1960

OÙ? FRANCE
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OÙ? FRANCE FINALE : URSS - YOUGOSLAVIE 2-1 (A.P.) FAIT MARQUANT Le tournoi se dispute en cinq jours à peine et les grands d'Europe (Allemagne de l'Ouest, Angleterre, Italie, Pays-Bas et même Belgique) ne participent même pas aux qualifications. L'Europe des années 60 est divisée entre l'Est communiste, qui mise notamment sur le sport pour effectuer sa propagande, et l'Ouest plus libéral, plus préoccupé par son redressement économique. L'aspect politique joue un rôle essentiel, comme en témoigne la décision du général Franco, qui interdit à l'Espagne de se rendre en URSS pour disputer un match de qualification. Le leader fasciste ne peut pas supporter que Staline ait soutenu les républicains pendant la guerre civile. LE CÔTÉ SOMBRE La première finale européenne à Paris se dispute devant 'à peine' 18.000 spectateurs. Le Parc des Princes a pourtant une capacité de 40.000 places, mais les Français ne s'intéressent qu'aux Bleus. Trois ans plus tôt, ils avaient encore terminé troisièmes de la Coupe du Monde, mais deux joueurs-clefs ont dû déclarer forfait pour blessure : Raymond Kopa (cheville) et Just Fontaine (double fracture de la jambe), qui avait inscrit 13 buts lors de la Coupe du Monde 1958 (ce qui reste toujours un record). OÙ? ESPAGNE FINALE : ESPAGNE - URSS 2-1 FAIT MARQUANT Les Allemands de l'Ouest ne participent toujours pas aux qualifications. En revanche, les Luxembourgeois s'illustrent. Ils éliminent d'abord les Néerlandais ( ! ) et partagent ensuite à deux reprises lors du dernier tour de qualification contre le Danemark (2-2 à l'extérieur et 3-3 à domicile). A l'époque, les buts à l'extérieur ne sont pas encore pris en considération et les Grands-Ducaux perdent la belle à Amsterdam sur le score de 1-0. Tous les buts danois sont inscrits par Ole Madsen. LE CÔTÉ SOMBRE Quatre ans plus tard, l'Espagne et l'URSS sont de nouveau appelés à s'affronter. Cette fois, Franco accepte le duel. Mieux même : il prend place dans la tribune. Quelques jours après le succès, il invite La Roja. Le capitaine Luis Suárez, vainqueur de la Coupe d'Europe des Clubs Champions avec l'Inter Milan, témoignera bien plus tard : " C'était comme si une flèche avait traversé mon coeur. J'ai dû me forcer à sourire et cela m'a coûté autant d'énergie que toute celle que j'ai dépensée pendant l'intégralité de ma carrière. " OÙ? ITALIE FINALE : ITALIE - YOUGOSLAVIE (1-1/2-0) FAIT MARQUANT L'Allemagne de l'Ouest participe pour la première fois (mais ne parvient pas à se qualifier pour la phase finale). Le record de spectateurs est battu lors de la phase de qualification : pour le derby entre l'Ecosse et l'Angleterre, 130.711 spectateurs se pressent à Hampden Park. LE CÔTÉ SOMBRE Ce Championnat d'Europe met en lumières certaines failles dans le règlement. Les remplacements ne sont pas encore autorisés à l'époque, et lorsque Gianni Rivera doit quitter le terrain lors de la demi-finale entre l'Italie et l'URSS, il ne se passe plus rien. Le match se termine sur un partage blanc. 0-0 après prolongation. La demi-finale est rejouée trois jours plus tard, sans possibilité d'un deuxième replay. En cas d'égalité, on tire le vainqueur au sort. En plus de l'arbitre, les deux capitaines, les deux entraîneurs et le président de la fédération italienne sont présents dans les coulisses. Ce n'est que lorsque le capitaine italien Giacinto Facchetti réapparaît avec un grand sourire, que les tifosi comprennent que leur équipe s'est qualifiée. Heureusement, cette règle n'est plus appliquée pour la finale. La première finale se termine par un match nul, et deux jours plus tard, l'Italie remporte le replay. OÙ? BELGIQUE FINALE : URSS - ALLEMAGNE DE L'OUEST 0-3 FAIT MARQUANT Pour la première fois de son histoire, l'Allemagne de l'Ouest réussit à se qualifier pour le tour final à quatre équipes. Sa colonne vertébrale est impressionnante : Gerd Müller, der Bomber, joue en pointe, Günter Netzer contrôle l'entrejeu, et le 'Kaiser' Franz Beckenbauer monte la garde derrière. Ce dernier a une peur bleue de l'avion, au point qu'avant chaque déplacement, il va prier à l'église et fait une offrande de 100 Deutsche marks (51 euros). En finale, Müller et ses équipiers - qui ont éliminé la Belgique en demi - se montrent sans pitié pour les Soviétiques. LE CÔTÉ SOMBRE 1972 est une année fabuleuse pour GerdMüller : il inscrit 72 buts pour le Bayern Munich et 13 buts pour la Mannschaft. Ce record de 85 buts sur une année civile tiendra jusque fin 2012, lorsque Lionel Messi le portera à 86. L'après-carrière de Müller sera moins glorieuse : son restaurant aux Etats-Unis fait faillite, il s'endette, devient alcoolique, est lâché par son épouse et tombe en dépression. Il pourra heureusement compter sur l'aide de ses anciens équipiers, qui lui dégotent un job au Bayern Munich. Il séjourne actuellement en maison de retraite et souffre de la maladie d'Alzheimer. OÙ? YOUGOSLAVIE FINALE : TCHÉCOSLOVAQUIE - ALLEMAGNE DE L'OUEST 2-2 A.P. (5-3 T.A.B.) FAIT MARQUANT Pour la première fois, l'URSS est absente, et c'est la dernière fois que l'EURO se dispute avec quatre équipes. Le nombre de participants sera doublé à partir de 1980. Les deux demi-finales vont à la prolongation. Dans l'équipe allemande, Gerd est absent, mais un autre Müller, Dieter, prend le relais : trois buts en demi-finale en tant que remplaçant. La première demi-finale se termine sur le score de 3-1, la seconde sur le score de 4-2. On a également recours à la prolongation dans le match pour la 3e place. Le tournoi est très prolifique : 4,75 buts par match en moyenne. LE CÔTÉ SOMBREAntonin Panenka, 27 ans, est chargé de botter le tir au but décisif en finale. Le milieu de terrain des Bohemians Prague s'acquitte de sa tâche d'une manière singulière : en réalisant un petit lob en plein milieu du but. Cette manière de tirer porte aujourd'hui son nom. Panenka a tiré 46 penalties au cours de sa carrière - pas tous de la même manière, cela va de soi - et n'en a pas loupé un seul. Il a admis qu'une 'Panenka' peut ridiculiser le gardien, mais ce n'était pas son intention. Personne n'avait encore tenté le coup avant lui et il a estimé que c'était la meilleure manière de battre Sepp Maier. C'est une arme à double tranchant, reconnaît-il : s'il marque, il est un héros, mais s'il rate c'est le joueur qui passe pour un con. OÙ? ITALIE FINALE : BELGIQUE - ALLEMAGNE DE L'OUEST 1-2 FAIT MARQUANT Contrairement à ce qui avait été le cas en 1976, les matches sont loin d'être un régal pour les yeux. Grèce-Tchécoslovaquie, disputé dans le gigantesque Stadio Olimpico de Rome d'une capacité d'environ 50.000 spectateurs, n'attire que 4.726 spectateurs payants. Même une affiche de rêve comme Allemagne de l'Ouest - Pays-Bas, à Naples, ne séduit que 26.000 fans. Le niveau est loin d'atteindre des sommets, si ce n'est des sommets de violence, dans les tribunes comme sur le terrain. Lors d'Angleterre-Belgique, la police doit faire usage de gaz lacrymogènes pour disperser les hooligans. Margaret Thatcher, devenue Premier ministre britannique en 1979, parle d'un disgraceful embarrassment. A Naples, où le jeune Lothar Matthäus se montre pour la première fois à 19 ans, René van de Kerkhof plante son doigt dans l'oeil de Bernd Schuster. LE CÔTÉ SOMBRE S'il y a peu de monde dans les tribunes, on peut l'expliquer par le scandale du Totonero en Italie : des joueurs sont accusés d'avoir parié sur des matches qu'ils ont eux-mêmes disputés, en influençant le résultat. La SquadraAzzurra en a été décapitée. L'AC Milan et la Lazio ont été rétrogradés en Série B. OÙ? FRANCE FINALE : FRANCE - ESPAGNE 2-0 FAIT MARQUANT Pas d'Angleterre, pas de Pays-Bas, mais pas d'Italie non plus, pourtant championne du monde en titre. La vedette de cet EURO est Michel Platini. 'Platoche' inscrit neuf buts durant la phase finale, ce qui constitue toujours un record. Trois d'entre eux sont inscrits contre la Belgique, à Nantes, trois autres contre la Yougoslavie à Saint-Etienne. En demi-finale, le pays organisateur passe par le chas de l'aiguille. A la 114e minute, le marquoir indique 2-1 pour le Portugal. Cinq minutes plus tard, c'est 3-2 pour la France. En finale, le gardien espagnol Luis Miguel Arconada passe à la postérité en laissant glisser le ballon sous son corps lors d'un coup franc. En 2008, AndrésPalop viendra chercher sa médaille de champion d'Europe avec le maillot d'Arconada sur les épaules, en hommage à son malheureux prédécesseur. LE CÔTÉ SOMBRE Si les Pays-Bas sont absents du tournoi, l'Espagne doit sa présence à un 12-1 contre Malte qui a fait couler beaucoup d'encre. Pour se qualifier, les Espagnols devaient gagner avec 11 buts d'écart. Au repos, ce n'était que 3-1... OÙ ? ALLEMAGNE DE L'OUEST FINALE : URSS - PAYS-BAS 0-2 FAIT MARQUANT Un tournoi sans carton rouge, sans 0-0, et sans prolongation (et donc également sans séance de tirs au but)... L'URSS se retrouve une nouvelle fois en finale (ce sera la dernière fois, car l'Europe de l'Est explosera quatre ans plus tard). La volée du tournoi, et même de l'histoire du Championnat d'Europe, est réussie par Marco van Basten. Pourtant, l'attaquant néerlandais avait commencé le premier match sur le banc, car Rinus Michels le considérait comme son troisième n°9, derrière WimKieft et JohnBosman. Jusqu'au jour où JohanCruijff a pris la parole et s'est fâché : " Il est inconcevable que le meilleur attaquant des Pays-Bas ne soit que réserviste ! " LE CÔTÉ SOMBRE En demi-finale (" La vraie finale pour nous ", déclare le sélectionneur Michels), les Pays-Bas éliminent le pays organisateur, l'Allemagne de l'Ouest. La première victoire en 32 ans contre les voisins de l'Est réveille pas mal de rancunes. Le gardien Hans van Breukelen parle d' " un cadeau pour la génération qui a encore connu la guerre ". Ronald Koeman s'essuie le postérieur avec le maillot d'Olaf Thon. Et dans les tribunes, une banderole est déployée : 'Grand-mère, nous avons trouvé ton vélo', en référence à la confiscation des bicyclettes par les Nazis durant l'occupation. OÙ ? SUÈDE FFINALE : DANEMARK - ALLEMAGNE 2-0 FAIT MARQUANT La politique domine les débats au début du tournoi. Depuis le 1er janvier 1992, l'URSS n'existe plus. Pourtant, c'est toujours une équipe unifiée qui entame la compétition, sous la dénomination de CEI (Communauté des Etats indépendants). La Yougoslavie explose, au sens propre, alors que le pays s'est qualifié pour l'EURO. Lorsque, après la Slovénie et la Croatie, la Bosnie proclame à son tour son indépendance, la Serbie bombarde le Sarajevo de la famille du sélectionneur national Ivica Osim, qui démissionne et fuit en Grèce. Ce n'est que dix jours avant le tournoi, alors qu'une sélection yougoslave décimée s'entraîne déjà en Suède, que l'UEFA - sur l'insistance des Nations Unies - décide d'exclure le pays. Le Danemark est repêché. Certains de ses joueurs sont déjà en vacances et doivent être rappelés, mais ils deviennent... champions d'Europe ! Contrairement à ce que raconte la légende, ils n'étaient pas tous en train de se prélasser sur la plage. Un match amical avait même été organisé contre la CEI. LE CÔTÉ SOMBRE Le Mur de Berlin est tombé en 1989, mais au début des qualifications, l'Allemagne de l'Ouest et l'Allemagne de l'Est existaient encore. Le hasard veut qu'elles avaient été versées dans le même groupe, avec la Belgique. La RDA se retire, mais joue encore à Bruxelles contre les Diables Rouges. Elle s'impose 0-2 : ce sera son dernier match. Un joueur de la RDA accepte de faire partie de l'équipe allemande unifiée : Matthias Sammer, l'auteur des deux buts à Bruxelles. OÙ ? ANGLETERRE FINALE : ALLEMAGNE - RÉPUBLIQUE TCHÈQUE 2-1 (A.P.) FAIT MARQUANT Le plateau des participants est à nouveau doublé : désormais, le Championnat d'Europe n'accueille plus 8 mais 16 équipes. Arrigo Sacchi tente un système de rotation pendant le tournoi. Mal lui en prend : la SquadraAzzurra s'incline, à la surprise générale, contre la République tchèque et est éliminée dès le premier tour. Paul Gascoigne est l'un des héros anglais et la chanson des Three Lions (Football's Coming Home) devient un tube planétaire. Les Allemands remportent leur troisième EURO, avec un but en or dans la prolongation. LE CÔTÉ SOMBRE Les Français s'inclinent en demi-finale aux tirs au but contre la République tchèque. Le public d'Old Trafford réclame Eric Cantona à cor et à cri. Durant la phase de qualification, le sélectionneur Aimé Jacquet a choisi de rajeunir son équipe et de la bâtir autour de Didier Deschamps. Après coup, David Ginola et Cantona ne ménageront pas Deschamps, l'actuel sélectionneur des Bleus, dans leurs déclarations. Au début, Cantona était encore capitaine sous AiméJacquet, mais la plupart de ses équipiers ont peur de lui et après sa suspension - pour avoir asséné un coup de karateka à un spectateur durant un match de Premier League - il est banni par le fédéral.OÙ? BELGIQUE ET PAYS-BAS FINALE : FRANCE - ITALIE 2-1 (A.P.) FAIT MARQUANT C'est la deuxième finale d'affilée qui se décide sur un but en or. Ce sera aussi la dernière, car après l'EURO 2004, la règle sera supprimée. Le Portugal se révèle comme la meilleure équipe du tournoi, mais n'atteint que les demi-finales, grâce à un hat-trick de Sérgio Conçeicão contre l'Allemagne. Lothar Matthäus devient, à 39 ans et 91 jours, le joueur le plus âgé à avoir participé à une phase finale de Championnat d'Europe. LE CÔTÉ SOMBRE Comment dit-on 'penalty' en néerlandais ? A l'Arena d'Amsterdam, l'Italie et les Pays-Bas ne peuvent se départager : 0-0. Durant le temps réglementaire, les Bataves loupent deux penalties (par Frank de Boer et Patrick Kluivert) contre dix Italiens. Après 120 minutes, on doit avoir recours aux tirs au but, et sur les quatre tireurs néerlandais, seul Kluivert parvient à tromper Francesco Toldo. Frank de Boer, Jaap Stam et PaulBosvelt ratent la cible. OÙ? PORTUGAL FINALE : PORTUGAL - GRÈCE 0-1 FAIT MARQUANT Les Grecs se qualifient pour le deuxième tour sur base d'une meilleure différence de buts, alors qu'on a toujours prétendu qu'ils ne savaient que défendre. Ils éliminent ensuite la France et la République tchèque, pour retrouver le Portugal (qu'ils avaient déjà affronté lors du match d'ouverture) en finale. Ces trois matches par élimination directe sont tous remportés sur le score de 1-0. Et les trois buts sont inscrits de la tête ! LE CÔTÉ SOMBRE Enervé par le marquage dont il fait l'objet de la part de Christian Poulsen, Francesco Totti crache au visage du Danois sous l'oeil de la caméra. Cela lui vaut trois matches de suspension et précipite l'élimination de l'Italie. Lors du troisième match, Danois et Suédois savent qu'un partage les qualifierait tous les deux. Et devinez ce qui arriva... Le Danemark mène 2-1 jusqu'en toute fin de match, puis Mattias Jonson égalise. Les Italiens parlent d'un accord tacite. " Un scandale ", enrage GigiBuffon. " Je suis honteux... pour eux. " OÙ? SUISSE ET AUTRICHE FINALE : ALLEMAGNE - ESPAGNE 0-1 FAIT MARQUANT L'Espagne élimine l'Italie aux tirs au but et franchit, pour une fois, le cap des quarts de finale. LaRoja se singularise par son fútbol de toque. JohanCruijff et son Barça trouvent un disciple en la personne de Luis Aragonés. A la veille de l'affrontement entre les Pays-Bas et la Russie, le consultant de la RTBF Marc Wilmots explique avec précision comment les Russes peuvent faire mal aux Néerlandais. Tout colle. LE CÔTÉ SOMBRE Les premières tensions apparaissent au sein de l'équipe de France. La nouvelle génération - Karim Benzema, Samir Nasri, etc. - se frotte à l'ancienne. La France ne récolte qu'un point et doit plier bagage. Au coup de sifflet final du troisième match, M6 demande une analyse au sélectionneur Raymond Domenech. Sa réponse laisse tout le monde pantois : " En arrivant ici, je n'avais qu'un projet : demander la main d'Estelle (Denis, la présentatrice de M6). Je profite donc de l'occasion pour le faire. " Estelle, qui accueille François Hollande en studio, est surprise et demande à la régie : " Cetteconnerie est-ellepassée àl'antenne ? " Raymond et Estelle sont toujours ensemble, mais pas (encore) mariés. OÙ? POLOGNE ET UKRAINE FINALE : ESPAGNE - ITALIE 4-0 FAIT MARQUANT Chez les Français, Nasri et Cie n'ont toujours rien compris et continuent à se disputer par médias interposés. Côté italien, Super Mario est le héros. La célébration d'un de ses deux buts contre l'Allemagne - torse nu, muscles gonflés - fait le tour du monde. " Mon père sera présent pour la finale et j'inscrirai quatre buts pour lui rendre hommage ", annonce MarioBalotelli. Mais ce sont les Espagnols qui marqueront quatre fois. LE CÔTÉ SOMBRE Pour la première fois, cinq arbitres sont désignés (deux d'entre eux prennent place derrière la ligne de but). Cela n'empêche pas la controverse. Les Ukrainiens sont furieux : JohnTerry dégage un ballon de Marko Devic derrière la ligne, mais les arbitres n'accordent pas le but et le pays organisateur, battu 1-0, est éliminé.PAR PETER T'KINT - PHOTOS BELGAIMAGE