" Mons-Bruges c'est le match des extrêmes évidemment. Mons est un club dirigé par quelqu'un de super passionné. Dominique Leone veut que ça fonctionne mais il doit bien se rendre compte û au bout de sa troisième campagne de D1 û qu'il n'a pas toujours été bien entouré. On lui explique chaque fois que s'il suit telle ou telle direction tout va bien aller mais ce n'a été le cas qu'une fois, la première saison. Avec Sergio Brio, il y a ...

" Mons-Bruges c'est le match des extrêmes évidemment. Mons est un club dirigé par quelqu'un de super passionné. Dominique Leone veut que ça fonctionne mais il doit bien se rendre compte û au bout de sa troisième campagne de D1 û qu'il n'a pas toujours été bien entouré. On lui explique chaque fois que s'il suit telle ou telle direction tout va bien aller mais ce n'a été le cas qu'une fois, la première saison. Avec Sergio Brio, il y a eu une grosse pression sur l'équipe et les joueurs et ça a marché la saison dernière : ils avaient besoin d'un type à poigne parce qu'ils s'étaient laissé aller. Mais sorti de ce contexte, il fallait construire pour cette saison-ci et ça n'a pas marché. Où était le nouveau projet sportif ? Où était la continuité ? A Mons, c'est désormais connu : les noyaux changent tout le temps. Quelqu'un se trompe mais c'est difficile de ne pas se tromper quand on n'a pas les connaissances. On passe vite pour un naïf tant on est la cible des gens qui vous font avaler n'importe quoi. Cela reste une réalité en football. Difficile de faire la part des choses quand on ne connaît pas la matière. Des erreurs de casting, il y en a eu chez les Dragons. Il est temps de prendre du recul et de voir ce que ça a apporté de changer aussi souvent... Quand je pense à Bruges, je constate une autre continuité évidemment. Et je suis content de voir qu'un Gert Verheyen est toujours aussi efficace. C'est par excellence le joueur le plus sous-estimé du championnat. On a entendu beaucoup de choses à son sujet : son manque de technique, de classe, etc. Mais qu'est-ce qu'il est malin sur le terrain : il comprend toujours plus vite que tout le monde ce qui est en train de se passer. Il marque et il fait marquer et en plus de ce rendement, il a un énorme apport mental sur le groupe. C'est un fameux gaillard qui a laissé un trou en équipe nationale.... bien qu'au niveau international il n'ait jamais eu le même rendement qu'en club. Cela dit, quelle carrière brugeoise ! Je me souviens qu'il n'était pas heureux à ses débuts avec Trond Sollied qui voulait le faire jouer sur le flanc alors que lui souhaitait jouer en pointe. Mais finalement, le Norvégien a eu gain de cause et Verheyen a énormément progressé ". Championnat de Belgique Jean-François Remy