Grégory Lorenzi : " Le maillot qui me tient le plus à c£ur dans ma collection est celui de PaulScholes, le poumon de Manchester United. De fait, l'équipe anglaise est celle que je préfère sur le plan international. Cet attrait remonte à l'époque où Eric Cantona en défendait les couleurs. Autant dire que j'ai jubilé quand, au deuxième tour de la Ligue des Champions 2001-02, le hasard a voulu que le FC Nantes, où j'évoluais à ce moment, soit versé dans le même groupe que les Red Devils.
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Grégory Lorenzi : " Le maillot qui me tient le plus à c£ur dans ma collection est celui de PaulScholes, le poumon de Manchester United. De fait, l'équipe anglaise est celle que je préfère sur le plan international. Cet attrait remonte à l'époque où Eric Cantona en défendait les couleurs. Autant dire que j'ai jubilé quand, au deuxième tour de la Ligue des Champions 2001-02, le hasard a voulu que le FC Nantes, où j'évoluais à ce moment, soit versé dans le même groupe que les Red Devils. J'avais 17 ans, à l'époque, et j'étais évidemment trop jeune pour faire partie du onze de base des Canaris. J'émargeais certes au noyau élargi, mais il va sans dire que pour des matches de cette importance, ma place se situait dans la tribune du stade de la Beaujoire et nulle part ailleurs. En tant qu'inconditionnel de la bande à Alex Ferguson, je m'étais toutefois mis en tête d'obtenir la vareuse d'un des joueurs de mon équipe favorite. Mon rêve, c'était de réceptionner le précieux bien de David Beckham, qui avait précisément hérité du numéro 7 mythique d'Eric Cantona à Old Trafford. Pour ce faire, j'avais chargé l'un de mes bons potes, Stéphane Ziani, d'effectuer la demande. Lui et moi nous étions tous deux connus au SC Bastia, précédemment, où mon père occupait un poste dans l'administration du club. Chargé de trouver un logement aux nouveaux venus, il avait fait en sorte que Stef habite non loin de chez nous. De la sorte, une grande complicité s'était installée entre nous. Elle s'était même renforcée tant et plus au moment où nous étions passés de concert dans les rangs des Canaris lors du changement de millénaire. A la fin du match, comme prévu, mon copain sollicita la tunique de Becks. Mais il se heurta hélas à une fin de non-recevoir. Non pas que le joueur avait la grosse tête, loin de là. Il avait tout simplement promis de léguer son bien pour les besoins d'une vente aux enchères. Devant ce refus, Stef se tourna tout simplement vers Paul Scholes. Il s'exécuta sans broncher, contribuant à mon bonheur à quelques dizaines de mètres de moi, assis dans la tribune. Auparavant, toujours dans le cadre de la même épreuve, une autre de mes ex-bonnes connaissances bastiaises, Pierre-Yves André, m'avait fait un premier cadeau vraiment exceptionnel en me cédant le maillot de Jaap Stam, qu'il avait affronté lors de la phase initiale de la compétition. C'était un geste d'autant plus remarquable que, ce soir-là, Pierrot avait inscrit le seul but de la rencontre, après avoir roulé complètement le puissant défenseur néerlandais de la Lazio Rome dans la farine. Qu'il décide malgré tout de me remettre en mains propres ce magnifique souvenir en dit long sur l'attitude des joueurs qui sont passés un jour par la Corse et Bastia en particulier (il rit).A 20 ans, ma garde-robe n'est pas encore très fournie mais il y a quand même un autre maillot que je chéris tout particulièrement : celui du Suédois Henrik Larsson. Avant d'aboutir chez les Hurlus, j'avais eu l'occasion d'effectuer un test au Celtic Glasgow. S'il ne fut pas concluant, je ne serai malgré tout pas reparti d'Ecosse les mains vides. Finalement, rien que ce maillot-là valait déjà le déplacement ! " par Bruno Govers