J'ai aimé Un Anderlecht retrouvé

J'ai vu contre Sivasspor un Sporting tel que j'aurais aimé le voir plus souvent la saison dernière. Celui qui pratique un jeu chatoyant, comme les spectateurs du stade Constant Vanden Stock l'apprécient tant. Avec des garçons intéressants, comme un Tom De Sutter auteur de deux buts. Ou un Nicolas Frutos lui aussi retrouvé. Le grand Argentin avait cette volonté de prouver à tout un chacun qu'il n'était pas fini. J'espère pour lui que les blessures ne le rattraperont pas. Il a assez donné ces deux dernières années. J'ai aussi découvert le vrai visage de Matías Suarez, celui que les scouts anderlechtois avaient aperçu en Argentine mais qu'il n'avait jamais montré depuis son arrivée en Belgique. Une année d'adaptation lui a suffi. Un changement de...

J'ai vu contre Sivasspor un Sporting tel que j'aurais aimé le voir plus souvent la saison dernière. Celui qui pratique un jeu chatoyant, comme les spectateurs du stade Constant Vanden Stock l'apprécient tant. Avec des garçons intéressants, comme un Tom De Sutter auteur de deux buts. Ou un Nicolas Frutos lui aussi retrouvé. Le grand Argentin avait cette volonté de prouver à tout un chacun qu'il n'était pas fini. J'espère pour lui que les blessures ne le rattraperont pas. Il a assez donné ces deux dernières années. J'ai aussi découvert le vrai visage de Matías Suarez, celui que les scouts anderlechtois avaient aperçu en Argentine mais qu'il n'avait jamais montré depuis son arrivée en Belgique. Une année d'adaptation lui a suffi. Un changement de système de jeu lui a aussi été bénéfique. Un bon entraîneur est celui qui sait adapter son système aux joueurs qu'il a à sa disposition. En homme intelligent, Ariel Jacobs l'a compris. La saison dernière, il ne pouvait pas tout chambouler en fonction d'un jeune joueur qui venait de débarquer. Mais cette année, Suarez peut devenir un pion important comme soutien d'attaque, sa meilleure place. Anderlecht tient peut-être en Suarez le fameux n°10 qu'il a longtemps cherché et que n'est pas, à mon avis, Mbark Boussoufa. Je le préfère toujours sur le flanc gauche, lorsqu'il peut rentrer dans le jeu. Il l'a démontré à Courtrai, où il a été étincelant. Boussoufa est revenu de vacances en pleine forme : il s'est bien reposé et a faim de football. Contrairement à la saison dernière, le Sporting n'a loupé ni son entrée en lice en coupe d'Europe, ni son premier match de championnat. Pour le Standard, c'est un peu l'inverse. Je m'attarde encore sur Anderlecht, mais je ne pouvais pas passer outre à cette affaire. Un joueur doit savoir qu'il a des droits, mais aussi des obligations. Je ne veux pas savoir si c'est le Standard, un club anglais ou un autre qui lui a fait tourner la tête. Peu importe, après tout. Mais ce n'est pas à la veille d'un important match de coupe d'Europe qu'il faut annoncer qu'on a envie de changer d'air. S'il souhaitait partir, Jelle Van Damme aurait dû en avertir ses employeurs plus tôt. En juin, par exemple. Il n'avait pas encore d'offre, à l'époque ? OK, mais tant pis. Van Damme a, en tout cas, de la chance que le match contre Sivasspor se soit terminé de cette manière. Ce 5-0 a permis d'éviter une révolution au Parc Astrid. C'est une chance pour le club, mais pour le joueur aussi, dont la carrière aurait pu prendre la direction d'une voie de garage si le match avait tourné autrement. La personne qui l'a influencé doit se dire qu'elle lui a donné de bien mauvais conseils. L'autre point négatif au Sporting, ce sont les gestes récurrents de Marcin Wasilewski. Le Polonais n'a, visiblement, toujours rien compris. Il doit se dire que son comportement risque de se retourner un jour contre lui. Il ne devra pas s'étonner le jour où il recevra, en retour, un bon coup de poing en plein visage. L'arbitre n'a même pas sanctionné ces gestes d'un carton jaune, mais il paraît que l'Union belge a désormais le pouvoir de sanctionner ce genre d'attitude en visionnant les images à la vidéo. J'espère que les décideurs de la Maison de verre seront conséquents avec eux-mêmes. En agissant de la sorte, ils ne feraient que se mettre à la hauteur des pays voisins où on suspend depuis longtemps des joueurs sur base d'images télévisées. En Belgique, on est en retard d'une guerre, comme d'habitude.né en 1941, heylens fut un excellent back droit (67x diable rouge, équipe d'europe 65, mondial 70 au mexique, 7 titres et 3 coupes de belgique avec anderlecht). coacha une douzaine de clubs (passa 5 ans au losc et fut coach belge 1984 à seraing).propos recueillis par daniel devos