J'ai aimié Le printemps de Walter Baseggio

Si je devais offrir un bel £uf en guise de cadeau de Pâques à un joueur de D1, je l'enverrais à Walter Baseggio. J'ai vu de magnifiques buts lors de la 28e journée de championnat, dont ceux d' Alfonso Ruiz de Westerlo, mais j'ai surtout été épaté par les passes décisives de Walter. Que ce soit sur phases arrêtées ou durant la circulation du ballon, Walter a servi du caviar aux attaquants de Mouscron. Sa balle en profondeur sur le premier but d' Idir Ouali était une petite merveille technique comme on en voit hélas trop peu chez nous.
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Si je devais offrir un bel £uf en guise de cadeau de Pâques à un joueur de D1, je l'enverrais à Walter Baseggio. J'ai vu de magnifiques buts lors de la 28e journée de championnat, dont ceux d' Alfonso Ruiz de Westerlo, mais j'ai surtout été épaté par les passes décisives de Walter. Que ce soit sur phases arrêtées ou durant la circulation du ballon, Walter a servi du caviar aux attaquants de Mouscron. Sa balle en profondeur sur le premier but d' Idir Ouali était une petite merveille technique comme on en voit hélas trop peu chez nous. Baseggio a distillé une passe d'une précision diabolique entre deux Montois, génialement dosée pour que son équipier puisse la cueillir idéalement avant de battre le gardien adverse. Quand il est dans un bon jour, le gars de Clabecq n'a pas son égal en D1. Le temps n'a pas toujours été ensoleillé pour lui cette saison (il a parfois ciré le banc) mais ce passeur-frappeur vit un splendide printemps qui doit le faire réfléchir. Son talent aurait dû lui permettre de vivre une plus belle carrière. Ses aventures à l'étranger ne furent pas des succès. A 30 ans, il rêve probablement d'un dernier grand transfert, sûrement hors frontières ; ce qui serait tout simplement une grosse erreur. Si Walter veut réussir la dernière partie de sa carrière, il devrait rester chez les Hurlus. Là, tout le monde le connaît et l'équipe a besoin de ses coups d'éclat. Il peut compter sur l'estime et la compréhension d'un coach, qui sait comment le prendre. Un tel distributeur ne se trouve pas sous le sabot d'un cheval et s'il devait partir vers d'autres cieux, ce serait très embêtant pour l'Excel. Cela signifie, au bout du compte, que ce Mouscron débarrassé de ses soucis financiers et un Baseggio en pleine maturité sont faits pour vivre encore quelques saisons ensemble. La fédération comptera bientôt ses sponsors sur les doigts de la main. Leur déception est compréhensible après les derniers exploits de l'équipe nationale. Il faut préparer l'Euro 2012 et ne pas traiter les affaires courantes jusqu'à la fin des matches de qualification pour la prochaine Coupe du Monde. J'ai lu des tas de scénarios et mon attention a été attirée par celui de Jean-Louis Donnay du Soir. Selon lui, si Guus Hiddink parvient à se partager entre l'équipe nationale russe et Chelsea, Eric Gerets devrait pouvoir coacher un grand club et les Diables Rouges. C'est une réflexion intéressante mais le cas du Néerlandais est différent car, à la limite, il bosse pour le même patron vu que le propriétaire de Chelsea, Roman Abramovich, a évidemment son mot à dire en Russie. Même si un coach fédéral n'a pas forcément du travail à en mourir, c'est plus délicat dans d'autres cas de figure. A mon avis, Gerets a d'autres chats à fouetter pour le moment. Il n'a que 55 ans et, s'il ne reste pas à Marseille au terme de la saison, des clubs anglais, italiens, allemands ou espagnols lui feront des ponts en or. L'Union belge ne pourra jamais s'aligner sur de tels montants. Gerets, c'est pour plus tard. Dans 20 ans, il dansera encore comme le Fred Astaire bosniaque, Ciro Blazevic. Jean-François de Sart est évidemment l'homme de la situation. Mais ne peut-on pas imaginer un duo de Sart- Marc Wilmots ? J'ai connu une telle formule en équipe nationale durant les années 60 avec un sélectionneur ( Constant Vanden Stock) et un entraîneur ( Arthur Ceuleers ou, surtout, Raymond Goethals). Vanden Stock était sur le banc, se levait parfois pour crier un bon coup mais c'est Goethals qui entraînait et coachait. Cela marchait bien. De Sart est calme comme Vanden Stock alors que Wilmots a la tchatche et le punch de Goethals. né en 1941, heylens fut un excellent back droit (67x diable rouge, équipe d'europe 65, mondial 70 au mexique, 7 titres et 3 coupes de belgique avec anderlecht). coacha une douzaine de clubs (passa 5 ans au losc et fut coach belge 1984 à seraing)propos recueillis par pierre bilic