Après sa défaite à Charleroi, Ostende reste scotché à la dernière place du classement. Et alors ? Va-t-on virer le coach ? Autant Gilbert Bodart était pile électrique quand il jouait, autant il est serein et sait prendre du recul en tant qu'entraîneur. Il jure qu'il n'est pas menacé et continue à trouver des raisons de croire en des jours meilleurs.
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Après sa défaite à Charleroi, Ostende reste scotché à la dernière place du classement. Et alors ? Va-t-on virer le coach ? Autant Gilbert Bodart était pile électrique quand il jouait, autant il est serein et sait prendre du recul en tant qu'entraîneur. Il jure qu'il n'est pas menacé et continue à trouver des raisons de croire en des jours meilleurs. Gilbert Bodart : Pour moi, la victoire de Charleroi n'est pas logique et notre défaite reflète tout notre début de saison. Nous perdons par un seul but d'écart, marqué sur une grossière erreur de placement. Mais ce ne sont pas des erreurs identiques qui reviennent chaque semaine et cela me console. Nous avons bluffé. J'étais privé de cinq titulaires mais j'ai fait le pari de jouer avec deux attaquants centraux, deux médians très offensifs sur les flancs et un numéro 10. Quel autre coach osera jouer comme ça à Charleroi ? Je ne voulais pas viser un 0-0 qui aurait tué le foot. Le problème, c'est qu'il nous faut toujours une kyrielle d'occasions pour marquer un but. Et il y a toujours cette malchance qui ne veut pas nous lâcher. La balle qui touche un piquet de Bertrand Laquait puis longe la ligne sans rentrer, en fin de match, est symbolique. Plus que jamais. Ostende va s'en sortir, je le jure. On nous disait morts, vous voyez le match que nous venons de sortir. Je ne perds pas le moral. Je n'ai pas de stars mais tous les gars en veulent, et c'est grâce à cela que nous nous sauverons. Je ne suis pas le seul à y croire. Avant le match, Jacky Mathijssen m'a dit : - Continue comme ça et ça finira par payer. Dès le retour au vestiaire, je les ai félicités chaleureusement. Je ne peux surtout pas me mettre la tête entre les mains, montrer que je deviens sceptique. Si je fais ça, c'est fini. C'est le même refrain chaque week-end : je rassure mes gars et je leur dis que, dès le lundi, on repart pour une nouvelle tentative. Et si j'en vois un qui se laisse abattre, je lui donne une bonne gifle ! Je cherche des arguments pour les convaincre. Prenez Francesco Marino, un gars qui ne touche pas de salaire, mais uniquement quelques primes. Avant le match à Charleroi, je lui ai dit ce que Raymond Goethals avait dit autrefois à Jean-Michel Lecloux, au Standard : -Tu cours vite, profites-en parce que les gars de Charleroi ne savent pas que tu es incapable de marquer... (P. Danvoye)