Devant 135.000 spectateurs, les Espagnols l'ont emporté 7-3. On n'améliorera sans doute jamais ce record. Il s'agissait de la cinquième victoire d'affilée du Real. L'année suivante, les Madrilènes allaient être éliminés pour la première fois, par Barcelone, par-dessus le marché. A Berne, les Catalans allaient eux-même être battus par Benfica en finale. En 1962, Le Real Madrid s'est requalifié pour la finale mais a été vaincu par le tenant du titre, à Amsterd...

Devant 135.000 spectateurs, les Espagnols l'ont emporté 7-3. On n'améliorera sans doute jamais ce record. Il s'agissait de la cinquième victoire d'affilée du Real. L'année suivante, les Madrilènes allaient être éliminés pour la première fois, par Barcelone, par-dessus le marché. A Berne, les Catalans allaient eux-même être battus par Benfica en finale. En 1962, Le Real Madrid s'est requalifié pour la finale mais a été vaincu par le tenant du titre, à Amsterdam, au terme du match le plus passionnant (5-3) de la jeune histoire de la C1. Benfica comptait alors sur la puissance de tir de Coluna et d' Eusebio, sur les ailiers Augusto et Simoes, ainsi que sur le majestueux avant Aguas, un géant. En septembre de la même année, le Real a été éliminé du premier tour par Anderlecht. Hormis Barcelone, aucun club n'avait encore réalisé pareil exploit. Puskas avait un pied gauche magique. Il ne se servait guère de l'autre, si ce n'est comme appui. L'international hongrois a inscrit 83 buts en 84 rencontres, des buts marqués du pied gauche ou de la tête. A Glasgow, il inscrivit quatre des sept buts madrilènes, Di Stefano prenant les autres à son compte. Puskas, Di Stefano et Gento assisteront à la finale 2002, comme un certain nombre de joueurs de Francfort. Pour cela, Puskas devra quitter l'hôpital de Budapest, où on soigne son artériosclérose. Il sera accompagné d'un médecin et d'une infirmière.A cette époque, les footballeurs n'étaient pas des stars gâtées. Ils ne gagnaient pas des fortunes et ne logeaient pas dans des hôtels huppés. Le Real avait pris ses quartiers à l'hôtel Leopold de Hoeilaart, désormais disparu. Il était facile d'y bavarder avec l'entraîneurs et les joueurs, qui passaient le temps en jouant aux cartes ou en fumant, Gento le premier. Le Partizan logeait au Gravenhof de Dworp. Après le repas du soir, les Yougoslaves jouaient aux boules sur le parking actuel. Milan Galic, qui allait ensuite faire la pluie et le beau temps au sein de la meilleure équipe qu'ait eue le Standard, avec Piot, Dewalque, Thissen, Pilot, Van Moer, Takac, Depireux, Semmeling et Kostedde, était un as à ce jeu. Et même si le Bayer Leverkusen n'est pas favori, il ne subira pas une raclée 7-3 comme ses compatriotes de Francfort il y a 42 ans. Le football version 2002 est différent.Mick Michels,