J'ai aimé La première mi-temps du Beerschot

Je sais qu'un match dure 90 minutes et que la messe n'est pas dite à la mi-temps. Après 45 minutes de jeu, Le Germinal Beerschot méritait de mener 0-3 ou 0-4 face à un Club Bruges dépassé par les événements, noyé sous les vagues de la marée anversoise. Tosin Dosunmu doit encore se demander comment il a fait pour rater toutes ces occasions de but. Si le Club est resté debout, c'est grâce à Stijn Stijnen. J'ai longtemps cru qu'il n'était qu'une crevette grise d'Oostduinkerke. Non, Stijnen est un requin dans son rectangle qui s'est élevé jusqu'au top de la hiérarchie des gardiens de but belges. A force de matches de très haut vol, il me donne tort. Je suis ravi de le dire car Stijnen a obtenu ses nouveaux galons sur le terrain. Je...

Je sais qu'un match dure 90 minutes et que la messe n'est pas dite à la mi-temps. Après 45 minutes de jeu, Le Germinal Beerschot méritait de mener 0-3 ou 0-4 face à un Club Bruges dépassé par les événements, noyé sous les vagues de la marée anversoise. Tosin Dosunmu doit encore se demander comment il a fait pour rater toutes ces occasions de but. Si le Club est resté debout, c'est grâce à Stijn Stijnen. J'ai longtemps cru qu'il n'était qu'une crevette grise d'Oostduinkerke. Non, Stijnen est un requin dans son rectangle qui s'est élevé jusqu'au top de la hiérarchie des gardiens de but belges. A force de matches de très haut vol, il me donne tort. Je suis ravi de le dire car Stijnen a obtenu ses nouveaux galons sur le terrain. Je suppose que le capitaine brugeois tire un maximum de sa collaboration avec Jacky Mathijssen et Dany Verlinden, deux anciens gardiens. Les gars du Kiel, comme ceux du Cercle Bruges, peuvent cependant être fiers de ce qu'ils apportent au football belge. Ils ont été mis hors combat après le repos. C'est comme un boxeur qui mène aux points en oubliant de remonter sa garde : quand un contre passe, c'est dévastateur. Mathijssen a eu raison de passer du 4-3-3 au 4-4-2 au repos afin de bloquer les médians anversois. C'était un coup gagnant mais aurait-il pu le tenter si Jos Valgaeren avait été exclu en première mi-temps pour une faute indiscutable en tant que dernier homme ? L'équipe de Glen De Boeck pratique un jeu dont je me délecte. Cette équipe est une rivière d'eau fraîche. Je retiens cependant deux incidents : Oleg Iachtchouk et Besnik Hasi n'ont pas du tout apprécié leur remplacement alors que leur entraîneur entendait les préserver pour des tâches futures après avoir réglé le compte de Zulte-Waregem. Pourvu que ce ne soit pas la première lézarde dans cette magnifique construction. C'était la semaine des longs couteaux à Genk où il fallait extirper les pommes pourries du panier. J'ai quand même l'impression que la foudre s'est abattue sur deux sans grades qui devaient servir de fusibles, d'exemples (Mohammed Dahmane et Gonzague Vandooren) avant la fin de la période des transferts. J'ai encore vu pas mal de déchets dans le jeu de Genk. Ce fut aussi un récital de deux joueurs qui sortent du lot : Elyaniv Barda de Genk et Bryan Ruiz de Gand. C'est du talent intéressant. Après l'important déplacement à Malines, conclu par une défaite qui pourrait envoyer le club pour de bon dans les dernières profondeurs de la D1, j'ai été touché par l'émotion de José Riga. Des larmes se devinaient dans son regard alors qu'il répondait aux questions devant les caméras. Mons doit réagir très vite et obtenir un succès car il y a le feu. J'ai le sentiment que Riga est désormais un homme seul dans un club où la culture de la D1 n'est pas évidente. J'espère que Cédric Roussel va se réveiller et marquer quelques buts. Certains clubs ont vidé leurs greniers. On a assisté à des garage sales (vente de garage) comme disent les Américains. On peut faire des affaires et je crois que Charleroi en a réalisé une en faisant les puces à Anderlecht : Cyril Théréau est plus à l'aise parmi les Zèbres que chez les Mauves. Il a déjà marqué un but et aurait même pu en signer trois. Mogi Bayat pourrait être engagé un jour par Louis la Brocante car il est capable de repérer de jolies choses dans un bric-à-brac. Mais Johan Vermeersch, pas. Lui, il offre ses classiques meubles de Flandre à un concurrent direct. Eric Deflandre est une antiquité qui embellira le salon de Jan Boskamp à Dender où son apport offensif est déjà très apprécié. Cela dit, le retour de Franky Van der Elst à Molenbeek m'a fait plaisir. propos recueillis par pierre bilic