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Les deux buts de Désiré Mbonabucya
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Les deux buts de Désiré Mbonabucya Les Canaris ont transformé en bombe atomique les ennuis que le club a eus durant la semaine qui a précédé la venue d'Anderlecht dans leur fief. C'est la meilleure façon de franchir un tel cap. Leur stade est redevenu un enfer où on grille les fesses de ses adversaires. Raymond Goethals a bien dû s'amuser en regardant tout cela de là-haut. Durant les années 60, il avait instauré le hors-jeu, la défense en ligne et le pressing sur le porteur du ballon à Saint-Trond. On a retrouvé cette tradition. Les Canaris ont mis toute la gomme, pris les médians mauves à la gorge. Je suis heureux pour Désiré Mbonabucya qui a marqué deux fois. La vie n'a pas toujours été facile pour lui. La saison passée, Marc Wilmots le refila à Beringen-Heusden-Zolder, en D2. Il est revenu et respecte la légende : les joueurs de couleur ont souvent réussi au Staaienveld. Le carton de Mouscron Marcin Zewlakow a retrouvé ses marques à Mouscron. Il a réussi un vrai hat-trick (trois buts consécutifs au cours de la même mi-temps) face au Cercle Bruges dont la défense ne tourna pas rond (6-0). Cette équipe est en place et cela devrait lui permettre de retrouver des zones plus sereines en D1. Les Hurlus se rassurent aussi avant leur demi-finale de Coupe face à Charleroi, qui m'a beaucoup plu à Bruges. Le premier succès d'Eddy De Bolle Beveren semblait déjà condamné, bon pour la D2. Ses petits techniciens allaient-ils pouvoir se passer de papa Guillou ? Il ne les a guère vus ces dernières semaines. C'est limite quand on sait qu'ils ne jurent que par lui. La réponse : ils peuvent vivre sans lui. Eddy De Bolle n'a rien écouté, ne s'est pas ému du récent divorce entre la direction du club et Jean-Marc Guillou. Le successeur de Vincent Dufour est à Beveren depuis sept ans et a requinqué tout son monde. Le manque de panache de Bruges Les champions en titre ne quittent pas les hautes sphères de la D1. Mais que ce fut difficile face à des Carolos qui méritaient mieux. Gert Verheyen a été l'homme de la différence. Je sais : on le critique parfois pour son football engagé. Verheyen est un battant qui utilise tout son arsenal physique. A-t-il joué à l'ascenseur sur le but égalisateur de Bruges ? C'était à Frank Defays d'être le premier sur la balle, de ne pas lui permettre de s'élever plus haut que lui dans les airs. C'est un des atouts de Verheyen : il fallait s'en méfier. Sans briller, Bruges est malgré tout le grand vainqueur de la journée suite aux pertes de points d'Anderlecht et du Standard. La fracture de la malléole d'Igor De Camargo La qualification du Standard pour les demi-finales de la Coupe a coûté une fortune : la fracture de la malléole d'Igor De Camargo. A Lokeren, on a déjà vu ce que cela signifiait pour les Liégeois. Zvonko Milojevic est dans la forme de sa vie et a quasiment aussi bien joué que contre Bruges. Avec De Camargo, le Standard aurait été plus dangereux à Daknam. Les Liégeois ramènent certes un point mais ratent l'occasion de faire comme Michaël Schumacher et de prendre la pole position du Grand Prix de... D1. Le laxisme d'Anderlecht Anderlecht à Saint-Trond : c'était un paquet de bonbons mous. Trop laxistes, ils ont été dévorés. Je ne retiens personne dans ce naufrage. Et Silvio Proto ne m'a pas laissé, loin de là, une très bonne impression. Il n'a pas régné en patron dans son petit rectangle. Le mièvre Brussels- La Louvière Comme on dit à Bruxelles : " C'était pas gras " Ils étaient incapables de faire mieux, de s'arracher pour aller chercher les trois points du succès. Et avec tout ce qu'on raconte sur les deux clubs (problèmes divers à Molenbeek, tempête à La Louvière et rumeurs de fusion des Loups et des Zèbres), cela se corsera encore. Pierre Bilic