J'ai aimé La libération de Hassan

Alors qu'il avait manifesté son intention de partir, Ahmed Hassan s'est libéré. Il a trouvé son rôle sur le flanc droit et il éclate. C'est Pär Zetterberg en plus jeune. Il est rapide, il a une bonne frappe et il a une passe décisive très tranchante dans les pieds. Des joueurs capables d'adresser une passe des 30 mètres au ras du sol, je n'en connais pas beaucoup.
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Alors qu'il avait manifesté son intention de partir, Ahmed Hassan s'est libéré. Il a trouvé son rôle sur le flanc droit et il éclate. C'est Pär Zetterberg en plus jeune. Il est rapide, il a une bonne frappe et il a une passe décisive très tranchante dans les pieds. Des joueurs capables d'adresser une passe des 30 mètres au ras du sol, je n'en connais pas beaucoup. Il n'y a pas de petite victoire. Même si le Cercle n'est pas un grand, il ne suffit pas de paraître pour s'y imposer. J'avais vu Ali Lukunku à l'£uvre lors de Standard-Anderlecht, à l'automne. A l'époque, il était encore lourd et emprunté. Il a travaillé d'arrache-pied pendant des semaines et en récolte aujourd'hui les fruits. Michel Preud'homme, de son côté, retrouve un joueur en pleine forme et hyper-motivé, car conscient de revenir des catacombes. Mais le Standard lui a laissé le temps de retrouver son niveau. Parvenir à se ressaisir de maîtresse façon après un échec, c'est la marque des grands. Genk a réussi cette prouesse à plusieurs reprises cette saison. Fidèles à leur bonne habitude, les Limbourgeois ont démarré le match à 100 à l'heure, ont très vite défloré la marque et ils se sont ainsi ouvert une voie royale. Après avoir traversé une mauvaise passe soldée par un 0 sur 9, les Buffalos ont démontré qu'ils restaient des candidats à l'Europe. Avec une série de 7 points sur 9, Mons passe d'un candidat à la descente à un candidat au maintien. Il ne lui en manque plus que huit pour l'assurer définitivement, puisqu'on part aujourd'hui du principe que 35 points sont nécessaires pour prolonger le bail en D1. Je voudrais dresser un parallèle entre le Lierse et le Brussels. Vers mars ou avril, un club est censé préparer la saison suivante. S'il ne le fait pas, et transfère mal durant l'été, il doit corriger toutes les lacunes durant le mercato hivernal. Engager un ou deux joueurs, cela passe. Mais lorsqu'il faut changer une demi-équipe, voire une équipe entière, c'est du suicide. Ces joueurs doivent être opérationnels tout de suite, alors que les autres ont eu six ou sept semaines pour affûter leur condition. Conséquence : ils se blessent. Où est passé son bâton de maréchal ? Lokeren a-t-il bien fait de rappeler au bercail un entraîneur qui, au bout de six mois, avait fait ses valises pour aller toucher le pactole au Lokomotiv Moscou ? Le club waeslandien n'aurait-il pas dû faire confiance au fidèle adjoint Rudi Cossey ? Lorsque le président Roger Lambrecht vient espionner les entraînements derrière les vitres de sa voiture, c'est mauvais signe. Certes, les Brugeois déploraient plusieurs défections, mais 4-0 au Germinal Beerschot, cela interpelle. Actuellement, on se dit que cette équipe peut être battue par n'importe qui. Et lorsqu'on voit continuellement un ancien entraîneur norvégien dans la tribune, on se dit aussi que de la tribune au bord de touche, il n'y a peut-être qu'un pas... Je me pose deux questions. Ce garçon a-t-il perdu toutes ses qualités ? Ou ne l'a-t-on pas bien entouré ? Ce clubman a été à la base de la défaite de Zulte Waregem. Mais je n'ai pas apprécié les débuts professionnels de Francky Dury. Si c'est pour montrer son défenseur du doigt, alors qu'un entraîneur est censé défendre ses joueurs, je le préférais comme semi-pro.propos recueillis par daniel devos