Annoncé du côté de Chelsea, après y être passé une première fois entre février 2009 et juin 2009, l'avenir de Guus Hiddink a de grandes chances d'être lié au résultat du match face à nos Diables. Le coach hollandais, dont le salaire s'élève à 3,5 millions d'euros, pourrait recevoir son bon de sortie si la Turquie voyait ses ambitions pour l'Euro 2012 stoppées nets au Stade Roi Baudouin. Absent de la Coupe du Monde 2010, une nouvelle non-participation à un grand événement serait vécue douloureusement pour ce pays de 80 millions d'habitants.
...

Annoncé du côté de Chelsea, après y être passé une première fois entre février 2009 et juin 2009, l'avenir de Guus Hiddink a de grandes chances d'être lié au résultat du match face à nos Diables. Le coach hollandais, dont le salaire s'élève à 3,5 millions d'euros, pourrait recevoir son bon de sortie si la Turquie voyait ses ambitions pour l'Euro 2012 stoppées nets au Stade Roi Baudouin. Absent de la Coupe du Monde 2010, une nouvelle non-participation à un grand événement serait vécue douloureusement pour ce pays de 80 millions d'habitants. KISMET ERIS : " Elle possède de nombreuses possibilités offensives. Et beaucoup d'internationaux ont évolué à un niveau élevé. En général, ceux de l'étranger se produisent pour de grands clubs et sont en forme. Aucun joueur-clef n'a été longtemps blessé car on ne peut pas encore considérer Nuri Sahin comme un titulaire à part entière. Arda Turan et Hamit Altintop manquent peut-être de rythme mais ils ne se ménageront pas. Nous avons découvert des talents d'avenir comme Mehmet Ekici au FC Nuremberg et Cenk Tosun à Gaziantepspor. Celui-ci vaut déjà entre 3 à 4 millions et est très fort offensivement. Au second tour du championnat, en 11 matches, Tosun a inscrit 10 buts. Burak Yilmaz, auteur d'une excellente saison avec Trabzonspor, a trouvé le chemin des filets à 23 reprises en championnat. C'est un avant costaud et fort de la tête. Un joueur embêtant aussi ! Daniel Van Buyten et Vincent Kompany vont s'en rendre compte. " ONUR KAYA : " Elle regorge de footballeurs très créatifs, surtout dans l'entrejeu et en attaque. Ce sont des footballeurs très légers, comme Emre Belözoglu de Fenerbahçe ou Arda Turan de Galatasaray. Leur technique leur permet de faire la différence. Emre regorge d'expérience, ses passages à l'Inter et à Newcastle lui ont fait comprendre les exigences du foot international. Dans l'axe de l'entrejeu, il est capable de diriger le jeu, grâce à ses changements de rythme et à son aptitude à conserver le ballon. Arda Turan est très polyvalent, mobile et intelligent. Il a marqué contre le Kazakhstan, la Belgique et l'Autriche. Il rêve de se produire un jour pour Liverpool mais apparemment, c'est l'Atlético qui serait sur la balle. " FUAT CAPA : " Nous avons un bon alliage de joueurs actifs à l'étranger et de jeunes qui évoluent au plus haut niveau en Turquie. Les premiers ont surtout recours à leur sens tactique et à leur volonté, les seconds s'appuient sur leur classe individuelle. Ainsi, l'entrejeu profite de l'association d'Ekici et d'Altintop avec Arda Turan. Notre médecin, qui travaille aussi pour la fédération, m'a dit qu'Altintop est en traitement pour son dos mais qu'on met tout en £uvre pour qu'il soit prêt pour le match de l'année. " MEHMET DEMIRCAN : " Je décèle plus de carences que de qualités... C'est maintenant ou jamais, ce qui ne facilite pas cette mission. Nous croisons les doigts pour qu'Arda Turan, le numéro 10 du Gala, réalise quelques éclairs, comme on peut l'espérer de sa part. Nous rêvons aussi de voir Burak Yilmaz continuer sur la lancée du championnat et marquer. Emre Belözoglu revient de suspension, ce qui est un facteur d'espoir pour toute l'équipe. La Belgique doit tenir ces joueurs. Je reste positif. Le gardien, Volkan Demirel, reste sur une saison formidable. Nous n'avons pas de problème à ce niveau. " KISMET ERIS : " La défense manque de régularité et a du mal à rester concentrée pendant 90 minutes. Les défenseurs axiaux, Gökhan Zan et Servet Cetin, de Galatasaray sont athlétiques mais manquent de vélocité. En principe, ils peuvent aisément arrêter un avant-centre comme Romelu Lukaku car ils utilisent alors leur force dans les duels. Par contre, ils ne peuvent dissimuler leurs carences face à des avants de poches. " ONUR KAYA : " Depuis le départ d' Hakan Sükür il y a quatre ans, la Turquie cherche toujours un véritable finisseur. Il était une vraie machine à marquer et n'avait pas beaucoup de nombreuses occasions. Pour des raisons diverses, Semih Sentürk (Fenerbahçe) et Kazim Kazim (Galatasaray) n'ont pas le même sang-froid ni la même efficacité devant le but. En cinq matches de qualification, la Turquie n'a marqué que huit buts et en a encaissé six, ce qui en dit long. L'axe est une catastrophe car nos joueurs sont grands et statiques. Ils ne parviennent pas non plus à relancer le jeu. Hélas, il n'y a pas d'alternatives. " FUAT CAPA : " La défense reste un point faible, surtout sur les phases arrêtées et centres. D'ailleurs, ces carences sont nettes en championnat aussi. Les joueurs s'occupent plus du ballon que de leur jeu de position. Eden Hazard et NacerChadli peuvent les faire souffrir. Le résultat de la Turquie sera déterminé par des détails d'organisation et de discipline. Souvent, les joueurs respectent leur mission pendant 30 ou 35 minutes mais ensuite, ils n'ont pas assez de discipline pour s'y tenir. C'est pour cela que nous avons besoin de footballeurs qui évoluent en Allemagne et en Angleterre. " MEHMET DEMIRCAN : " L'indisponibilité de Sahin, jointe à l'incertitude qui entoure la présence d'Hamit Altintop, peut nous faire perdre beaucoup de talent dans l'entrejeu. A droite, Mehmet Topuz (Fenerbahçe) peut éventuellement remplacer Hamit Altintop, soutenu par son coéquipier de club Gökhan Gönül. Nous avions besoin de Sahin et d'Hamit Altintop pour masquer les errements de la défense, notre gros point faible. Ce compartiment est victime d'erreurs individuelles depuis des années, à cause de joueurs trop laxistes. Si la Turquie perd, ce sera à cause des gaffes de ses arrières. Il est difficile de l'en débarrasser puisqu'il s'agit d'une incapacité à rester concentré pendant tout un match. " KISMET ERIS : " Selçuk Inan (Trabzonspor) a un bel avenir. Il a déjà 26 ans mais distribue bien le jeu et s'infiltre aisément. Ce n'est pas un hasard si Séville s'est intéressé à ce médian défensif. Burak Yilmaz a échoué à Fenerbahçe mais ses derniers mois n'ont pas été mauvais du tout avec Trabzon. Et Mehmet Ekici promet, surtout grâce à sa vista et à sa façon d'accélérer le jeu. Il sent parfaitement ce qu'il doit faire. " ONUR KAYA : " A droite de la défense, Gökhan Gönül (Fenerbahçe) promet. Il a éclos sur le tard car en catégories d'âge, il n'a jamais été repris en équipe nationale. Il confère beaucoup de profondeur au jeu. " FUAT CAPA : " Gökhan Gönül a été champion avec le Fener au terme d'un excellent championnat. A l'arrière droit, il me rappelle Eric Gerets, sa force de caractère et son engagement sans borne, mais aussi ses raids offensifs. " MEHMET DEMIRCAN : " Sans aucun doute le médian central Selçuk Inan (Galatasaray). Il peut endosser un rôle important grâce à son intelligence et à sa vista. Ce joueur peu connu est souvent l'auteur de buts décisifs. " KISMET ERIS : " J'espère que les gros flops sont derrière nous. Le 1-0 en Azerbaïdjan a été particulièrement catastrophique mais à cette période, six ou sept joueurs étaient sur le banc, voire dans la tribune, en championnat. La Turquie l'a payé cher mais on ne peut accepter pareil jour sans à ce niveau. Hiddink possède un contrat en béton, difficile à résilier. Il se distancie de tous ces émois et a dit que son poste actuel constituait peut-être son ultime défi. La seule chose qu'on peut lui reprocher, c'est d'avoir trop peu suivi, un moment donné, les performances des joueurs du championnat turc. Il est néanmoins assez intelligent pour parer les critiques. Hiddink a besoin de temps car il a posé les jalons d'une grande équipe à long terme. " ONUR KAYA : " Si Hiddink perd contre la Belgique, ce sera difficile de rester en poste car la qualification pour l'EURO deviendra quasi impossible et on examinera ses résultats à la loupe. La Turquie prend des décisions très émotionnelles. Même à l'encontre d'un sélectionneur doté d'une telle réputation, qui a appris à l'équipe à mieux combiner au sol. " FUAT CAPA : " Tant qu'il veut rester sélectionneur, il le sera. Il a conféré plus de structures à l'équipe mais la patience n'est pas la qualité première des Turcs. En outre, il y aura bientôt de nouvelles élections pour la présidence de la fédération. Elles seront déterminantes pour la suite de son mandat. " MEHMET DEMIRCAN : " Il est sous contrat jusqu'en 2012 mais s'il perd contre la Belgique, je m'attends à ce qu'il ait un entretien avec les dirigeants pour trouver la meilleure solution. Hiddink a favorisé l'intégration de plusieurs jeunes. Serdar Kesimal (Kayserispor) en est un bel exemple. Né à Cologne, il y a joué jusqu'en 2009. Burak Yilmaz n'est plus tout jeune mais il était en forme en championnat. Hiddink n'hésite pas à donner une chance à ces joueurs. Son plus bel accomplissement est d'avoir détecté de nombreux éléments en Allemagne et en Angleterre, de leur avoir dépêché des dirigeants importants et de leur offrir du crédit. C'est ainsi que la Turquie a découvert Ekici, qui vient de signer au Werder Brême, après avoir fait ses classes au Bayern et au FC Nuremberg. ". PAR FRÉDÉRIC VANHEULE" Hiddink a besoin de plus de temps mais il a posé les jalons d'une grande équipe à long terme. " (Kismet Eris, manager) " Hazard et Chadli peuvent faire souffrir les arrières turcs. " (Fuat Capa, entraîneur)