J'AI AIME Les réponses de François Sterchele

Je me demande si le match nul des Zèbres, qui ont mené 3-0, ne s'explique pas entre autres par l'attitude d'une partie de son public qui s'est payé la tête de François Sterchele. Cela a resupermotivé le pistolero du Germinal Beerschot. Sa réplique à lui, ce ne sont pas des insultes mais deux buts. Sterchele est vraiment le meilleur attaquant belge et il mérite ses galons d'international. Charleroi réalise un bon championnat mais a perdu, à tous les niveaux, ce qui faisait son charme : le sens de l'accueil. Cela peut aussi se payer au prix fort sur le terrain.
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Je me demande si le match nul des Zèbres, qui ont mené 3-0, ne s'explique pas entre autres par l'attitude d'une partie de son public qui s'est payé la tête de François Sterchele. Cela a resupermotivé le pistolero du Germinal Beerschot. Sa réplique à lui, ce ne sont pas des insultes mais deux buts. Sterchele est vraiment le meilleur attaquant belge et il mérite ses galons d'international. Charleroi réalise un bon championnat mais a perdu, à tous les niveaux, ce qui faisait son charme : le sens de l'accueil. Cela peut aussi se payer au prix fort sur le terrain. On pourrait croire que les Ivoiriens de Beveren furent des mouches tsé-tsé qui ont endormi le Standard. Pas du tout : j'ai croisé Edy De Bolle quelques jours avant le voyage à Sclessin et, même si la mission était difficile, le successeur de Walter Meeuws nourrissait des tas de plans tactiques. Le Standard était déforcé et le mauvais état du terrain a gêné les techniciens mais cela n'explique pas tout. Beveren avait envie de signer un truc et a bénéficié des effets du changement de coach. Personne ne cerne aussi bien les atouts des perles noires qu'Edy. C'est leur papa, leur confident. Il a resserré la garde derrière et Laurent Macquet a bien dirigé la manoeuvre au centre de la pelouse. S'il les sauve comme la saison passée, Edy mériterait d'avoir une statue à l'entrée du stade. En gagnant 1-2 à Zulte Waregem, Mons a confirmé l'étendue de ses progrès et le 5-0 forgé contre Genk. L'équipe est en place et produit du beau jeu. Quand Ilija Stolica marque des... fesses, ce n'est pas dû au hasard. Le Montois y a cru, s'est rué vers le gardien de but qui a loupé son dégagement. Il y a quelques semaines, Stolica n'aurait pas osé s'aventurer aussi loin. Le travail en profondeur de José Riga paye. Il y a d'autres façons de préparer un voyage à Anderlecht. Les Liégeois risquent de se retrouver vendredi avec un point sur six, ce qui arrangerait les autres candidats à la troisième place. En cas de succès des Rouches, ça conviendrait à Genk : quoi qu'il arrive, les bénéfices ne seront pas prioritairement liégeois. Sans Olivier Renard, le Standard aurait pu boire la tasse contre Beveren. L'exclusion de Mohammed Sarr a compliqué la donne mais cela n'explique pas tout. Le mutisme des attaquants m'a étonné même si les arrières d'Edy De Bolle ne les ont pas lâchés. Les Mauves se sont promenés au Lierse mais il y a eu un bémol. Ahmed Hassan n'a pas apprécié son remplacement. Frankie Vercauteren a expliqué que sa diva ne songeait pas prioritairement aux intérêts collectifs. Entre ces deux-là, ce n'est pas le grand amour mais est-ce nécessaire ? Hassan se fera probablement un plaisir de répondre face au Standard. Anderlecht semble saignant mais c'est aussi ce qu'on disait avant la venue de Zulte Waregem au Stade Constant Vanden Stock où le Standard aura l'espace dont Beveren le priva. Le Brussels a mené à la marque grâce à son organisation et sa foi. Mais deux des trois points se sont envolés suite à une intervention approximative de Patrick Nijs. Quand c'est le cas, il faut s'attendre à être crucifié : c'est ce qu'Alin Stoica a fait. C'est dur à encaisser et Albert Cartier a été aussi intelligent que pondéré après le match. Cet homme est un grand professionnel qui travaillera bien jusqu'au dernier jour de son contrat alors que Johan Vermeersch négocie avec un autre coach pour la saison prochaine, Johan Boskamp. Ce genre de tractations ne doit pas être étalé dans la presse car cela stresse tout le monde.propos recueillis par pierre bilic