J'ai aimé La bravoure de Mouscron

J'ai vu beaucoup de choses intéressantes lors de la 27e journée de championnat mais c'est surtout la formidable attitude des joueurs de Mouscron qui m'a touché. La presse n'a cessé de diffuser les oraisons funèbres des Hurlus avant le voyage au Cercle. Il ne manquait plus que l'extrême-onction. Pour eux, rien n'est évident à vivre depuis des mois mais, une fois de plus, ils ont laissé leurs doutes dans le vestiaire avant de donner une image positive de leur effectif. Sans leurs pépins, les hommes d' EnzoScifo et de Geert Broeckaert auraient peut-être pu se mêler à la bataille pour une place en Coupe de l'UEFA, c'est tout dire. Après le match, Enzo a bien fait d'affirmer qu'il avait tout vu dans le chef de sa formation : solidarité, sérieux, audace,...

J'ai vu beaucoup de choses intéressantes lors de la 27e journée de championnat mais c'est surtout la formidable attitude des joueurs de Mouscron qui m'a touché. La presse n'a cessé de diffuser les oraisons funèbres des Hurlus avant le voyage au Cercle. Il ne manquait plus que l'extrême-onction. Pour eux, rien n'est évident à vivre depuis des mois mais, une fois de plus, ils ont laissé leurs doutes dans le vestiaire avant de donner une image positive de leur effectif. Sans leurs pépins, les hommes d' EnzoScifo et de Geert Broeckaert auraient peut-être pu se mêler à la bataille pour une place en Coupe de l'UEFA, c'est tout dire. Après le match, Enzo a bien fait d'affirmer qu'il avait tout vu dans le chef de sa formation : solidarité, sérieux, audace, travail, mental gagnant, etc. Les mecs n'ont rien lâché face à un adversaire doté de solides arguments. L'Excelsior avait décidé de ronger son os jusqu'au bout. Christophe Lepoint s'est comporté comme un des chefs de la meute. Je suis ébahi par la force de caractère de ce joueur. A 24 ans, après des tas d'aventures (formé à Anderlecht, il a joué à Munich 1860, à Willem II, à Gençlerbirligi et à Tubize), il découvre enfin la D1 belge. Lepoint balaye la ligne médiane dans tous les sens et récupère un maximum de ballons. Il donne tout au collectif mais est capable aussi de mettre solidement le nez à la fenêtre. Lepoint y apporte sa taille, sa hargne, sa frappe, etc. Au Cercle, il a mis sa tête où d'autres n'osent pas glisser un pied. Cette bravoure a rapporté un but et trois points en prime. Je comprends la fierté de Scifo. La réussite de Lepoint fait songer à celle de Jonathan Mununga au FC Malinois ou de David Vandenbroeck au Sporting Charleroi : Tubize doit nourrir des regrets en pensant à de tels anciens. Gand se frotte les mains : Lepoint y fera fureur la saison prochaine. Depuis le début de la saison, Hein Vanhaezebrouck se comporte comme les évangélistes américains : il prêche tout le temps. Le gourou de Courtrai a innové en en D1 car son équipe présente un jeu offensif. Mais le Roi Hein ne supporte pas le stress propre au métier de coach. Dommage pour quelqu'un qui a été cité à Genk où la nervosité règne au quotidien. Comme d'autres coaches, il pleurniche souvent et voit des ennemis partout : cela écorne son bilan. N'a-t-il pas déclaré un jour que Courtrai était défavorisé par les arbitres ? C'était une nouvelle version du grand complot. Vanhaezebrouck vaut mieux que ces sornettes du Moyen Age. En attendant qu'il change de religion, Courtrai-Club Bruges a répondu à toutes les attentes. A 0-2, le FC Vanhaezebrouck a su trouver les réponses pour égaliser. Le but de Jimmy Hempte est une merveille, un must du championnat : reprise en un temps, corps bien balancé et puissance de feu. Quand Elimane Coulibaly a égalisé, le Club Bruges a tremblé mais n'a pas cédé. L'équipe a été cherché le succès pour l'offrir à Jacky Mathijssen : un beau cadeau pour un homme, marqué physiquement, qui a paru tellement seul face aux problèmes brugeois. Le groupe a refusé de sonner l'hallali dont il était alors question. Si le but de Hempte valait le coup d'£il, on peut en dire de même pour celui de Wesley Sonck. On ne voit pas tous les jours une Madjer à un moment clef de la rencontre. C'est un geste qui s'explique par une immense maîtrise technique. C'est souvent imparable pour les gardiens de but qui sont pris à contre-pied. Ils s'attendent à un coup de canon mais sont surpris par la finesse du geste de l'attaquant. Ce but souligne toute l'importance d'un attaquant aussi doué : Bruges ne peut pas s'en passer. Vanhaezebrouck a dû se dire que Sonck pactisa avec le diable pour réaliser ce but. né en 1941, heylens fut un excellent back droit (67x diable rouge, équipe d'europe 65, mondial 70 au mexique, 7 titres et 3 coupes de belgique avec anderlecht). coacha une douzaine de clubs (passa 5 ans au losc et fut coach belge 1984 à seraing).propos recueillis par pierre bilic