Le football fait art. C'est ce que nous écrivons suite à la victoire quasi historique de l'Ajax sur le Real Madrid. Ici et là, on a dressé des parallèles avec le passé. Durant leurs années de gloire, les Amstellodamois développaient un football total, harcelant leurs adversaires sur tout le terrain. Les défenseurs étaient les premiers attaquants, les avants s'acquittaient fiablement de leurs tâches défensives.

L'illustre entraîneur Rinus Michels proclamait qu'il avait inventé ce jeu avant-gardiste mais en fait, il profitait de sa superstar, Johan Cruijff. C'est grâce à lui qu'on a attaché de l'importance aux losanges et aux triangles médians comme à un gardien qui participe au jeu. Cruijff voulait également qu'on mise sur les jeunes du cru.

Ce dernier point est resté, au fil des années. Frenkie de Jong et Matthijs de Ligt sont les fruits de cette philosophie, même si, désormais, le club investit aussi dans des joueurs étrangers. L'Ajax n'en constitue pas moins un exemple pour beaucoup de clubs.

Anderlecht y avait fait allusion en présentant ses nouveaux hommes forts, Michael Verschueren et Frank Arnesen. Les Mauves aussi veulent faire éclore leurs jeunes, surtout depuis qu'en début de saison, leur patrimoine est apparu beaucoup plus riche qu'ils ne le pensaient. Depuis, Yari Verschaeren a éclaté. Il faut poursuivre sur cette voie. Frank Arnesen connaît en tout cas la culture ajacide. Mais aura-t-il le temps d'installer sa philosophie ?

Gert Verheyen, belgaimage
Gert Verheyen © belgaimage

La patience ne fait pas partie des qualités d'Anderlecht, qui a fini par se qualifier pour les PO1, malgré une saison turbulente. Cet exercice a été une longue quête. Avec deux entraîneurs, divers styles de jeu et 32 footballeurs différents en championnat. Va-t-il continuer à travailler avec Fred Rutten ou le Néerlandais n'est-il qu'un intérimaire ? Contre Courtrai, Rutten est en tout cas parvenu à faire jouer le Sporting.

Ça peut être un instantané, compte tenu de l'irrégularité de l'équipe. Indépendamment de ça, quelles seront les options sur le marché des transferts ? Le club a-t-il les moyens de vraiment renforcer l'équipe, malgré l'augmentation de capital ?

Dans ce petit monde opportuniste, la manière dont Gert Verheyen a quitté Ostende est pour le moins inédite. Il n'a pas demandé d'indemnité, il a procédé à une auto-analyse honnête : il ne s'estimait plus en état de fonctionner là-bas. Quand Verheyen a été nommé entraîneur d'Ostende, il regorgeait d'assurance. Il avait annoncé qu'il ne réagirait jamais, de la ligne, aux décisions arbitrales et il a globalement respecté son engagement.

Mais il s'est trompé quant aux qualités de son noyau. Verheyen a tout mis de côté au profit de son travail et il n'est plus parvenu à relativiser, quand bien même on le lui répétait. Va-t-il changer d'attitude s'il est engagé par un autre club, qui aura inévitablement ses carences ? Gert Verheyen doit réfléchir.

Il est étrange qu' Hugo Broos assure l'intérim alors qu'un directeur sportif a d'autres priorités à ce moment de la saison. Reste à espérer que dans sa quête d'un entraîneur, Ostende ne puise pas dans le vivier habituel. Mais encore faudrait-il connaître l'assise financière réelle de ce club, qui a absolument besoin de nouveaux joueurs. Que peut-il se permettre ou non ? Est-ce aussi pour cela que Peter Callant a cédé la présidence ?

En attendant, samedi à Gand, Ostende a au moins fait preuve de caractère. Il a subi la loi du plus fort mais il n'a jamais été balayé. C'est un rayon de soleil à travers un amas de nuages.

Le football fait art. C'est ce que nous écrivons suite à la victoire quasi historique de l'Ajax sur le Real Madrid. Ici et là, on a dressé des parallèles avec le passé. Durant leurs années de gloire, les Amstellodamois développaient un football total, harcelant leurs adversaires sur tout le terrain. Les défenseurs étaient les premiers attaquants, les avants s'acquittaient fiablement de leurs tâches défensives.L'illustre entraîneur Rinus Michels proclamait qu'il avait inventé ce jeu avant-gardiste mais en fait, il profitait de sa superstar, Johan Cruijff. C'est grâce à lui qu'on a attaché de l'importance aux losanges et aux triangles médians comme à un gardien qui participe au jeu. Cruijff voulait également qu'on mise sur les jeunes du cru. Ce dernier point est resté, au fil des années. Frenkie de Jong et Matthijs de Ligt sont les fruits de cette philosophie, même si, désormais, le club investit aussi dans des joueurs étrangers. L'Ajax n'en constitue pas moins un exemple pour beaucoup de clubs. Anderlecht y avait fait allusion en présentant ses nouveaux hommes forts, Michael Verschueren et Frank Arnesen. Les Mauves aussi veulent faire éclore leurs jeunes, surtout depuis qu'en début de saison, leur patrimoine est apparu beaucoup plus riche qu'ils ne le pensaient. Depuis, Yari Verschaeren a éclaté. Il faut poursuivre sur cette voie. Frank Arnesen connaît en tout cas la culture ajacide. Mais aura-t-il le temps d'installer sa philosophie ? La patience ne fait pas partie des qualités d'Anderlecht, qui a fini par se qualifier pour les PO1, malgré une saison turbulente. Cet exercice a été une longue quête. Avec deux entraîneurs, divers styles de jeu et 32 footballeurs différents en championnat. Va-t-il continuer à travailler avec Fred Rutten ou le Néerlandais n'est-il qu'un intérimaire ? Contre Courtrai, Rutten est en tout cas parvenu à faire jouer le Sporting. Ça peut être un instantané, compte tenu de l'irrégularité de l'équipe. Indépendamment de ça, quelles seront les options sur le marché des transferts ? Le club a-t-il les moyens de vraiment renforcer l'équipe, malgré l'augmentation de capital ? Dans ce petit monde opportuniste, la manière dont Gert Verheyen a quitté Ostende est pour le moins inédite. Il n'a pas demandé d'indemnité, il a procédé à une auto-analyse honnête : il ne s'estimait plus en état de fonctionner là-bas. Quand Verheyen a été nommé entraîneur d'Ostende, il regorgeait d'assurance. Il avait annoncé qu'il ne réagirait jamais, de la ligne, aux décisions arbitrales et il a globalement respecté son engagement. Mais il s'est trompé quant aux qualités de son noyau. Verheyen a tout mis de côté au profit de son travail et il n'est plus parvenu à relativiser, quand bien même on le lui répétait. Va-t-il changer d'attitude s'il est engagé par un autre club, qui aura inévitablement ses carences ? Gert Verheyen doit réfléchir. Il est étrange qu' Hugo Broos assure l'intérim alors qu'un directeur sportif a d'autres priorités à ce moment de la saison. Reste à espérer que dans sa quête d'un entraîneur, Ostende ne puise pas dans le vivier habituel. Mais encore faudrait-il connaître l'assise financière réelle de ce club, qui a absolument besoin de nouveaux joueurs. Que peut-il se permettre ou non ? Est-ce aussi pour cela que Peter Callant a cédé la présidence ? En attendant, samedi à Gand, Ostende a au moins fait preuve de caractère. Il a subi la loi du plus fort mais il n'a jamais été balayé. C'est un rayon de soleil à travers un amas de nuages.