J'ai aimé Le cran du Lierse en Coupe

C'est sans complexe que le Lierse s'est rendu à Genk en match aller des demi-finales de la Coupe de Belgique. Je n'ai pas été étonné par le cran et l'excellente performance des Lierrois (2-2), ce qui leur permet de rêver d'une qualification pour la finale. Même si certains font la fine bouche, c'est la preuve que l'écart entre le top de la D2 et la colonne de droite de l'élite est mince. Une équipe de D2 en finale, ce n'est pas une catastrophe mais la preuve que le foot d'en bas tient la route ; ce serait même chouette alors que la D1 craque sous les soucis. Saint-Trond et le Lierse se sont donnés les moyens de leurs visées : stades rénovés, staffs de qualité, effectifs équilibrés avec du métier, de la jeunesse.
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C'est sans complexe que le Lierse s'est rendu à Genk en match aller des demi-finales de la Coupe de Belgique. Je n'ai pas été étonné par le cran et l'excellente performance des Lierrois (2-2), ce qui leur permet de rêver d'une qualification pour la finale. Même si certains font la fine bouche, c'est la preuve que l'écart entre le top de la D2 et la colonne de droite de l'élite est mince. Une équipe de D2 en finale, ce n'est pas une catastrophe mais la preuve que le foot d'en bas tient la route ; ce serait même chouette alors que la D1 craque sous les soucis. Saint-Trond et le Lierse se sont donnés les moyens de leurs visées : stades rénovés, staffs de qualité, effectifs équilibrés avec du métier, de la jeunesse. Ces ambitions font du bien à l' Exqi League. Le Lierse est redevenu une machine de D1. Il y a du monde au stade mais ce succès s'explique aussi par les moyens financiers de son investisseur égyptien. Il veut monter à tout prix et a recruté des stars. Thomas Radszinski coûte une fortune et ses primes de victoires (5.500 euros par match gagné, m'a-t-on dit) ne peuvent que faire rêver les joueurs des clubs moins favorisés. En cas d'accès à la D1, chaque joueur du Lierse recevrait les clefs d'une maison en Egypte. Si Saint-Trond décroche le titre, le Lierse devra passer par le tour final de D2, des duels avec les 15e et 16e de D1. Ajoutez-y une éventuelle finale de Coupe et cela donne une fin de saison terrible. Il ne faut pas oublier non plus que Turnhout (en tête de la D3 B) appartient au grand patron égyptien du Lierse. Si le Lierse et Turnhout devaient se retrouver en D2 la saison prochaine, cela poserait un gros souci à l'Union belge. Des clubs ne manqueront alors pas l'occasion d'attaquer le Lierse en justice car une même personne possédant deux clubs dans une même série, ça pose un sérieux problème.La partie de bras de fer entre le Standard et Anderlecht ne fait que commencer. Les Liégeois ont souffert avant de s'imposer sur le fil à Mons. Le ballon était fortement freiné par l'état du terrain devant la tribune principale. C'est une excuse valable mais insuffisante pour expliquer cette performance en demi-teinte. Sans le dernier effort d' Axel Witsel, deux points seraient partis en fumée. Le Standard n'a pas été brillant contre la lanterne rouge alors qu'Anderlecht s'est facilement défait d'un croqueur de géants édenté,... Zulte Waregem. En réaction à tout le foin dû à l'affaire du penalty de Guillaume Gillet à Mouscron, Ariel Jacobs s'était moqué de Michel Pompette ( MichelDaerden) à la veille de la venue de Zulte-Waregem à Bruxelles. Pour le paraphraser, on peut affirmer que Zulte Waregem était à côté de ses pompes au stade Constant Vanden Stock. Tom De Sutter n'a pas joué à Mouscron mais bien contre Zulte et tout le monde a vu la différence. De Sutter pèse sur les défenses adverses. Mbark Boussoufa a éclairé le match de ses coups d'éclat et est très à l'aise dans son rôle d'électron libre. Il est parvenu à faire oublier Ahmed Hassan. Au fil du temps, la tension monte indiscutablement entre Anderlecht et le Standard et je regrette les initiatives ou les propos de l'un ou l'autre, que ce soit à Sclessin ou au Parc Astrid. Il ne faudrait pas que des dirigeants et des coaches soient finalement plus médiatisés que les joueurs : ce serait le monde à l'envers. La D1 a assez de soucis et mérite quand même mieux qu'une guéguerre psychologique et des tirs sournois. Je préfère de loin m'intéresser au prochain rendez-vous d'Anderlecht et du Standard. Le Sporting se rend à Malines où cela chauffe toujours et le Standard reçoit Genk sans Steven Defour suspendu. Place au jeu ! né en 1941, heylens fut un excellent back droit (67x diable rouge, équipe d'europe 65, mondial 70 au mexique, 7 titres et 3 coupes de belgique avec anderlecht). coacha une douzaine de clubs (passa 5 ans au losc et fut coach belge 1984 à seraing).propos recueillis par pierre bilic