Il a tiré des enseignements intéressants du dernier week-end. Vendredi, il a eu la confirmation que son équipe ne pourrait pas jouer, cette saison, dans la même pièce que le Standard. Le lendemain, il a apprécié la réaction de ses joueurs contre Charleroi, une semaine après la défaite à Bruges.
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Il a tiré des enseignements intéressants du dernier week-end. Vendredi, il a eu la confirmation que son équipe ne pourrait pas jouer, cette saison, dans la même pièce que le Standard. Le lendemain, il a apprécié la réaction de ses joueurs contre Charleroi, une semaine après la défaite à Bruges. Georges Leekens : Le Standard m'a épaté à plusieurs points de vue. C'est une équipe en pleine progression. Il y a de tout : du talent, de la vitesse, de l'engagement. Derrière, Ivica Dragutinovic s'est comporté comme un vrai patron. L'entrejeu a mis une pression infernale sur Bruges. Et, devant, des joueurs comme Emile Mpenza et Almani Moreira peuvent être carrément mortels pour n'importe quel adversaire. Les dirigeants n'ont jamais déclaré qu'ils ambitionnaient la première place : c'est une preuve de bon sens. Ils savent comment la ville et le club peuvent réagir quand les attentes sont trop grandes. Il est important maintenant que tout le monde, là-bas, garde les pieds sur terre. Les joueurs doivent gérer leurs succès actuels... à la flamande. Et arrêter de perdre stupidement des points contre les petites équipes. Ce n'était même pas tellement le mérite de Bruges de nous avoir battus : nous leur avions grandement facilité la tâche. Nous étions passés complètement à côté de notre match. Le Club ne m'avait pas impressionné. Si on analyse les effectifs, il n'y a pas photo : nous devons être derrière. Nous devançons actuellement le Club, mais c'est uniquement de sa faute. Et, pour que Mouscron continue à jouer un rôle en vue au deuxième tour, il me faudrait l'un ou l'autre renfort pendant le mercato. La participation de Samir Beloufa à la CAN me tracasse, par exemple. La mentalité du groupe est exemplaire. J'avais demandé à mes joueurs de réagir contre Charleroi, après le non-match de Bruges : mon message est parfaitement passé. Autre point de satisfaction : de plus en plus d'adversaires s'adaptent à notre jeu, que ce soit chez eux ou chez nous. Là aussi, il faudra des renforts. Mais aussi un changement de l'état d'esprit. Il faudrait diminuer la pression qui pèse sur les joueurs, et ceux-ci doivent réapprendre à assumer leurs responsabilités. (P. Danvoye)P. Danvoye