J'ai aimé Le 4-2-4 du Standard

Les Liégeois ne doivent plus s'interroger à propos de leur banc. Ennuyé par un point d'élongation à la cuisse, Milan Jovanovic a renoncé à la dernière minute à prendre part au match contre Lokeren. Christian Benteke l'a bien remplacé et fut l'auteur du seul but. Le Standard aligna pas mal de jeunes dont un excellent technicien sur le flanc gauche, Mehdi Carcela. Les Liégeois ont émergé avec une équipe dont la moyenne d'âge ne dépassait pas les 22 ans. Laszlo Bölöni a raison quand il dit : " Si nous avions la chance de bosser cinq ans ensemble, cet effectif irait très loin. " Le coach du Standard est dans le vrai mais, vu la taille de la D1 belge, il sait que nos clubs ont obligés de vendre régulièrement leurs meilleurs éléments pour nouer...

Les Liégeois ne doivent plus s'interroger à propos de leur banc. Ennuyé par un point d'élongation à la cuisse, Milan Jovanovic a renoncé à la dernière minute à prendre part au match contre Lokeren. Christian Benteke l'a bien remplacé et fut l'auteur du seul but. Le Standard aligna pas mal de jeunes dont un excellent technicien sur le flanc gauche, Mehdi Carcela. Les Liégeois ont émergé avec une équipe dont la moyenne d'âge ne dépassait pas les 22 ans. Laszlo Bölöni a raison quand il dit : " Si nous avions la chance de bosser cinq ans ensemble, cet effectif irait très loin. " Le coach du Standard est dans le vrai mais, vu la taille de la D1 belge, il sait que nos clubs ont obligés de vendre régulièrement leurs meilleurs éléments pour nouer les deux bouts. Cela étant dit, le Standard a bien dominé les débats durant la 1re mi-temps face à un Lokeren, drivé par son nouveau coach, Alexandar Jankovic, incapable de contrer la circulation du ballon. C'était du grand art avec un souci : la percussion faisait défaut. Le Standard méritait plus qu'un but d'avance au repos. Et, comme c'est souvent le cas, l'équipe qui a largement dominé les débats sans mettre son adversaire hors combat a craint jusqu'au bout de ne pas encaisser un contre. En plus du brio des jeunes, j'ai retenu l'intéressante occupation du terrain des Liégeois. Ils ne jouent pas en 4-2-3-1, en 4-3-3 ou en 4-4-2 mais bien en 4-2-4. Réginal Goreux et Carcela n'ont pas cessé de déborder sur les ailes avant de centrer. Les gars du deux, Steven Defour et Axel Witsel, ont pressé très haut tout en distribuant le jeu. Ce 4-2-4 est étonnant en 2009 mais, il y a plus de 40 ans, une grande génération anderlechtoise jouait de cette façon-là, avec Jef Jurion et Pierre Hanon dans le deux : de 1964 à 1968, elle empocha cinq titres. Même si le foot a changé, je retrouve pas mal de similitudes entre ces deux époques. A la fédération, il serait tout doucement temps de sanctionner Stijn Stijnen. Je ne songe pas aux attentats qu'il signe parfois sur les terrains. Quand il prend la parole, c'est aussi pour détruire. Il s'était déjà ridiculisé sur la scène mondiale en conseillant, avant un Portugal-Belgique, de mettre Cristiano Ronaldo hors combat. Cela ne lui a pas servi de leçon. Après la débâcle contre la Bosnie-Herzégovine, à Zenica, il s'est frotté à Sébastien Pocognoli. L'incident aurait dû rester secret : c'était de la cuisine interne. Il en a remis une couche la semaine passée en s'attaquant dans la presse à ceux qui se soucient plus de leur sac Vuitton que du match. Inutile de dire qu'il vise les jeunes. Même si la fédé dément comme elle le peut, la polémique est incessante et prouve bien que le conflit des générations en équipe nationale n'est pas une vue de l'esprit ou une invention de la presse. C'est inquiétant mais je suis encore plus révolté par le délire anti-de Sart de Stijnen. Le gardien du Club Bruges estime que l'éventuelle arrivée du coach des Espoirs à la tête des Diables Rouges se terminerait rapidement par un échec. Il se réfère à des " confidences " et estime que ce serait la république. Stijnen veut un coach national qui a du métier. Là, à nouveau, il a largement dépassé les limites du tolérable. C'est une entreprise de démolition, de déstabilisation d'un homme qu'il ne connaît à peine, je suppose. Le gardien brugeois s'érige en juge d'une situation, se mêle à sa façon d'un problème qui ne le concerne pas. Craint-il Logan Bailly au point de discréditer le coach qui l'a lancé en Espoirs ? Il n'est pas encore le président de la fédération. Ce n'est pas à lui de choisir le nouveau patron de l'équipe nationale. En critiquant de Sart, il s'en prend à un coach national (celui des Espoirs) et donc à la fédération. En réalité, Stijnen n'avait pas sa place en équipe nationale et il devrait la perdre après de tels propos. né en 1941, heylens fut un excellent back droit (67x diable rouge, équipe d'europe 65, mondial 70 au mexique, 7 titres et 3 coupes de belgique avec anderlecht). coacha une douzaine de clubs (passa 5 ans au losc et fut coach belge 1984 à seraing). propos recueillis par pierre bilic