La première année post-Maes a été plutôt turbulente. La saga du limogeage de Peeters a laissé des traces au sein de la direction, beaucoup de transferts ont été décevants (Ghadir, Starzynski, Ninaj, Ticinovic, Rassoul, Enoh, Melnjak) et le contingent de joueurs de l'ancien bloc de l'Est a miné l'ambiance. D'un coup, Lokeren avait retrouvé le manque d'identité qui le caractérisait avant l'arrivée de Maes.
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La première année post-Maes a été plutôt turbulente. La saga du limogeage de Peeters a laissé des traces au sein de la direction, beaucoup de transferts ont été décevants (Ghadir, Starzynski, Ninaj, Ticinovic, Rassoul, Enoh, Melnjak) et le contingent de joueurs de l'ancien bloc de l'Est a miné l'ambiance. D'un coup, Lokeren avait retrouvé le manque d'identité qui le caractérisait avant l'arrivée de Maes. Georges Leekens est initialement parvenu à redresser la barre, avec son mélange habituel de positivisme et d'organisation, mais au second tour, l'équipe est retombée dans son jeu stérile. Pour refaire de Lokeren une formation redoutée, l'ancien sélectionneur mise maintenant sur une solide organisation et un football direct, à la britannique. Dans cette optique, l'engagement d'un avant-centre constituait la priorité numéro un de l'été. L'entraîneur a été servi, avec De Sutter. Verhulst est le numéro un incontesté depuis la saison écoulée et Copa (36 ans) se contente des seconds rôles. A l'arrière gauche, le départ d'Odoi constitue une perte sèche : le Sporting va regretter sa vitesse, sa polyvalence et sa régularité. Pour le remplacer, le club a enrôlé l'international islandais Skulason : ce n'est pas un footballeur raffiné mais il est combatif, comme Odoi. Ticinovic a dépanné pendant la préparation mais il ne bénéficie pas d'une grande confiance, malgré sa bonne volonté. A droite, Galitsios, engagé en hiver, est une certitude. Au coeur de la dernière ligne, Leekens optera sans doute pour l'expérience de Maric et de João Carlos. A (court) terme, le Brésilien, qui arrive en fin de carrière, devra sans doute laisser sa place aux jeunes jambes d'Ingason, qui a joué l'EURO avec l'Islande et doit se ressaisir après une saison ratée. Tous ces joueurs sont fiables sur le plan défensif mais moins sûrs à la relance. Overmeire, la figure de proue, va continuer à orchestrer le jeu. Il est à peu près la seule certitude de l'entrejeu, une ligne pour laquelle Leekens dispose de nombreuses options, dont aucune n'est vraiment convaincante. Pendant la préparation, ce sont Rassoul et Terki qui ont fait la meilleure impression aux côtés d'Overmeire. En plus, par leur présence physique et leur volume de jeu, ils correspondent à la philosophie de Leekens. En attendant le retour de Persoons, encore indisponible quelques semaines suite à une opération au genou, ils se partageront les places. Ngolok et Starzynski (qui compte pourtant une cap à son actif pour la Pologne, obtenue lors de son prêt à Lubin)peuvent partir, parce qu'ils ne cadrent pas dans les plans de Leekens. Sur les flancs, Lokeren cherche des renforts : il a surtout besoin de vitesse et de profondeur. Miric, Patosi et Bolbat aiment avoir le ballon. Pendant la préparation, le jeune talent du cru Straetman s'est montré et on s'attend à ce qu'il soit intégré à la rotation. Bolbat et Patosi sont aussi des possibilités au numéro dix si Coelho continue à jouer au même rythme confortable que ces derniers mois. Jambor, acquis cet été, n'a pas encore convaincu. Il possède une bonne technique mais est encore trop court sur le plan physique. De Sutter doit être le fer de lance de l'équipe, il doit permettre aux médians de monter et conserver le ballon. C'était le principal manquement de la saison, depuis le départ de Vanaken. Lokeren croise les doigts pour que son achat-vedette ne se blesse pas. Coelho peut certes assurer son rôle, comme lors de ses premiers mois à Daknam, mais il est aussi fragile. Enoh est réserve et Dessers est parti aux Pays-Bas. Leekens entame la saison avec beaucoup de points d'interrogation. La préparation a été une longue quête d'automatismes, jalonnée d'obstacles récurrents : l'équipe a besoin de sens du but et d'ailiers. Harbaoui, auteur de douze buts en vingt matches la saison passée, est parti et De Sutter, son remplaçant, n'est pas une machine à buts. Pour l'heure, le poids de l'attaque repose sur les épaules de Coelho (3), Patosi (7), Miric (5) et Bolbat (3). Ensemble, ils ont inscrit 18 buts en 36 matches la saison passée. Leekens va-t-il trouver le moyen d'augmenter leur rendement ou va-t-il attendre fin août pour frapper un coup sur le marché des transferts ? PAR MATTHIAS STOCKMANS