Si, à l'échelon des clubs, l'Ajax Amsterdam exhibe le plus beau palmarès du foot néerlandais, tant sur les plans national qu'international, Feyenoord pourra toujours se prévaloir d'avoir été le tout premier à remporter la Coupe des Clubs Champions. Avant que les Amstellodamois ne réalisent le triplé (1971, 1972, 1973), les pensionnaires du Kuip avaient, en effet, décroché la timbale en 1970, au détriment du Celtic Glasgow (2-1 après prolongations), sous la houlette d'un certain Ernst Happel, futur entraîneur du Club Bruges et du Standard.
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Si, à l'échelon des clubs, l'Ajax Amsterdam exhibe le plus beau palmarès du foot néerlandais, tant sur les plans national qu'international, Feyenoord pourra toujours se prévaloir d'avoir été le tout premier à remporter la Coupe des Clubs Champions. Avant que les Amstellodamois ne réalisent le triplé (1971, 1972, 1973), les pensionnaires du Kuip avaient, en effet, décroché la timbale en 1970, au détriment du Celtic Glasgow (2-1 après prolongations), sous la houlette d'un certain Ernst Happel, futur entraîneur du Club Bruges et du Standard. Par rapport à leur rival ancestral, les Rotterdamois ont toujours joui aussi de la plus belle cote auprès du public. A l'époque où les Ajacides n'attiraient qu'une chambrée de 15.000 spectateurs, en moyenne, dans leur ancien antre du Meer, leurs frères-ennemis, eux, se produisaient devant trois fois plus de monde dans leur très célèbre cuvette. Preuve de cet extraordinaire engouement : le livre du centenaire, publié en 2008, et fort de trois éditions, trouva finalement preneur auprès de quelque 70.000 personnes ! Quant à la biographie de l'icône locale, Wimvan Hanegem, elle fut tirée à 50.000 exemplaires, excusez du peu. Deux fois plus que l'ouvrage paru en 2007 à la faveur du 60e anniversaire du meilleur joueur batave de tous les temps, Johan Cruijff, ex-sociétaire de l'Ajax et de Feyenoord. Des chiffres sans doute d'autant plus étonnants que l'équipe portuaire est rentrée singulièrement dans le rang depuis pas mal d'années. Son dernier sacre domestique remonte à 1999, tandis que son ultime exploit européen date de 2002 : une victoire en Coupe de l'UEFA face à Dortmund emmené par Jan Koller : 3-2. Un succès qu'il faut toutefois relativiser, dans la mesure où les Rotterdamois avaient la chance de jouer chez eux et qu'ils pouvaient alors encore tabler sur quelques joueurs d'exception comme l'orfèvre des coups de pied arrêtés, Pierre van Hooijdonk, ou encore Salomon Kalou, voire le jeune Robin van Persie. Depuis lors, pour avoir eu les yeux plus grands que le ventre, les Hollandais ont dû se séparer d'éléments tels le Suédois Johan Elmander ou Royston Drenthe. Placés sous tutelle financière depuis le beau milieu de cette décennie, il ne leur reste plus, comme véritable grand nom, que le seul Danois JonDahl Tomasson, entendu que Giovanni van Bronckhorst, actif avec les Oranje à la Coupe du Monde, a pris sa retraite cet été et que d'autres noms, comme Roy Makaay ou Kevin Hofland, ont quitté la maison aussi. Voilà qui explique pourquoi Feyenoord, qui a toujours pu compter sur des vedettes par le passé, s'appuie aujourd'hui, essentiellement sur des jeunots, formés pour la plupart au club. L'équipe alignée lors du premier match de championnat face au FC Utrecht (victoire 3-1) avait une moyenne d'âge de 22 ans tout juste. C'est assez, certes, pour contrer une bonne équipe du sub-top hollandais mais insuffisant pour jouer un rôle en vue au plus haut niveau. La preuve par le revers cinglant (4-1) concédé quelques jours plus tôt par le même onze face à Benfica, lors d'un tournoi triangulaire avec Aston Villa (victorieux 3-1 devant une équipe de Feyenoord sensiblement remodelée d'un match à l'autre). Un constat qui a poussé l'entraîneur, Mario Been, et le DT, Leo Beenhakker, à réclamer à la fois de l'expérience de même qu'un tout bon finisseur. Si leur v£u est exaucé durant ce mercato, ce ne sera toutefois pas avant la double confrontation contre des Buffalos, poussifs en ce début de saison, qui ne s'en plaindront pas. par bruno govers - photos: reporters