J'ai aimé La franchise de Berthelin

Rares sont les gardiens qui admettent s'être blousés. Le portier français de Mons fait partie de ces exceptions, puisqu'il a admis très sincèrement que sa responsabilité était engagée sur les deux buts concédés à Gand. Certains de ses collègues pourraient en prendre de la graine, comme Patrick Nys par exemple. Je ne comprends pas, par exemple, pour quelle raison il s'en est pris à ses défenseurs sur le premier but des Zèbres. Désolé, mais ce goal-là était entièrement pour sa pomme.
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Rares sont les gardiens qui admettent s'être blousés. Le portier français de Mons fait partie de ces exceptions, puisqu'il a admis très sincèrement que sa responsabilité était engagée sur les deux buts concédés à Gand. Certains de ses collègues pourraient en prendre de la graine, comme Patrick Nys par exemple. Je ne comprends pas, par exemple, pour quelle raison il s'en est pris à ses défenseurs sur le premier but des Zèbres. Désolé, mais ce goal-là était entièrement pour sa pomme. Certains craignaient le pire pour la division offensive des Hurlus après que la direction eut décidé de se séparer de Demba Ba. Mais Bertin Tomou est en train de prouver qu'il est plus qu'un faire-valoir. Le Camerounais a fait fort en signant à Dender un authentique hat-trick qui le propulse aujourd'hui dans le peloton de tête du classement des buteurs. A cette allure-là, il ne m'étonnerait pas que le nouveau sélectionneur des Lions Indomptables, Otto Pfister, songe à lui dans l'optique de la phase finale de la Coupe d'Afrique des Nations qui aura lieu au Ghana en janvier et février prochain. Le Kavé n'est plus lanterne rouge en dépit d'un déplacement périlleux au Standard. Les Sang et Or n'auraient pu rêver de meilleur adjuvant moral avant la visite dans leurs installations du Brussels, dans ce qui apparaît d'ores et déjà comme un match à six points. Qui sait d'ailleurs si, à cette occasion, les Malinois n'engrangeront pas leur tout premier succès de la saison. Ils le mériteraient sur base de leur enthousiasme, toujours intact. En partageant l'enjeu avec Anderlecht, le Cercle Bruges a prouvé qu'il n'usurpait pas sa place actuelle. Ce fut un bon 0-0, facilité il est vrai par la disposition tactique des Mauves où Frankie Vercauteren avait opté pour la prudence en titularisant Jelle Van Damme devant (ailier gauche !) à la place de Serhat Akin, rentré bien trop tard au jeu. S'il avait réellement voulu la victoire, le coach anderlechtois aurait dû opter pour l'inverse. Perdre deux points à Gand, candidat à l'Europe, ce n'est pas illogique. Mais concéder autant d'unités face à Saint-Trond, Mons et Malines, ce n'est pas permis pour un club de la dimension du Standard. En l'espace d'une bonne semaine à peine, les Rouches ont singulièrement dilapidé leur avance. Et, un malheur ne venant jamais seul, ils doivent composer aussi avec des considérations extra-sportives, comme le cas posé par Olivier Renard. Mine de rien, cette affaire aura coûté cher aux Principautaires, dans la mesure où Andres Espinoza a montré clairement ses limites au cours des deux dernières rencontres. Je n'ai jamais eu l'habitude d'égratigner le corps arbitral, mais trop c'est trop. Cette saison, il y a manifestement beaucoup à redire sur les prestations de nos referees, pas toujours des plus inspirés, tant s'en faut. Le pompon c'est bien sûr le but parfaitement valable inscrit par le joueur lokerenois Nebosja Pavlovic, de la tête, à Zulte Waregem, et refusé par le directeur de jeu, à quelques mètres à peine de la scène, sous prétexte qu'il avait été inscrit de la main. Si le médian serbe a écopé d'une carte jaune complètement injustifiée sur cette phase, j'estime que l'homme en noir devrait être pénalisé aussi sous la forme d'une interdiction de siffler temporairement en D1, le temps qu'il retrouve toutes ses sensations. Durant des années, le club campinois a été synonyme de long fleuve tranquille. Cette saison, toutefois, les Jaune et Bleu sont pris de remous. Dans le chef de leur buteur, Patrick Ogunsoto, notamment, écarté de l'équipe pour ne pas avoir voulu commencer sur le banc contre Roulers et qui n'est entré au jeu, face au Germinal Beerschot, qu'au moment où les carottes étaient cuites. Giant killers par le passé, les troupes de Jan Ceulemans ne font plus peur à grand-monde cette saison. C'est dommage. né en 1941, heylens fut un excellent back droit (67x diable rouge, équipe d'europe 65, mondial 70 au mexique, 7 titres et 3 coupes de belgique avec anderlecht). coacha une douzaine de clubs (passa 5 ans au losc et fut coach belge 1984 à seraing)propos recueillis par bruno govers