Les Diables contre l'Espagne

Il y avait très longtemps que je n'avais plus assisté à une prestation aussi aboutie de nos Diables que celle réalisée face à l'Espagne. C'était une toute bonne équipe belge, remarquablement disposée sur le terrain par René Vandereycken. Pour la première fois depuis son arrivée en sélection, l'homme est enfin parvenu à apposer une véritable griffe sur cette formation. Ce qui, soit dit en passant, n'est tout de même pas trop tôt, vu qu'il la dirige depuis plus de deux ans. Timmy Simons et ses partenaires auraient mérité de prendre un point face aux champions d'Europe mais ils ont hélas payé cher leurs erreurs de jeunesse. Comme sur cette relance hasardeuse de Marouane Fellaini sur la phase du but égalisateur. Je trouve aussi que...

Il y avait très longtemps que je n'avais plus assisté à une prestation aussi aboutie de nos Diables que celle réalisée face à l'Espagne. C'était une toute bonne équipe belge, remarquablement disposée sur le terrain par René Vandereycken. Pour la première fois depuis son arrivée en sélection, l'homme est enfin parvenu à apposer une véritable griffe sur cette formation. Ce qui, soit dit en passant, n'est tout de même pas trop tôt, vu qu'il la dirige depuis plus de deux ans. Timmy Simons et ses partenaires auraient mérité de prendre un point face aux champions d'Europe mais ils ont hélas payé cher leurs erreurs de jeunesse. Comme sur cette relance hasardeuse de Marouane Fellaini sur la phase du but égalisateur. Je trouve aussi que Stijn Stijnen a sa part de responsabilité sur le deuxième goal. On a beau dire ce qu'on veut, il ne règne pas en maître dans son petit rectangle. C'est une tare au plus haut niveau. Je n'ai jamais été un partisan de l'ex-Anderlechtois. Je ne comprenais pas comment un footballeur pro comme lui avait toujours besoin d'un temps considérable avant d'entrer dans son match. Face à l'Espagne, le joueur de Genoa est entré directement dans le vif du sujet, contrairement à son habitude, et fut avec Vincent Kompany le roi du terrain. S'il persiste, le problème du back droit en équipe nationale sera bel et bien résolu. Les Waeslandiens nous ont tellement habitués aux nuls qu'une victoire avec eux, comme celle acquise contre Courtrai, peut être considérée comme un événement. Ce qui m'a tout particulièrement plu, c'est la prestation de leur avant Ouma Maâzou. Inconnu au bataillon des footballeurs avant le début de cette saison, le Nigérien s'inscrit dans la lignée des grands attaquants qu'a connus le club de Daknam, comme Sambegou Bangoura ou Aristide Bancé.Ce n'est pas parce qu'il a enfin réalisé un match correct à la tête des Diables qu'il doit se croire subitement tout permis et donner des leçons à tout le monde. Dans un passé récent, il avait déjà critiqué son prédécesseur, Aimé Anthuenis, qu'il avait accusé de copinage avec la presse. Cette fois, c'est son ex-coéquipier Walter Meeuws qui s'est fait remonter les bretelles sous prétexte qu'il n'avait pas à se mêler de ses choix tactiques. Mais où va-t-on ? Vandereycken devrait se rendre compte que l'équipe belge est une affaire nationale et qu'il doit composer avec dix millions d'avis, qui ne sont pas nécessairement les mêmes que le sien. Chacun a le droit d'avoir son opinion, a fortiori d'anciens footballeurs de haut niveau. Le mot reconnaissance est-il inscrit dans le dictionnaire de Nicolas Frutos ? Eu égard à ses récriminations envers le staff médical anderlechtois, et le docteur José Huylebroeck en particulier, je n'en ai pas l'impression. A la place de l'attaquant, je saurais gré au RSCA de lui avoir permis de poursuivre sa revalidation, comme il l'entendait dans son pays, au lieu de déverser sa bile. C'est une faute très grave qui doit être pénalisée. L'Italien se dit dégoûté parce que l'arbitre Joeri Van de Velde a accordé un penalty léger au Standard dans les arrêts de jeu face à Mons. Désolé, mais en se frottant à Axel Witsel dans la surface de réparation, les Dragons ont tout simplement donné au directeur de jeu l'occasion de montrer le point de penalty. Ce n'est donc pas au referee qu'il faut s'en prendre mais à soi-même. Les états d'âme de Frutos sont peu de chose en regard du cinglant revers subi au Gaverbeek. 4-0, c'est le feu au Parc Astrid. On parle souvent de la position précaire d'Harm Van Veldhoven au Germinal Beerschot. Mais Ariel Jacobs est-il mieux loti ? propos recueillis par bruno govers - né en 1941, heylens fut un excellent back droit (67x diable ro