Le Lion de Rekem pour diriger les Lions de l'Atlas, voilà qui s'annonce porteur d'espoirs. Si l'information n'est pas encore officielle, les doutes sont levés quant au nom du prochain sélectionneur du Maroc. La nomination d' Eric Gerets devrait, en effet, être rendue publique par la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) dans le courant du mois de juin. Sous contrat jusqu'en 2011 avec le club saoudien d'Al Hilal, l'ex-défenseur du Standard devrait s'extirper de ce bail et apposer sa signature pour une durée de quatre ans avec la sélection marocaine.
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Le Lion de Rekem pour diriger les Lions de l'Atlas, voilà qui s'annonce porteur d'espoirs. Si l'information n'est pas encore officielle, les doutes sont levés quant au nom du prochain sélectionneur du Maroc. La nomination d' Eric Gerets devrait, en effet, être rendue publique par la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) dans le courant du mois de juin. Sous contrat jusqu'en 2011 avec le club saoudien d'Al Hilal, l'ex-défenseur du Standard devrait s'extirper de ce bail et apposer sa signature pour une durée de quatre ans avec la sélection marocaine. C'est le Roi Mohamed VI en personne, recevant Gerets dans ses palais, qui aurait convaincu ce dernier de relever le défi. Et de défi, il en est véritablement question. On peut même se demander si redonner des couleurs aux Diables Rouges n'est pas une tâche plus aisée que de rendre les crocs aux Lions de l'Atlas. Car si la sélection marocaine ne manque pas de talents, elle manque cruellement de résultats. Les dernières éliminatoires pour la Coupe du Monde, couplés également avec la dernière CAN en Angola, ont mis en lumière les énormes manquements d'une sélection terminant à la dernière marche, avec trois points, d'un groupe comprenant le Gabon, le Togo et le Cameroun. Roger Lemerre, dernier sélectionneur en date (non intérimaire) n'aura tenu qu'un an (1 juillet 2008- 7 juillet 2009) faute de bons résultats. Rien de surprenant et même dans la moyenne puisque six sélectionneurs furent usés lors des cinq dernières années. Cette instabilité mêlée à la pression populaire ne doit toutefois pas effrayer notre compatriote qui a connu les péripéties marseillaises et la frénésie turque avec Galatasaray. " Gerets a un chantier devant lui mais est la personne idéale pour éliminer tous les parasites qui tournent autour de la sélection ", estime Abdellatif Khlale, journaliste marocain basé en Belgique. " Mbark Boussoufa m'a dit qu'il était heureux de cette nomination. Il finissait par être dégoûté de l'ambiance autour de la sélection. " Que les clans faisaient la loi en équipe nationale était devenu un secret de polichinelle. " Il y avait d'un côté les joueurs du pays, de l'autre, les néerlandophones, et puis, les francophones ", poursuit Khlale. " Le fait que Gerets soit bilingue français-néerlandais est une excellente chose pour la discipline dans le groupe. Et ce n'est pas un hasard non plus si le poste de directeur des équipes de jeunes et de sélectionneur olympique va être occupé par le Néerlandais, Pim Verbeek (actuel sélectionneur de l'Australie). " Enfin, il faudra que Gerets arrive à diminuer le poids des agents de joueurs sur la sélection qui " ont fait beaucoup de tort. Les précédents sélectionneurs devaient passer par leur intermédiaire pour sélectionner plusieurs joueurs. Ces agents prétextaient des blessures imaginaires pour ne pas envoyer leur poulain. "Voilà le cadre dans lequel Gerets devra se dépêtrer pour redonner du cachet à un pays dont la dernière qualification pour une Coupe du Monde remonte à 1998... Une éternité pour cette grande nation du foot africain. l THOMAS BRICMOnt