Voilà dix jours et trois matches (Ovarense, Pepinster et Kapfenberg) qu'il se trouve dans la peau du nouvel entraîneur de Liège.
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Voilà dix jours et trois matches (Ovarense, Pepinster et Kapfenberg) qu'il se trouve dans la peau du nouvel entraîneur de Liège.GiovanniBozzi: L'expérience s'est achevée au bout de six mois. Ce n'est déjà pas mal. Indirectement, n'avez-vous pas démontré qu'un coach full time pour l'équipe nationale était une utopie?Si, et pas seulement parce que l'équipe nationale ne dispute que cinq matches officiels sur l'année, mais surtout parce que la fédération n'a pas les moyens financiers d'engager un coach full time. Je l'ai été dans les faits pendant six mois, parce que j'avais émis le souhait de souffler un peu, mais je n'aurais pas pu me contenter de cela indéfiniment. J'ai besoin de manger aussi et j'aurais de toute façon dû rechercher un club l'été prochain. L'occasion s'est présentée maintenant. Un challenge intéressant. Liège se doit d'avoir une équipe dans le top du basket belge. Le président Jean Joly veut oeuvrer dans ce sens, tout en conférant une âme plus liégeoise au club et en intégrant des jeunes de la région. La Ville le soutient, c'est toujours un élément important.Vous succédez à Julien Marnegrave, qui est un ami...Lorsque Jean Joly m'a contacté, je l'ai immédiatement appelé pour qu'il me confirme sa démission, avant d'accepter sa succession. Il a énormément culpabilisé. Je crois qu'il n'avait pas encore totalement digéré son éviction de Louvain, et lorsque les événements n'ont pas immédiatement pris la tournure qu'il aurait souhaité à Liège, il s'est mis en tête qu'il était responsable. Les joueurs étaient réceptifs à l'entraînement, mais subissaient un blocage en match. Comme c'est lui qui a effectué le recrutement, il en a tiré ses conclusions. Mes premières semaines serviront de test. Les joueurs ont jusqu'à la trêve de Noël pour plaider leur cause. Après, on verra s'il y a lieu d'apporter éventuellement des modifications au noyau. Le Sart-Tilman devient donc votre deuxième résidence, puisque l'équipe nationale y a aussi élu domicile...Effectivement, c'est un endroit qui me devient familier.Vous y avez aussi retrouvé un certain Eric Cleymans. Le monde est petit...Je ne peux pas oublier la manière dont il m'a sali dans la presse. Mais, d'un point de vue professionnel, je me dois de lui offrir une chance.Lorsque l'équipe nationale reprendra ses activités, ne serez-vous pas confronté aux mêmes problèmes que Tony Van den Boschpour concilier tous les intérêts ?Je me suis engagé avec la fédération jusqu'en 2005 et j'ai l'intention de continuer l'équipe nationale jusque-là. Aussi longtemps que Liège ne jouera pas les tout premiers rôles, cela devrait être possible de combiner les deux. Après, on avisera.