OM-Grenoble était sold-out : c'était seulement la deuxième fois de la saison que le Vélodrome était entièrement rempli. Contre un sans-grade de la Ligue 1 : preuve que le public croit de plus en plus au miracle d'un titre. Les supporters craignaient un peu : trois fois déjà cette saison, Marseille avait raté un match à domicile juste après avoir joué en coupe d'Europe. Et l'OM a d'ailleurs déjà abandonné 17 points dans son stade.
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OM-Grenoble était sold-out : c'était seulement la deuxième fois de la saison que le Vélodrome était entièrement rempli. Contre un sans-grade de la Ligue 1 : preuve que le public croit de plus en plus au miracle d'un titre. Les supporters craignaient un peu : trois fois déjà cette saison, Marseille avait raté un match à domicile juste après avoir joué en coupe d'Europe. Et l'OM a d'ailleurs déjà abandonné 17 points dans son stade. Mais Grenoble n'a pas fait le poids : après 50 minutes poussives, les hommes d'Eric Gerets ont déroulé (4-1). Le bilan de l'OM en championnat depuis début janvier : neuf victoires, deux nuls, une défaite, seulement trois buts encaissés. Bordeaux avait repris la tête du championnat la veille, l'OM est premier. La partie de saute-mouton se poursuit. La star du jour : Gerets - la pétition pour sa prolongation de contrat, lancée sur Facebook par un supporter, a déjà récolté près de 35.000 signatures. Gerets fut largement vainqueur aux cris lors de l'annonce des compositions d'équipes. Et en fin de match, ce n'est pas scander son nom que le public a fait mais véritablement hurler des " Gerets " qui ont fait trembler le Vélodrome. Le Belge a fait semblant de rien, a continué à martyriser machinalement son chewing-gum. Il n'a montré ses émotions qu'en retournant vers les vestiaires : des applaudissements vers le public, un pouce levé, un poing rageur. Il savait qu'il serait une nouvelle fois attendu au tournant de la conférence de presse, que son avenir y serait à nouveau évoqué. Mais ceux qui espéraient des réponses cohérentes ont été déçus. Il n'a pour ainsi dire donné que des réponses surprenantes. Comme s'il avait envie d'en finir le plus vite possible, histoire qu'on arrête de le harceler sur le sujet chaud du moment. Extraits. Ce 4-1 doit vous satisfaire ?Eric Gerets : Pas tout à fait. On prend un but à la dernière seconde. Si on perd le titre au goal-average pour un seul but de différence, on aura mal en se souvenant du match de ce soir. Vous avez fait la différence sur des coups de pieds arrêtés. C'est Grenoble qui est réputé pour cela et ça fait du bien qu'on ait inversé une fois les rôles. Vous êtes à nouveau en tête, en attendant le résultat de Lyon ce soir.Cela ne m'intéresse pas. La seule chose qui m'importe, c'est d'être premier le soir du 31 mai. Tout le stade a chanté votre nom : qu'est-ce que ça vous fait ?Je n'ai pas entendu. C'est impossible !Ben, ça me donne des frissons. C'était beau. Vous ne l'interprétez pas comme une demande ?Non. C'est plus un signe de respect, d'amour. Je suis assez touché. Vous avez un rendez-vous cette semaine avec le président ?Si on se concentrait un peu sur le match ? Si vous n'avez plus de questions là-dessus, j'aime autant vous saluer et aller boire une bière.