J'ai aimé La furia du Standard

Le Standard a joué en champion, affichant la volonté nécessaire pour viser la victoire. En deuxième mi-temps, il a submergé Anderlecht et a plus que jamais mérité son titre. Le Standard, c'est un groupe solidaire. Sa défense a encore fait preuve de beaucoup de stabilité ; l'entrejeu, malgré sa jeunesse, est omniprésent et ses deux attaquants sont complémentaires. Dieumerci Mbokani a prouvé si besoin en était encore qu'Anderlecht aurait dû le garder. Il a un talent fou mais il faut qu'il se mette dans la tête que la vie de footballeur pro est très différente en Europe par rapport à l'Afrique. Je préfère un joueur qui arrive en retard à l'entraînement et dont l'appartement n'est pas très propre mais qui montre quelque chose sur le terrain ; à un autre trè...

Le Standard a joué en champion, affichant la volonté nécessaire pour viser la victoire. En deuxième mi-temps, il a submergé Anderlecht et a plus que jamais mérité son titre. Le Standard, c'est un groupe solidaire. Sa défense a encore fait preuve de beaucoup de stabilité ; l'entrejeu, malgré sa jeunesse, est omniprésent et ses deux attaquants sont complémentaires. Dieumerci Mbokani a prouvé si besoin en était encore qu'Anderlecht aurait dû le garder. Il a un talent fou mais il faut qu'il se mette dans la tête que la vie de footballeur pro est très différente en Europe par rapport à l'Afrique. Je préfère un joueur qui arrive en retard à l'entraînement et dont l'appartement n'est pas très propre mais qui montre quelque chose sur le terrain ; à un autre très ponctuel et que l'on ne voit pas sur le terrain. Anderlecht aurait mieux fait de l'encadrer. Le Cercle est manifestement la révélation de la saison. Cette équipe a évolué dans un contexte particulier et a connu une baisse de régime une fois qu'elle a été privée de son buteur. Le problème de ces noyaux un peu juste, c'est évidemment de ne pas posséder sur le banc assez de joueurs complémentaires. Heureusement, il a pu compter sur un Kris Sergeant qui a retrouvé les jambes de sa période à Zulte Waregem. Il remarche après son passage complètement manqué à Bari. Il s'est manifestement trompé en acceptant l'offre d'un club mal classé en D2 italienne mais il ne le reconnaîtra pas. Gand, qui se traînait, a eu un premier sursaut contre un Standard profondément remanié. En championnat, il a mis une nouvelle fois au grand jour le peu de consistance du Club Bruges. Gand méritait mieux, même si François Sterchele a hérité de la plus nette occasion de but. Une occasion que l'avant a manqué de manière incroyable en bottant sur le cadre un ballon alors qu'il était à deux mètres de la ligne et avec le gardien par terre. Un grand monsieur, qui a rendu une certaine éthique au football belge, s'en est allé. Certes il y a eu l'histoire Nottingham, mais quel autre dirigeant peut dire qu'il n'a jamais rien commis comme faute ? Lui, il a au moins fait en sorte que le football belge soit reconnu dans le monde entier. Et on en est loin aujourd'hui. Ce qui s'est passé à la fin de cette rencontre n'avait rien à voir avec le football. On ne peut accepter cette violence gratuite. Eric Deflandre a assez de métier pour savoir que quand on a reçu un premier carton jaune (justifié qui plus est), l'arbitre est devenu plus méfiant et qu'il dégaine encore plus vite. Attitude d'autant plus d'application en ce moment que la commission des arbitres vient de rappeler à l'ordre les arbitres qui n'osent pas sortir le deuxième carton. Timothy Derick a eu un comportement idiot en se faisant exclure alors que le coup de sifflet final avait été donné. Il n'y a plus péril en la demeure pour son équipe, qui peut déjà penser à la saison prochaine. Les supporters du Brussels ont fait la chenille à 0-2. D'accord, les chances de maintien étaient nulles depuis longtemps mais je n'aime pas les gens qui se moquent de leurs malheurs. Rentrer avec sa voiture en état d'ébriété dans la maison de personnes tranquillement installées chez elles : c'est grave ! Evidemment, cela vaut pour tout un chacun mais quand un footballeur commet une telle faute peu de temps avant un match important de son équipe, on peut s'interroger sur la manière dont il exerce son métier. Personnellement, ce n'est pas seulement une mise à l'écart temporaire qu'il mérite mais simplement de prendre la porte. né en 1941, heylens fut un excellent back droit (67x diable rouge, équipe d'europe 65, mondial 70 au mexique, 7 titres et 3 coupes de belgique avec anderlecht). coacha une douzaine de clubs (passa 5 ans au losc et fut coach belge 1984 à seraing)propos recueillis par nicolas ribaudo