Après la victoire 4-0 face à l'Algérie en juin dernier, Eric Gerets était roi au Maroc. Huit mois plus tard, le mariage entre les Lions de l'Atlas et le Lion de Rekem a du plomb dans l'aile. La faute surtout à la débâcle durant la dernière Coupe d'Afrique (élimination après deux défaites en deux matches) alors que beaucoup d'observateurs pointaient le Maroc comme l'un des grands favoris.

Le 25 février dernier, pour ses retrouvailles devant la presse nationale, Gerets la jouait profil bas, arguant notamment que " les journalistes doivent disposer de plus d'informations. Cela contribuera à la création d'une relation basée sur le respect mutuel ". Trois semaines plus tôt, Gerets préférait les clashs aux mots doux. Mais les choses ont bien changé pour l'ex-joueur du Standard puisque l'un des grands sujets de conversation concerne son salaire. Le grand hebdomadaire national, Telquel, titrait à ce sujet dans son édition du 3 mars dernier : Gerets, une affaire d'Etat. Depuis l'arrivée du PJD au pouvoir, les deniers publics sont mis sur le tapis et débattus, les émoluments du sélectionneur national n'échappant pas à la règle.

Sur ce sujet, Gerets a toujours rétorqué que son " salaire est une affaire privée ". Seulement voilà, des hackers ont piraté son compte du Groupe Banques Populaires et ont divulgué via la presse ses derniers relevés. On peut y voir la trace de virements mensuels à hauteur de 2,7 millions de dirhams (environ 243.000 euros) auxquels vous ajoutez des virements exceptionnels qui atteignent, comme à la veille de la CAN, les 900.000 dirhams (81.000 euros). Des revenus qui le placent dans le gotha des entraîneurs les mieux payés au monde alors que son bilan après 15 mois d'activité est plutôt terne.

Concernant l'aspect sportif, Gerets doit faire face à l'Amicale des entraîneurs marocains qui conteste sa place de sélectionneur pour la CHAN 2013 (le Championnat d'Afrique des Nations où ne peuvent être sélectionnés que des joueurs locaux). Là aussi Gerets se montre davantage conciliant que par le passé et a tenté un rapprochement avec des membres de l'Amicale. Sans grand succès puisque l'association des coaches marocains continue à préférer Rachid Taoussi, entraîneur du Maghreb de Fès. Ce sera à la Fédération de trancher. Gerets a, lui, l'ambition de regagner les faveurs de l'opinion publique et tente par tous les moyens de justifier son salaire mirobolant. Y a du boulot....

THOMAS BRICMONT

Le compte de Gerets a été hacké : les virements mensuels atteignent 2,7 millions de dirhams (243.000 euros).

Après la victoire 4-0 face à l'Algérie en juin dernier, Eric Gerets était roi au Maroc. Huit mois plus tard, le mariage entre les Lions de l'Atlas et le Lion de Rekem a du plomb dans l'aile. La faute surtout à la débâcle durant la dernière Coupe d'Afrique (élimination après deux défaites en deux matches) alors que beaucoup d'observateurs pointaient le Maroc comme l'un des grands favoris. Le 25 février dernier, pour ses retrouvailles devant la presse nationale, Gerets la jouait profil bas, arguant notamment que " les journalistes doivent disposer de plus d'informations. Cela contribuera à la création d'une relation basée sur le respect mutuel ". Trois semaines plus tôt, Gerets préférait les clashs aux mots doux. Mais les choses ont bien changé pour l'ex-joueur du Standard puisque l'un des grands sujets de conversation concerne son salaire. Le grand hebdomadaire national, Telquel, titrait à ce sujet dans son édition du 3 mars dernier : Gerets, une affaire d'Etat. Depuis l'arrivée du PJD au pouvoir, les deniers publics sont mis sur le tapis et débattus, les émoluments du sélectionneur national n'échappant pas à la règle. Sur ce sujet, Gerets a toujours rétorqué que son " salaire est une affaire privée ". Seulement voilà, des hackers ont piraté son compte du Groupe Banques Populaires et ont divulgué via la presse ses derniers relevés. On peut y voir la trace de virements mensuels à hauteur de 2,7 millions de dirhams (environ 243.000 euros) auxquels vous ajoutez des virements exceptionnels qui atteignent, comme à la veille de la CAN, les 900.000 dirhams (81.000 euros). Des revenus qui le placent dans le gotha des entraîneurs les mieux payés au monde alors que son bilan après 15 mois d'activité est plutôt terne. Concernant l'aspect sportif, Gerets doit faire face à l'Amicale des entraîneurs marocains qui conteste sa place de sélectionneur pour la CHAN 2013 (le Championnat d'Afrique des Nations où ne peuvent être sélectionnés que des joueurs locaux). Là aussi Gerets se montre davantage conciliant que par le passé et a tenté un rapprochement avec des membres de l'Amicale. Sans grand succès puisque l'association des coaches marocains continue à préférer Rachid Taoussi, entraîneur du Maghreb de Fès. Ce sera à la Fédération de trancher. Gerets a, lui, l'ambition de regagner les faveurs de l'opinion publique et tente par tous les moyens de justifier son salaire mirobolant. Y a du boulot.... THOMAS BRICMONT Le compte de Gerets a été hacké : les virements mensuels atteignent 2,7 millions de dirhams (243.000 euros).