J'ai aimé Un vrai sommet à plus d'un titre

Genk-Anderlecht a répondu aux attentes et la lutte pour le titre va se prolonger. J'ai apprécié la première mi-temps d'Anderlecht et la seconde des Limbourgeois. Le nul reflète le scénario du match même si les Mauves ont parfois sué sang (surtout Mbark Boussoufa et Nicolas Frutos) et eau. L'Argentin a prouvé, comme d'habitude, et quoi qu'en pense Stéphane Pauwels qui ne l'apprécie pas, son importance. Un point négatif : l'engagement a été total, à la limite de la brutalité.
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Genk-Anderlecht a répondu aux attentes et la lutte pour le titre va se prolonger. J'ai apprécié la première mi-temps d'Anderlecht et la seconde des Limbourgeois. Le nul reflète le scénario du match même si les Mauves ont parfois sué sang (surtout Mbark Boussoufa et Nicolas Frutos) et eau. L'Argentin a prouvé, comme d'habitude, et quoi qu'en pense Stéphane Pauwels qui ne l'apprécie pas, son importance. Un point négatif : l'engagement a été total, à la limite de la brutalité. Les Buffalos ont signé un match intelligent au Standard. Ils ne se sont jamais dégarnis et ont maîtrisé le trafic aérien. Les Liégeois n'ont pas émergé dans les airs et ont été privés tant d'espaces que de profondeur. Trois Gantois ont été au-dessus du lot. Frédéric Herpoel a été royal et a exploité son calme, son vécu et sa classe. Nebojsa Pavlovic est le métronome de son équipe, l'ajusteur de la ligne médiane. Enfin, il y a l'artiste : Alin Stoica. Il a mûri et a compris que Gand était sa dernière chance. Alin a déclaré à Sclessin qu'il a raté une grande carrière, perdu beaucoup d'argent. Il sait que c'est en grande partie de sa propre faute. C'est une prise de conscience qui devrait le relancer. Petit à petit, on retrouve à Mouscron l'Ariel qui avait mis la poudre à lessiver dans la machine de La Louvière. A l'époque, on n'avait peut-être pas assez apprécié la qualité de tout le travail accompli au Tivoli. Or, avec un effectif réduit, ou du moins des joueurs inconnus au bataillon, il avait gagné la Coupe de Belgique. Son discours passe bien au Canonnier où son organisation, sa prudence et sa patience payent. J'ai apprécié les propos de Karim Fellahi. Il a été décisif pour son retour et a dit : " Je n'ai pas beaucoup joué mais j'ai travaillé et cela paye ". Bravo pour cette belle mentalité. Le Standard peut dire au revoir au titre. Face à Gand, les Liégeois ont eu des occasions mais leur jeu n'a pas été assez varié. Ils se sont cassé le nez sur la défense et le portier de Gand. Quand on éprouve tant de soucis, on opte pour plus de circulation au ras du sol, on change le schéma tactique, etc. Michel Preud'homme aurait dû procéder rapidement à la relève de la garde, inciter ses hommes à ne pas oublier le deuxième ballon. Son coaching a semblé poussif. Il est souvent arrivé que la DCA gantoise repousse difficilement les assauts adverses mais il n'y avait pas de Liégeois à la retombée du ballon. La peur d'encaisser un deuxième contre a été plus forte que l'envie de gagner. Malgré cette défaite aux airs injustes car Gand a surtout défendu, le bilan de MPH est excellent. Après un début de saison pourri, personne n'aurait imaginé un tel redressement du Standard. Si Mons a perdu à Charleroi, c'est d'abord de sa faute. Les Zèbres ont joué intelligemment mais étaient à prendre. Les Dragons ont hérité d'un grand nombre d'occasions de but. Cette carence à la finition est et restera leur problème jusqu'en fin de la saison. Mais Mons peut aussi se plaindre de l'arbitrage à sens unique de Peter Jordens. L'homme en noir a facilité la tâche des Zèbres en annulant un but tout à fait valable d'Eric Rabesandratana. Je me mets à la place du coach de Mons, c'est frustrant. Alors que Charleroi a misé sur la verticalité, Mons garde trop le ballon dans la ligne médiane. Personne n'y semble capable de trouver la profondeur. Wamberto, lui, est apte à le faire. Je me demande pourquoi un tel joueur reste si longtemps sur le banc quand on rencontre ce genre de problème. Roger Lambrecht et son club sont dans la purée. A mon avis, Slavo Muslin doit regretter d'être revenu : cet effectif crie misère. propos recueillis par pierre bilic