1 Le cas Hamdi Harbaoui traîne. Est-ce très ennuyeux pour vous ?

C'est embêtant, avant tout pour le joueur. Ça le ronge. J'ai connu Hamdi quand j'étais sélectionneur de la Tunisie. Il était déjà dans de sales draps. Il a été suspendu après certaines déclarations : il y avait été trop fort et on n'a pas accepté ses excuses. Il avait raison et je l'avais soutenu, comme je le fais maintenant. Tout le monde mérite une nouvelle chance. Je le considère actuellement comme un joueur-test. Je l'ai aligné durant un match amical à huis-clos contre le NAC. A l'entraînement, je mélange les équipes et il reçoit aussi sa chance. Nous essayons de le maintenir en forme jusqu'à ce qu'il soit qualifié.
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C'est embêtant, avant tout pour le joueur. Ça le ronge. J'ai connu Hamdi quand j'étais sélectionneur de la Tunisie. Il était déjà dans de sales draps. Il a été suspendu après certaines déclarations : il y avait été trop fort et on n'a pas accepté ses excuses. Il avait raison et je l'avais soutenu, comme je le fais maintenant. Tout le monde mérite une nouvelle chance. Je le considère actuellement comme un joueur-test. Je l'ai aligné durant un match amical à huis-clos contre le NAC. A l'entraînement, je mélange les équipes et il reçoit aussi sa chance. Nous essayons de le maintenir en forme jusqu'à ce qu'il soit qualifié. Nous n'avons pas pu effectuer de préparation. Ensuite, pour émerger de la zone rouge, il faut gagner deux matches d'affilée. C'est notre objectif dimanche. Le problème du club et de Bob Peeters avant moi, c'est l'héritage de Peter Maes. C'est tout un staff qui est parti. Il y a eu des mouvements au sein du noyau, les arrivants ont un profil différent. Hans Vanaken, Mbaye Leye, Nill De Pauw, Hamdi Harbaoui... L'un appelait le ballon, l'autre jouait en profondeur et les nouveaux n'ont pas tous le même profil. Même le green keeper est parti, à Gand. Il faut donc du temps pour remettre en place tous les maillons. Je constate un engagement sans bornes à l'entraînement mais nous cherchons encore une meilleure complémentarité. Un entraîneur n'est pas une cellule sociale. Le staff fait de son mieux sur le terrain, en conférant une certaine stabilité tactique aux joueurs, adaptée à leurs qualités. Mais pour le reste... Nous n'avons pas le temps de nous occuper de problèmes administratifs ou autres. Il s'agit de bien collaborer ensemble et de réaliser un état des lieux. Si le club doit s'améliorer de ce point de vue, il le fera. Nous agissons pour le bien du Sporting Lokeren. Une fonction individuelle ne peut jamais devenir plus importante que le club. Willy Reynders regorge d'expérience, il a énormément de contacts et je suis dans la branche depuis un certain temps aussi. Je ne vois pas pourquoi nous ne pourrions pas travailler ensemble. Nous devons analyser le noyau en prévision du mois de janvier, chercher au sein des jeunes un nouveau Tshimanga, un De Bock, un De Pauw... A court terme, le maintien constitue notre premier objectif. Une fois celui-ci acquis, nous reverrons nos ambitions. Ce n'était pas Bob le problème mais le départ de nos piliers. Remplacer ceux-ci est plus important que les guéguerres de tous genres. Je viens de revoir tous les dirigeants du Club à l'occasion du match des espoirs. Ils étaient là pour Bjorn Engels et Lior Refaelov. Je ne leur en veux pas. Je ne suis pas non plus jaloux, ni de Michel Preud'homme, ni de Gand, ni de qui que ce soit. Certains sont frustrés après un limogeage, pas moi. Le timing n'était pas bon : quitter l'équipe nationale pour le Club a initié une atmosphère néfaste. En interne, j'ai dit qu'il fallait séparer le bon grain de l'ivraie. La suite des événements m'a donné raison. Je peux citer dix à douze joueurs de l'époque qui n'évoluent plus parmi l'élite. Conclusion : le climat n'était pas idéal. Depuis, le Club a tout doucement trouvé un équilibre, avec un noyau de plus grand talent. Il est prêt pour le titre. Nous, nous nous concentrons sur le maintien. PAR PETER T'KINT" Le Club Bruges est prêt pour le titre. Nous, nous nous concentrons sur le maintien. " GEORGES LEEKENS