J'ai aimé Le passage d'Oguchi Onyewu à l'AC Milan

Après Marouane Fellaini à Everton l'été passé, c'est donc Oguchi Onyewu qui a délaissé le Standard à destination d'un club plus prestigieux encore, l'AC Milan. Preuve s'il en est que les Rouches, qui viennent de se parer pour la deuxième fois de rang du titre de champion de Belgique, ne laissent pas indifférents. Mais ils se sont aussi et surtout montrés à toute l'Europe grâce à des prestations de haut vol sur cette scène contre Liverpool et la Sampdoria notamment. Deux adversaires qui auront pesé finalement de tout leur poids dans la destination des deux joueurs, puisque le milieu de terrain belgo-marocain avait brillé face aux Reds, précipitant dès lors son passage à Goodison Park. Et pour le stoppeur am...

Après Marouane Fellaini à Everton l'été passé, c'est donc Oguchi Onyewu qui a délaissé le Standard à destination d'un club plus prestigieux encore, l'AC Milan. Preuve s'il en est que les Rouches, qui viennent de se parer pour la deuxième fois de rang du titre de champion de Belgique, ne laissent pas indifférents. Mais ils se sont aussi et surtout montrés à toute l'Europe grâce à des prestations de haut vol sur cette scène contre Liverpool et la Sampdoria notamment. Deux adversaires qui auront pesé finalement de tout leur poids dans la destination des deux joueurs, puisque le milieu de terrain belgo-marocain avait brillé face aux Reds, précipitant dès lors son passage à Goodison Park. Et pour le stoppeur américain, auteur d'un match sans faille face à l'équipe génoise, il n'en était pas allé autrement puisque la Fiorentina, Palerme, de même que les Rossoneri, l'avaient dans le collimateur à ce moment-là. Au même titre d'ailleurs que Fulham, Birmingham et Portsmouth en Angleterre. Contrairement à son ex-partenaire à Sclessin, Dante, qui s'est lié au premier venu, en l'occurrence le Borussia Mönchengladbach, l'hiver dernier, Gooch a eu la bonne idée de ne pas parer au plus pressé. Au contraire, il a tablé sur la Coupe des Confédérations pour faire saliver les candidats-acquéreurs. Et à raison puisqu'entre les Lombards et les banlieusards londoniens, il n'y a pas vraiment photo. Tout comme il n'y a plus guère de comparaison possible entre le garçon à qui Metz refusa un contrat autrefois et le défenseur de pointure internationale qu'il est à présent. En l'espace de quelques mois, l'ancien Louviérois s'est métamorphosé comme nul autre. Chapeau pour lui. Et chapeau pour le travail réalisé tour à tour par Ariel Jacobs, Michel Preud'homme et Laszlo Bölöni avec lui. Avec Oguchi Onyewu, c'est indéniablement un premier joueur de grande envergure qui vient de quitter le Standard. La direction des Rouches ne pouvait de toute façon pas retenir le géant américain, qui était arrivé en fin de contrat. La question que je me pose à présent est de savoir combien de temps les hommes forts de Sclessin, Luciano D'Onofrio et Pierre François, pourront s'opposer aux départs de quelques autres éléments, eux aussi particulièrement prisés actuellement sur le marché des transferts. Je songe, évidemment, à Milan Jovanovic, Steven Defour et Dieumerci Mbokani. Des premières offres ont certes été refusées jusqu'ici. Mais quelle sera la position du duo de décideurs si d'aventure les chiffres explosent, grevant les 10 à 14 millions proposés naguère ? Ne seront-ils pas tentés, dans ce cas, de vendre, à l'image de ce qu'Anderlecht avait fait en 2001 en se séparant successivement de Jan Koller, Tomasz Radzinski, DidierD'Heedene et Bart Goor. Certains diront peut-être qu'avec les 20 millions perçus pour Marouane Fellaini et les 15 autres qui tomberont dans l'escarcelle du club via sa participation à la phase des poules de la Ligue des Champions, le Standard est sur le velours du point de vue financier. D'accord, mais le danger ne réside pas là. Il se situe plutôt chez les joueurs eux-mêmes. Par rapport aux pays voisins, nos footballeurs, il faut bien l'avouer, font figure de parents pauvres. Moins d'un million d'euros bruts par an, qui semble être la norme au Standard, c'est une somme pour laquelle certains ne font pas leurs lacets en Angleterre, en Allemagne et même en France. Fellaini est bien placé pour en parler avec ses anciens coéquipiers. Comment ne pas être tenté dans ces conditions ? Car l'argent, pour un joueur, c'est la reconnaissance de sa valeur. né en 1941, heylens fut un excellent back droit (67x diable rouge, équipe d'europe 65, mondial 70 au mexique, 7 titres et 3 coupes de belgique avec anderlecht). coacha une douzaine de clubs (passa 5 ans au losc et fut coach belge 1984 à seraing) propos recueillis par bruno govers