J'AI AIMÉ Beveren et Mouscron

Les Ivoiriens du Freethiel ont traversé une période difficile, mais ils ont bien terminé l'année. Leur démonstration face à Lokeren en huitièmes de finale de la Coupe de Belgique a prouvé qu'ils pouvaient joindre l'efficacité au spectacle.
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Les Ivoiriens du Freethiel ont traversé une période difficile, mais ils ont bien terminé l'année. Leur démonstration face à Lokeren en huitièmes de finale de la Coupe de Belgique a prouvé qu'ils pouvaient joindre l'efficacité au spectacle. Mouscron a aussi sauvé l'essentiel. Les Hurlus se sont qualifiés dans la douleur, et sans briller, face à Mons, mais l'histoire retiendra qu'en janvier 2006, ils auront disputé les quarts de finale de la Coupe de Belgique. Face à Beveren, d'ailleurs... Le nouveau sélectionneur des Diables Rouges est un homme ambitieux, très discipliné, qui sait ce qu'il veut. J'ose espérer qu'il pourra remettre de l'ordre dans la maison et relancer une équipe nationale en panne d'inspiration. Il a pour lui l'avantage de travailler selon une méthode qui, dans le passé, a souvent bien réussi à notre football. Il aime s'appuyer sur une défense bien organisée et procéder par contres. Il a signé jusqu'en juin 2008, avec une mission très claire : qualifier les Diables Rouges pour le Championnat d'Europe. A lui de démontrer que ses méthodes peuvent aussi se révéler efficaces à ce niveau. Personnellement, Vandereycken n'était toutefois pas mon premier choix. J'aurais opté pour la continuité, en faisant confiance à Jean-François de Sart. Si j'étais à la place de Vandereycken, je choisirais d'ailleurs de Sart comme adjoint. C'est un homme qui connaît bien la Maison de Verre, qui connaît également sur le bout des doigts les meilleurs jeunes du pays et qui, de surcroît, est francophone. Dans le contexte de la Belgique, associer un francophone à un néerlandophone pour gérer une entreprise nationale peut parfois se révéler utile. On cite Emile Mpenza en rapport avec le club d'Al Jazeera. Pourquoi un international de 27 ans irait-il s'enterrer là-bas ? Financièrement, l'offre est sans doute très attrayante, mais sportivement, un joueur de son potentiel n'a rien à faire dans un championnat de seconde zone. Peut-on penser, s'il opte pour cette contrée, qu'il soit encore sélectionnable en équipe nationale ? Ce serait comme si un joueur déclarait : - JejoueenRéserve, maisjeveuxêtreDiableRouge ! J'ose espérer qu'il saura raison garder. Dans le cas de Nenad Jestrovic, je pourrais éventuellement mieux comprendre le choix s'il optait pour les pétrodollars. Ne serait-ce que parce qu'il est un peu plus âgé. Mais ce serait malgré tout dommage de voir un joueur comme lui quitter Anderlecht par la petite porte. Je n'approuve pas du tout ce point du plan Preud'homme. Avant de se lancer à corps perdu sur tout ce qui est susceptible de rapporter un peu d'argent, il faudrait avoir assez de présence d'esprit pour bien mesurer le pour et le contre. Scinder, cela signifie diviser un pays qui n'est déjà pas très grand. Le championnat va encore s'appauvrir. Je me pose aussi la question : au niveau de Bruxelles et du Brabant, vers quoi se dirige-t-on ? Le Brabant est l'une des provinces qui compte le plus de footballeurs. Quel sort leur sera réservé ? Décidément, les déceptions s'accumulent pour le club limbourgeois. Après l'élimination prématurée en Coupe de l'UEFA, voilà une autre compétition qui se termine brusquement. Hugo Broos n'a plus que le championnat pour sauver ce qui peut l'être.DANIEL DEVOS