j'ai aimé Le 33e bulletin du Standard et d'Anderlecht

Encore une semaine de patience et ce sera l'heure de la remise des prix. On savait depuis huit jours que Mons et Tubize avaient droit aux deux bonnets d'ânes. Dans le haut du tableau, Gand est déjà certain d'une qualification européenne mais devra prendre la mesure du Standard pour garder sa troisième place. Les deux leaders n'ont pas eu autant de sueurs aussi froides que huit jours plus tôt. Tous les deux ont obtenu un bon 33e bulletin.
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Encore une semaine de patience et ce sera l'heure de la remise des prix. On savait depuis huit jours que Mons et Tubize avaient droit aux deux bonnets d'ânes. Dans le haut du tableau, Gand est déjà certain d'une qualification européenne mais devra prendre la mesure du Standard pour garder sa troisième place. Les deux leaders n'ont pas eu autant de sueurs aussi froides que huit jours plus tôt. Tous les deux ont obtenu un bon 33e bulletin. A Anderlecht, c'est Mbark Boussoufa qui a magistralement fait sauter le bouchon. Son coup franc était une merveille. Les Bruxellois ont émergé facilement après le blâme de la semaine précédente subi à Tubize. Les Anderlechtois ont fait preuve d'envie et leur succès contre Roulers ne se discute pas. Le Standard avait poussé un énorme ouf de soulagement après la 32e journée et n'a pas été surpris par le Club Bruges. Sa tâche était quand même plus compliquée que celle d'Anderlecht, même si son visiteur flandrien est en chute libre. Sans un super- Stijnen, le Bruges de Jacky Mathijssen serait revenu avec cinq ballons dans ses filets. J'ai évidemment apprécié la complémentarité du duo Milan Jovanovic- Dieumerci Mbokani. Mais un autre Standardman a haussé son rendement offensif : Oguchi Onyewu. L'Américain ne se contente plus de régler le trafic aérien défensif : il domine désormais les débats devant le gardien adverse. Et quand ce gratte-ciel s'élève, on l'arrête difficilement. Il a beaucoup été question du petit conflit entre Jovanovic et Axel Witsel avant la transformation du penalty. Honnêtement, je crois que c'est une bricole. Ils étaient tous les deux hyper motivés. J'attends Gand-Standard et Genk-Anderlecht avec impatience et tant mieux si le championnat se termine ensuite par des tests matches : ce sera notre finale de la Ligue des Champions. Quand un joueur s'identifie autant que Frank Defays à son club, on lui déniche un job dans le staff technique. Or, il s'en va... Defays était arrivé chez les Zèbres en 1999 et, à l'époque, Charleroi tirait le diable par la queue. Au Mambourg, le sou était rare et Luka Peruzovic bricola une équipe comme il pouvait. Defays débarquait de Namur et de D3. Il était inscrit dans la tradition de réussite des joueurs de cette série à Charleroi. Il a réussi de belles choses en D1 mais il a surtout duré, fait preuve de sérieux durant une période de 10 ans, ce qui n'est pas rien quand on mesure la fragilité des choses à Charleroi Defays, c'était un 4 x 4, un joueur capable de résister à tout en étant un bon pro. Il était heureux de pratiquer un beau métier tout en se méfiant des flatteurs. Defays a tout de suite pris de la hauteur afin d'avoir une vue claire des choses de la D1 qu'il a finalement découverte sur le tard. A un moment, il a eu le niveau de l'équipe nationale. Les Diables Rouges cherchaient une solution pour le poste de back droit mais les grands manitous n'ont jamais songé à lui. Capi a été le roc de Charleroi. Un club comme celui-là doit chercher des Defays aux quatre coins des provinces du Hainaut et de Namur. Et il y a d'autres Defays à gauche et à droite. Je le connais et je connais parfaitement sa valeur et son exemplarité. Il s'occupe des jeunes de l'Union Namur et j'ai pu mesurer sa popularité et la qualité de son travail avec le blé qui lève. La saison prochaine, Defays continuera sur cette lancée chez les Merles. C'est une bénédiction pour un club comme Namur où Gabor Bukran, encore un ancien Carolo, sera mon adjoint. Avec plus de gars qui vont au charbon, Charleroi n'aurait jamais vécu une saison délicate. Il aura quand même fallu attendre l'avant-dernière dernière journée avant que les Zèbres sauvent leur peau en D1. né en 1941, heylens fut un excellent back droit (67x diable rouge, équipe d'europe 65, mondial 70 au mexique, 7 titres et 3 coupes de belgique avec anderlecht). coacha une douzaine de clubs (passa 5 ans au losc et fut coach belge 1984 à seraing).propos recueillis par Pierre Bilic