Parmi les cinq joueurs renvoyés dans le noyau B, il convient de distinguer le cas de Manu Godfroid, dont la mise à l'écart se justifie davantage par l'accumulation de blessures que par une perte de crédit aux yeux de la direction et, surtout, de l'entraîneur.
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Parmi les cinq joueurs renvoyés dans le noyau B, il convient de distinguer le cas de Manu Godfroid, dont la mise à l'écart se justifie davantage par l'accumulation de blessures que par une perte de crédit aux yeux de la direction et, surtout, de l'entraîneur. Godfroid a disputé son dernier match officiel avec le Standard en juin 1999. Il était monté au jeu à l'occasion de la finale de la Coupe de Belgique perdue face au Lierse. Victime d'une déchirure au tendon d'Achille, il passa ensuite plusieurs fois entre les mains du Dr Martens puis connut diverses mésaventures en rééducation. Les deux buts qu'il inscrivit voici peu en Réserves face à Beveren éveillèrent toutefois l'attention de Michel Preud'homme et celui-ci ne cache pas que Godfroid possède une chance de revenir dans le noyau A, surtout si Dragutinovic devait s'en aller en décembre. Il l'a d'ailleurs fait jouer voici peu dans un match amical contre Dison-Verviers. "Je suis évidemment pressé de revenir dans le parcours et je me donne parfois beaucoup trop à l'entraînement", reconnaît Manu qui, la semaine dernière, a dû s'arrêter à cause d'une petite élongation. "L'idéal pour moi serait à présent de disputer une dizaine de matches sans interruption. Je peux heureusement compter sur l'aide de Daniel Boccar. Il me connaît bien puisqu'il fut mon entraîneur à Liège chez les jeunes et il me freine de temps en temps." S'il a parfois craint de ne plus pouvoir jouer au football, Godfroid n'a jamais abandonné tout espoir. "Je possède une qualification en machines-outils et j'aurais sans doute pu trouver du travail mais je préfère ne pas devoir songer à cela. Je me suis accroché, la naissance de mon fils est tombée à point nommé pour me faire passer le temps entre les séances de soins et j'ai pu compter sur le soutien de ma famille, même si je n'avais pas besoin de cet accident pour savoir qu'elle était derrière moi." Pas résigné, Godfroid n'a pas non plus hésité à questionner Michel Preud'homme et Luciano d'Onofrio sur son avenir. En fin de contrat à Sclessin, il pourrait pourtant attendre sagement l'heure de la liberté, en espérant qu'on ne l'ait pas oublié. "Mais je suis un garçon sage qui aime la sécurité", dit-il. "Alors, cette situation m'embête et j'aimerais que tout se clarifie le plus vite possible."