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La chevauchée fantastique de Joao Carlos
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La chevauchée fantastique de Joao Carlos Le long raid de l'arrière central de Genk sur les routes menant au but de Malines était superbe. Dans le football belge actuel, on survole trop les lignes médianes et tout se joue dans les airs, sur coups francs, etc. Les grands formats émergent souvent de la tête. C'est parfois le cas de Joao Carlos de Genk mais il possède aussi des armes techniques que les autres " basketteurs " de D1 n'ont pas. A Malines, le Brésilien est parti de son camp et a remonté tout le terrain sans jamais tirer la langue. Tout semblait facile et délié dans sa démarche. Il n'a pas dû brancher son GPS pour savoir où il était sur le terrain. Elégant, il s'est appuyé sur un équipier et a perforé toute l'équipe adverse avant de se présenter devant le gardien.Toujours bien en souffle, il a calmement propulsé le ballon dans les filets. C'était vraiment splendide. On redécouvre un peu le rôle de l'arrière central moderne. Le centre de la pelouse est tellement encombré que l'arrière central se retrouve finalement dans une position intéressante pour imaginer et oser une action personnelle. Les adversaires sont tellement pris par leurs missions de marquage que c'est un élément de surprise intéressant. Pour le moment, Joao Carlos est manifestement le meilleur arrière central de D1... et le meilleur buteur de Genk en championnat avec six buts ! Il y en a d'autres qui ne passent pas inaperçus mais aucun ne présente une palette d'atouts aussi complète que celle de Joao Carlos. Je m'étonne quand Genk prend Anderlecht, le Standard ou le Club Bruges de vitesse pour l'engager. Les Limbourgeois le revendront un jour à prix d'or. Je m'avance un peu mais il me fait penser au légendaire Laurent Verbiest. Et je ne vois pas de Lorenzo au centre de la défense mauve. Joao Carlos y aurait fait merveille. Le nul d'Anderlecht à Mouscron Bravo à Enzo Scifo qui a bien utilisé les moyens mis à sa disposition contre Anderlecht. Mouscron a indiscutablement revu son organisation défensive et les Hurlus ont bien quadrillé le terrain durant. C'était de bonne guerre face à un des deux ténors de D1. Le travail et le sérieux sont les bouées de sauvetage des équipes les moins huppées. Il en a toujours été ainsi et c'est avec plaisir que j'ai lu l'interview de Robbie Rensenbrink dans le Laatste Nieuws. J'ai joué avec Rob à Anderlecht. A propos de la difficulté de négocier un petit match, il a déclaré : " C'est Raymond Goethals qui a inventé que nous revêtions notre smoking en Europe et une salopette à Beringen. C'était totalement faux. Anderlecht était bel et bien animé par le désir de tout gagner. Mais en championnat, les petites équipes tiraient bien la couverture. Il était extrêmement difficile de se dépêtrer d'un marquage permanent alors qu'on jouissait indiscutablement de plus de liberté en Coupe d'Europe. " Anderlecht ne vit plus la même époque. Durant les années 70, le titre lui échappa souvent en raison de gaspillages contre les sans-grade. Cette frustration était largement compensée par de grands résultats européens. Maintenant, Anderlecht a besoin de titre comme de pain blanc. Au Stade Constant Vanden Stock, on n'aimerait pas que le Standard remette le couvert à la fin du championnat. Les Mauves avaient marqué des points en prenant la mesure du Standard, mais si c'est pour faire preuve de fragilité huit jours plus tard, c'est vain. Je n'oublie pas non plus qu'Anderlecht a été dominé et a hérité d'un penalty cadeau ! Sans cela, je me demande si les Mauves auraient obtenu le nul face à un Mouscron où Walter Baseggio a parfaitement distillé le jeu. Quand il joue comme cela, Walter est indispensable. Ce grand joueur prouve que les petits clubs sont utiles et bien vivants en D1. né en 1941, heylens fut un excellent back droit (67x diable rouge, équipe d'europe 65, mondial 70 au mexique, 7 titres et 3 coupes de belgique avec anderlecht). coacha une douzaine de clubs (passa 5 ans au losc et fut coach belge 1984 à seraing) propos recueillis par pierre bilic