J'AI AIMÉ Encore un Tchèque victorieux

On a retrouvé le Richard Culek des grands jours : celui qui, en bon capitaine, se révèle le sauveur du Brussels. Je n'avais jamais vu Kristof Snelders inscrire un but de la tête sur la pelouse du stade Machtens. Il a finalement réussi cet exploit sous d'autres couleurs. Mais le grand Tchèque a eu le dernier mot. Tout en ayant encore une belle marge de progression, le Brussels est dans une moyenne européenne, avec sept points sur neuf.
...

On a retrouvé le Richard Culek des grands jours : celui qui, en bon capitaine, se révèle le sauveur du Brussels. Je n'avais jamais vu Kristof Snelders inscrire un but de la tête sur la pelouse du stade Machtens. Il a finalement réussi cet exploit sous d'autres couleurs. Mais le grand Tchèque a eu le dernier mot. Tout en ayant encore une belle marge de progression, le Brussels est dans une moyenne européenne, avec sept points sur neuf. Le club limbourgeois n'est peut-être pas aussi essoufflé que certains le pensaient. Privé de plusieurs titulaires suspendus, le Racing a directement mis les choses au point. J'ai apprécié la prestation de Tom Soetaers, buteur et passeur, mais aussi celle de Faris Haroun qui est en train de saisir sa chance en l'absence d'Ivan Bosnjak. On se demandait déjà à quelle sauce les Flandriens allaient être mangés, demain, par des Anglais de Newcastle qui avaient battu Liverpool samedi après-midi. Juste avant le retour des coupes européennes, Zulte Waregem semble avoir retrouvé son deuxième souffle. Les 60 premières minutes étaient calamiteuses au Canonnier. Mais les 30 dernières furent exaltantes. Après 11 matches consécutifs sans victoire, les Hurlus ont renoué avec le succès. Puisse celui-ci servir de déclic. Comme il l'avait fait contre le Standard, le Club Bruges a surclassé son adversaire pendant les trois quarts du match. Une fois de plus les arrêts de jeu ont été fatals et c'est sans doute une fois de trop pour encore songer au titre.Ils deviennent, hélas, des habitués de ma colonne de droite. Voilà quatre ans qu'on procède à des essais - le prédécesseur de René Vandereycken n'avait pas agi autrement - et on n'a toujours pas trouvé la solution. Les Diables ont manqué de tout. Aucune motivation, aucune action élaborée et un dispositif en 4-5-1 pour un match à domicile ! Daniel Van Buyten, cité partout en exemple, commet une bourde à chaque match. Même Timmy Simons est resté en dedans. J'admets que les prestations de Marouane Fellaini et de Steven Defour furent porteuses d'espoirs, mais s'il faut se reposer sur des gamins de 18 ans, c'est inquiétant. Les Rouches, qui se croyaient sur un petit nuage après leur victoire contre Genk, sont durement retombés sur terre. Eux qui pensaient faire la bonne affaire du week-end avec le choc Bruges-Anderlecht en ont oublié qu'ils devaient d'abord gagner eux-mêmes. Il en est ressorti toute la frustration de joueurs qui ne s'attendaient pas à être à nouveau terrassés par leur bête noire. J'avais préféré la fin des Liégeois à Bruges que leur fin de match au Gaverbeek, marquée par deux exclusions. Si la victoire contre le GBA avait relancé les Dragons, le déplacement à Westerlo fut semblable à beaucoup d'autres. J'ai apprécié le mea culpa de Cédric Berthelin. Mais lorsqu'un gardien commet des erreurs, son équipe se retrouve dans les problèmes. Voilà ce qui arrive lorsque, pendant des années, on néglige la formation. Comment une équipe jadis réputée pour la qualité de ses gardiens - Jean-Marie Pfaff, Filip De Wilde, Geert De Vlieger, Dirk Rosez - a-t-elle pu engager une doublure canadienne ?PROPOS RECUEILLIS PAR DANIEL DEVOS