J'AI AIMÉ Le 28e sacre d'Anderlecht

En tant qu'ancien de la maison mauve, il va sans dire que ce titre me fait plaisir. Mais le Sporting ne doit pas en tirer une gloire excessive pour autant, car il est allé le chercher aux forceps. Petit champion, grand champion ? Avec une première place assortie de la meilleure attaque et de la défense la plus intransigeante, le club bruxellois ne manque pas de références. A mes yeux, c'est le champion mérité mais d'une toute petite compétition. Rarement, le football belge aura été aussi mièvre que cette saison, tant sur le plan domestique qu'international.
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En tant qu'ancien de la maison mauve, il va sans dire que ce titre me fait plaisir. Mais le Sporting ne doit pas en tirer une gloire excessive pour autant, car il est allé le chercher aux forceps. Petit champion, grand champion ? Avec une première place assortie de la meilleure attaque et de la défense la plus intransigeante, le club bruxellois ne manque pas de références. A mes yeux, c'est le champion mérité mais d'une toute petite compétition. Rarement, le football belge aura été aussi mièvre que cette saison, tant sur le plan domestique qu'international. Zet n'aurait pu rêver de plus beaux adieux. Certains terminent leur carrière dans l'anonymat, d'autres sur une table d'opération. Le Suédois, lui, s'en est allé par la toute grande porte. Pour avoir eu l'occasion de travailler avec lui à Charleroi, je dirai qu'il m'a aussi bien marqué comme footballeur que comme homme. C'est un tout grand. En tant que numéro 10, je le classe dans les meilleurs que le RSCA a connus à ce poste. Comme Michel Van Vaerenbergh, Jef Jurion, Paul Van Himst, Juan Lozano, Enzo Scifo et Marc Degryse. Même si les hommes de Francky Dury terminent sur un 2 sur 21, ces chiffres ne doivent pas occulter le parcours formidable réalisé cette saison par les promus. Et le même raisonnement vaut pour l'autre montant, Roulers, qui a réussi au-delà des espérances avec une équipe 100 % belge la plupart du temps. Au nom du football positif dispensé en toutes circonstances par la colonie ivoirienne, je suis heureux que les Jaune et Bleu soient parvenus à assurer leur maintien. J'ose espérer que le Lierse, auteur d'une remontée absolument extraordinaire au deuxième tour, pourra terminer lui aussi sur une bonne note.Rarement, le Standard aura été aussi proche du titre que cette saison. Mais sa fin de parcours a tout gâché : 1 sur 9, c'est tout simplement indigne d'un candidat champion. Les Rouches ont mal géré leurs dernières sorties mais faut-il, pour autant, les accabler de tous les péchés d'Israël ou s'acharner sur leur coach, Dominique D'Onofrio, comme quelques trublions l'ont fait après la défaite contre La Gantoise ? C'est oublier que, par rapport à l'année passée, le club a quand même fait un énorme pas en avant en assurant sa qualification en Ligue des Champions. Il y avait plus de 20 ans que les Liégeois ne s'étaient plus retrouvés à ce niveau. Certains prétendus supporters devraient peut-être s'en rendre compte. Certains ont beau dire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possible au Mambourg, les chiffres n'en sont pas moins là, accablants : d'une saison à l'autre, le Sporting est passé d'un total de 64 points et d'une 5e place à 45, pour une 11e position finale. Moi, je n'appelle pas ça un recul mais une chute, carrément. Désolé, mais compte tenu de la qualité du noyau chez les Zèbres, il n'est pas normal que cette équipe termine derrière le Brussels, aux moyens financiers et footballistiques plus limités. Albert Cartier et ses ouailles ont réussi. Jacky Mathijssen et les siens ne peuvent malheureusement pas en dire autant. L'ex-entraîneur du Lierse a fait pression récemment pour qu'on n'accorde pas la licence aux Jaune et Noir, sous prétexte que le club lui est encore redevable d'une somme de 500.000 euros. C'est quand même gonflé de la part d'un coach qui a traficoté des matches et qui a coûté au bas mot 10 à 15 points à ses couleurs.Recueilli par pierre bilic