J'AI AIMÉ Sven Vermant nommé capitaine de Bruges

Gert Verheyen ayant raccroché ses crampons, Bruges se cherchait un capitaine. Ce n'est pas un choix facile. Il y a des leaders naturels et certains capitaines peuvent même être jeunes. En général, le brassard revient cependant à un joueur ayant du vécu. Le choix d'Emilio Ferrera s'est porté sur Sven Vermant et c'est une excellente idée. A son retour de Schalke, Bruges attendait un apport bien plus important. Il n'a pas signé une mauvaise saison mais ne fut pas assez tranchant. En lui confiant le capitanat, Bruges démontre que son crédit n'est pas entamé. Mais il devra être à la hauteur de cette confiance : bien vu tout cela.
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Gert Verheyen ayant raccroché ses crampons, Bruges se cherchait un capitaine. Ce n'est pas un choix facile. Il y a des leaders naturels et certains capitaines peuvent même être jeunes. En général, le brassard revient cependant à un joueur ayant du vécu. Le choix d'Emilio Ferrera s'est porté sur Sven Vermant et c'est une excellente idée. A son retour de Schalke, Bruges attendait un apport bien plus important. Il n'a pas signé une mauvaise saison mais ne fut pas assez tranchant. En lui confiant le capitanat, Bruges démontre que son crédit n'est pas entamé. Mais il devra être à la hauteur de cette confiance : bien vu tout cela. Les aventures de Vincent Kompany et de Daniel Van Buyten en Allemagne sont importantes pour le foot belge. S'ils réussissent là-bas, il y aura des retombées intéressantes pour tout le monde. Les clubs allemands se tourneront plus volontiers vers la petite Belgique. Des gars de chez nous y mûriront et les clubs belges y trouveront leur compte car la Bundesliga est riche. Daniel Van Buyten est bien parti et la Bavière va découvrir qu'il n'y a pas que Jean-Marie Pfaff en Belgique. Qui dit Kompany, dit classe et même jet-set, je crois. On l'imagine en vacances dans des palaces. C'est faux, je connais bien ses parents et Vincent n'oublie pas d'où il vient. Je n'ai pas été étonné d'apprendre qu'il avait passé, en toute simplicité, une semaine de vacances dans la famille de son ami Goran Lovre à Belgrade. Il garde les pieds sur terre. Transféré de Saint-Etienne à Tottenham pour 11 millions d'euros, Didier Zokora a rapporté 180.000 euros (indemnités de formation) à Genk où il s'est affirmé de 20 à 23 ans. L'avenir, c'est la formation des jeunes et la Communauté française fait bien de soutenir ceux qui se consacrent à cette tâche.Le petit technicien roumain reste quelque part un joueur belge car il a passé une grande partie de sa jeunesse en Belgique. Alin a du talent à revendre mais il doit faire le point et s'interroger sur la suite d'une carrière qui pourrait mal se terminer. Il a joué au difficile alors que Roda lui offrait un bon contrat. Dès lors, les Hollandais ont rompu les négociations. Pour lui, le smoking, c'est fini pour le moment. Il doit revêtir sa salopette et mettre les mains dans le cambouis. S'il ne comprend pas cela, ce sera vite fini. J'en connais un autre qui a brûlé sa classe par les deux bouts : Isaias. Après, ils le regrettent car une carrière, ça passe vite. Il fut un temps où les Diables Rouges se produisaient avec un certain bonheur à Anderlecht, au Standard et à Bruges car le Heysel était jugé un peu froid. Maintenant, c'est un problème de sécurité des spectateurs qui force les Diables Rouges à s'installer au Stade Constant Vanden Stock. La Belgique n'a même pas un stade national adéquat : c'est triste. D'autant plus que le football fait recette en Belgique. La semaine passée, des supporters d'Anderlecht ont fait la file dès quatre heures du matin devant le stade afin d'acheter un abonnement pour la saison. On y a dépassé le cap des 20.000 abonnés : c'est beau. Je me demande si le Stade Roi Baudouin ne serait pas plus à la page s'il appartenait à un grand club. Le grand journal à sensation allemand n'a pas apprécié la suspension de Torsten Frings pour la demi-finale de Coupe du Monde contre l'Italie. Jan Peeters faisait partie de la commission qui l'a justement sanctionné pour avoir frappé un Argentin. Le Bild a jeté Jan Peeters en pâture à ses lecteurs en disant qu'on pouvait l'exécuter. Je comprends que Jan Peeters ait été effrayé en lisant cela. Comme invitation à la violence, on fait difficilement mieux : dégoûtant. PROPOS RECUEILLIS PAR PIERRE BILIC