privilégie l'ouverture, le dialogue. Et à la maison, je suis un père traditionnel ! Je ne supporte pas que mes enfants ne disent pas merci ou laissent la lumière allumée pour rien, par exemple ". KRISTOF DE RYCK