J'ai aimé Le grand cru mauve... européen

Bordeaux s'attendait à déguster un mauvais vinaigre bruxellois qu'on ne proposerait même pas à la loterie de la plus modeste des kermesses. Au match aller, Laurent Blanc avait été nul dans son coaching. Il a répété ses erreurs lors de la deuxième manche en se privant de ses meilleurs éléments. Ce stratège a snobé Anderlecht et n'est vraiment pas un champion du monde de la tactique. L'entraîneur bordelais n'a pas vécu ce duel avec ses tripes. Il semblait absent, désintéressé. Il s'est fait berner par Ariel Jacobs. Blanc a probablement cru qu'il suffirait de paraître pour gagner et obtenir le Bayern Munich sur son assiette. Il a intérêt à relire la fable du renard et du corbeau. Pour devenir un grand coach, Blanc devra être moins hautain...

Bordeaux s'attendait à déguster un mauvais vinaigre bruxellois qu'on ne proposerait même pas à la loterie de la plus modeste des kermesses. Au match aller, Laurent Blanc avait été nul dans son coaching. Il a répété ses erreurs lors de la deuxième manche en se privant de ses meilleurs éléments. Ce stratège a snobé Anderlecht et n'est vraiment pas un champion du monde de la tactique. L'entraîneur bordelais n'a pas vécu ce duel avec ses tripes. Il semblait absent, désintéressé. Il s'est fait berner par Ariel Jacobs. Blanc a probablement cru qu'il suffirait de paraître pour gagner et obtenir le Bayern Munich sur son assiette. Il a intérêt à relire la fable du renard et du corbeau. Pour devenir un grand coach, Blanc devra être moins hautain. Jacobs lui a donné une leçon de motivation, de courage et d'humilité. A Bordeaux, c'était un Anderlecht grand cru avec un Mbark Boussoufa retrouvé, libéré, intenable. Mes amis français ont été impressionnés par Jacobs. Quand une équipe réussit cela sur la scène européenne, elle doit être capable de redresser le tir en championnat. Et pourtant, c'est tout le contraire qui s'est produit... Les Buffalos ont obtenu un point au Standard : c'est toujours une bonne affaire à Sclessin. Ce fut un match moyen et si on souligne souvent les atouts offensifs des Gantois, j'ai, cette fois, été impressionné par leur défense. En début de saison, certains " consultants " ont déclaré que Bojan Jorgacevic était un vulgaire chasseur de papillons. Ils sont obligés de revoir leur point de vue. Il a quand même dû remplacer Frédéric Herpoel qui était un monument à Gand. Cet effectif a tout. Trond Sollied a affirmé qu'il suffirait de deux ou trois renforts pour que cette équipe offensive joue le titre la saison prochaine : le Norvégien a probablement raison... Je suis touché par ce qui arrive à Enzo Scifo à Mouscron. C'est une poisse incroyable et une plongée en apnée qui pourrait coûter cher. Cet entraîneur mérite mieux que ce terrible bilan : 1 sur 18. La colère gronde à Mouscron et ça me fait penser à ce qui s'est passé à Lens. Là, une autre star, Jean-Pierre Papin, n'a pas su relancer la locomotive et le club nordiste lui a offert une belle-mère, le Druide Daniel Leclercq. Papin n'en pouvait plus. Il a accepté l'aide du barde chtimi et tout le monde est gagnant : Papin, Leclercq, Lens. Je ne sais pas ce qui va se passer mais si l'entraîneur est au pied du mur, c'est le cas aussi des joueurs. Les Liégeois n'ont pas répondu à l'attente contre Gand (0-0). Dommage quand on se souvient de leur brio au Club Bruges qui a pris la totalité de l'enjeu à Lokeren avec un brillant Glen Verbauwhede à la place de Stijn Stijnen suspendu. Pour être champion, il faut gagner chez soi. Dix nuls, c'est 20 points perdus sans être battu. Sans l'apport de Steven Defour, le Standard est assez limité dans la conception de son jeu. Son retour sera une des clefs de la fin de saison des Liégeois. Marouane Fellaini et Axel Witsel sont obligés d'en faire trop et de porter tout le poids du jeu. Hugo Broos est le huitième coach de D1 qui quitte son poste. Genk a pris cette décision quelques jours à peine après le décès de la mère d'Hugo à 86 ans : triste... Genk ne va pas bien mais Hugo était encore Coach de l'Année en 2007. Il n'est pas devenu mauvais du jour au lendemain. Les décideurs du club, dont Willy Reynders, doivent aussi s'interroger. Enfin, quand Gonzague Vandooren, passé à Mouscron, critique le Professeur Broos, j'ai envie de lui, dire : " Silence dans le fond de la classe... "né en 1941, heylens fut un excellent back droit (67x diable rouge, équipe d'europe 65, mondial 70 au mexique, 7 titres et 3 coupes de belgique avec anderlecht). coacha une douzaine de clubs (passa 5 ans au losc et fut coach belge 1984 à seraing)propos recueillis par pierre bilic