J'AI AIMÉ Le 12 sur 12 d'Anderlecht

Aussi invraisemblable qu'il n'y paraisse pour une équipe de pointe, le Sporting n'était encore jamais parvenu cette saison à réussir la passe de quatre. C'est chose faite à présent et tout porte à croire que les Mauves n'en resteront pas là puisqu'ils abordent une partie de calendrier relativement aisée avec des matches contre le Lierse, Saint-Trond et Beveren.
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Aussi invraisemblable qu'il n'y paraisse pour une équipe de pointe, le Sporting n'était encore jamais parvenu cette saison à réussir la passe de quatre. C'est chose faite à présent et tout porte à croire que les Mauves n'en resteront pas là puisqu'ils abordent une partie de calendrier relativement aisée avec des matches contre le Lierse, Saint-Trond et Beveren. Les Rouches ont ramené un bon point du Club Bruges qui, parmi les trois grands, fait la mauvaise opération du week-end, puisqu'il évoluait à domicile. Sans son maître à jouer, Sergio Conceiçao, l'équipe liégeoise a prouvé qu'elle pouvait avoir du mordant aussi. C'est un précieux adjuvant moral pour elle. Au même titre que bon nombre d'observateurs, j'avais sans doute condamné un peu trop vite l'équipe du Lisp, qui se rebiffe depuis l'entame du deuxième tour. Grâce à sa victoire contre Westerlo, l'équipe s'est débarrassée de l'encombrante lanterne rouge. A ce train-là, c'est sûr que les joueurs lierrois sauveront leur peau. Ce qui n'est quand même pas peu banal compte tenu du contexte particulier que l'on sait et qui a valu, et vaut toujours au club, de se retrouver dans l'£il du cyclone. Un Aristide brillant, sans jeu de mots, a permis à Lokeren d'engranger sa première victoire depuis le début du mois de décembre. Trois points qui feront sans nul doute un bien fou à Aimé Anthuenis, toujours en convalescence suite à quelques soubresauts au c£ur. Faute avouée est à moitié pardonnée, dit-on. Quand bien même certains ne voudraient pas l'absoudre totalement. C'est un point de vue qui se défend, mais la clémence n'en a pas moins, à mes yeux, ses limites. Personnellement, je ne comprendrais pas qu'en échange de ses aveux sur l'affaire des matches manipulés, l'entraîneur des gardiens du Lierse bénéficie de l'immunité en Belgique. Dans son chef, je veux bien admettre une réduction de peine mais nullement son effacement tout court. Pour moi, Patrick Deman, à l'instar de tous ceux qui veulent s'inspirer de son exemple, comme Cliff Mardulier, se doit d'encourir une sanction sur notre sol. Mais dans la mesure où on ne peut pas empêcher un pro d'exercer son métier, je serais partisan de punir les impliqués chez nous, durant une certaine période, tout en leur permettant pendant cet intervalle de poursuivre leur carrière hors frontières, comme cela s'était déjà vérifié autrefois avec les Standardmen dans l'affaire du match arrangé contre Waterschei, en 1982. En tout début de saison, je me souviens avoir lu une interview de l'entraîneur Vincent Dufour, à la faveur de laquelle le technicien français avait affirmé que le beau jeu lui importait davantage que le résultat stricto sensu. Je ne sais trop si la direction de Beveren est du même avis mais une chose est sûre : le football bien léché de la brigade ivoirienne est en train de mener cet ancien club champion de Belgique en D2. C'est triste pour tout le monde car les Jaune et Bleu ont toujours pu compter sur une grande sympathie auprès du public. A la place des dirigeants, qui attendent le retour de Jean-Marc Guillou, parti effectuer une nouvelle fois le tour de son Académie en Thaïlande, je prendrais le taureau par les cornes et j'agirais dans l'urgence. Bruno Govers