J'ai aimé L'importance des bancs

On ne gagne plus avec un " onze " de départ mais avec tout un effectif. Quand le banc des réservistes est ambitieux, les chances de succès sont plus importantes. L'entraîneur peut alors varier ses solutions tactiques. La preuve en a été donnée à plus d'un exemple lors de la dernière journée de championnat. Le Standard s'est présenté au FC Brussels sans sa ligne d'attaque habituelle. Pour parer à l'absence d'Igor De Camarago et Milan Jovanovic, Michel Preud'homme a fait confiance à Ali Lukunku. Ce dernier a été à la hauteur. A Bruges, Ali avait égalisé (4-4) mais était encore enrobé. Il a visiblement bien sué pendant le stage d'hiver et est plus élancé. A Charleroi, ce sont aussi des joueurs du banc, Joseph Akpala et Izzet Akgül, qui ont redr...

On ne gagne plus avec un " onze " de départ mais avec tout un effectif. Quand le banc des réservistes est ambitieux, les chances de succès sont plus importantes. L'entraîneur peut alors varier ses solutions tactiques. La preuve en a été donnée à plus d'un exemple lors de la dernière journée de championnat. Le Standard s'est présenté au FC Brussels sans sa ligne d'attaque habituelle. Pour parer à l'absence d'Igor De Camarago et Milan Jovanovic, Michel Preud'homme a fait confiance à Ali Lukunku. Ce dernier a été à la hauteur. A Bruges, Ali avait égalisé (4-4) mais était encore enrobé. Il a visiblement bien sué pendant le stage d'hiver et est plus élancé. A Charleroi, ce sont aussi des joueurs du banc, Joseph Akpala et Izzet Akgül, qui ont redressé la barre. Mons doit le point arraché sur les terres de Mouscron à Eric Rabesandratana qui est monté au jeu avec la rage. Jeanvion Yulu-Matondo a fait la même chose et a offert les trois points à son club. On n'arrive pas à un tel résultat par hasard : ces coaches ont beaucoup bossé pour que leurs joueurs soient unis vers la même ambition. Les semaines passent et Genk ne lève pas le pied. Cette équipe est un bloc de dynamite. Cela fuse de partout. Genk peut émerger sur les ailes ou dans l'axe. Les chiffres ne trompent pas : avec 53 buts, les Limbourgeois marquent comme ils respirent. De plus, ils ont vu juste avec Jaja Coelho. Le Brésilien est revenu en Belgique en janvier. Il retrouve son coup de patte. Ce sera un atout important en plus de tous ces jeunes Belges qui cassent la baraque. Quand je vois jouer Faris Haroun, je suis emballé. Et ce n'est pas le seul qui me plaît à Genk. Les Dragons avaient étonné leur monde en arrachant trois points contre Bruges. L'unité obtenue à Mouscron prouve qu'ils ont acquis le rythme de la D1. Lierse-Cercle de Bruges a été du niveau de la D3. Il y a eu une erreur incroyable de Jan Moons, gardien du Lierse, qui a loupé une relance à la main. Je comprends pourquoi il n'est pas resté à Genk. Il n'exerce pas le même métier que Logan Bailly. Kristof Snelders a loupé une passe en retrait à son fameux portier. Mais que faisait-il donc à la place d'arrière central sur cette phase ? Je ne sais pas s'il a pleuré comme au Standard mais, cette fois, c'est tout le Lierse qui doit être en larmes. Une grande partie de la colonne de droite propose un jeu de plus en plus pauvre : il y a bel et bien deux mondes en D1. Le président bruxellois était trop aphone pour s'entretenir avec la presse après le match contre le Standard. Tant mieux car il aurait hurlé. Moi, je ne trouve pas les mots tant ce fut faible. Or, traditionnellement, les Liégeois souffrent à Molenbeek. Cette fois, ils ont dominé des pieds et de la tête un Brussels qui avait bien débuté le deuxième tour. On avait cru au miracle mais quand on achète un puzzle aussi grand, il faut du temps pour placer toutes les pièces. Même si Bruges s'est finalement imposé à Saint-Trond, emmené par un gardien de but très courageux, Frank Boeckx (qui a continué à jouer malgré un doigt de la main vilainement luxé), la manière ne m'a pas trop plu. Bruges a un sérieux problème à la finition. En première mi-temps à Lokeren, Anderlecht a été aussi mauvais qu'une kriek sans cerise du nord. Nicolas Frutos a finalement répondu au beau but de Grégory Dufer mais ce nul fait l'affaire de Genk et du Standard qui revient sur la pointe des pieds. Anderlecht devra aussi se méfier des Liégeois. Le mois de mars sera très important pour ce trio. né en 1941, heylens fut un excellent back droit (67x diable rouge, équipe d'europe 65, mondial 70 au mexique, 7 titres et 3 coupes de belgique avec anderlecht). coacha une douzaine de clubs (passa 5 ans au losc et fut coach belge 1984 à seraing)propos recueillis par pierre bilic