j'ai aimé Le succès de Vande Walle

Charleroi a manoeuvré de main de maître à Anderlecht. J'ai été épaté par la bonne tenue de l'équipe en général et surtout par sa magnifique ligne médiane. Quand je vois un Fabien Camus balle au pied, je me dis que ce gars-là pourrait faire le bonheur d'Anderlecht. Ce secteur est le QG de l'équipe. Les Carolos n'y sont jamais en difficulté technique. Philippe Vande Walle doit boire du petit lait. J'espère qu'on ne lui volera plus des lauriers en reparlant de Jacky Mathijssen. Celui-ci est un coach organisé et défensif. C'était l'analyse du président Abbas Bayat qui, avec le recul, avait raison. Il voulait un jeu plus spectaculaire : c'est ce que ...

Charleroi a manoeuvré de main de maître à Anderlecht. J'ai été épaté par la bonne tenue de l'équipe en général et surtout par sa magnifique ligne médiane. Quand je vois un Fabien Camus balle au pied, je me dis que ce gars-là pourrait faire le bonheur d'Anderlecht. Ce secteur est le QG de l'équipe. Les Carolos n'y sont jamais en difficulté technique. Philippe Vande Walle doit boire du petit lait. J'espère qu'on ne lui volera plus des lauriers en reparlant de Jacky Mathijssen. Celui-ci est un coach organisé et défensif. C'était l'analyse du président Abbas Bayat qui, avec le recul, avait raison. Il voulait un jeu plus spectaculaire : c'est ce que VDW propose. Je trouve Flup impressionnant. C'est un alpiniste qui maîtrise l'ivresse de l'altitude. Son vocabulaire spécial et assez coloré lui permet d'évacuer le stress. Si Charleroi avait obtenu les trois points qu'il méritait contre Bruges, le Sporting serait seul deuxième au classement. Anderlecht a des soucis, le Brussels sort du trou. Ce deuxième succès consécutif fait un bien fou à l'équipe d'Albert Cartier. Cet entraîneur de qualité avait besoin d'un effectif complémentaire pour avancer. L'apport de Pavel Fort le prouve. Arrivé après le début de saison, il a trouvé ses marques, pèse sur les défenses adverses et est un excellent point d'appui. Johan Vermeersch est enfin content. La prochaine fois, il devrait anticiper et ne pas attendre que la situation soit catastrophique avant d'engager un gars comme le Tchèque. Les Dragons détiennent une équipe technique. Mais c'est avec les tripes, à 10 contre 11, qu'ils ont égalisé contre Genk. Leur volonté constitue un atout intéressant. " Du calme dans la baraque " : quand il y avait le feu, c'était une des expressions préférées de Raymond Goethals. Anderlecht brûle mais ce n'est pas une raison pour perdre le nord. Les Mauves sont dépassés par la pression des résultats et des médias. Quand cela va mal, il vaut en revenir à l'essentiel : le terrain. Frankie Vercauteren est un perfectionniste et un technocrate qui ne jure que par les ordinateurs. C'est bien d'être à la page mais le foot, c'est du bonheur, des bulles de champagne. Ce groupe n'est pas libéré. Jan Polak doit jouer derrière Lucas Biglia et il faut trouver une solution à la finition. Anderlecht a marqué neuf buts de moins que le Standard : cette différence est trop grande. Les Liégeois sont les seuls invaincus de la D1. Prendre un point à Saint-Trond n'est pas mal car c'est un derby régional toujours disputé. Et le Standard a même creusé son avance par rapport au deuxième désormais relégué à cinq points. Le Standard aborde l'automne avec une grange bien garnie mais il y avait mieux à faire chez le dernier. Blessé, Olivier Renard a bien été remplacé par Andres Espinoza. Par contre, les absences de Steven Defour et de Milan Jovanovic ont compliqué la tâche des Rouches. Sans son meneur de jeu, le milieu de terrain n'est pas aussi bien inspiré. Mogi Bayat s'est désaffilié de l'Union Belge après le but refusé à Charleroi contre le Club Bruges. Va-t-il s'affilier parce qu'un but d'Anderlecht a été annulé sur un hors-jeu douteux ? Vercauteren n'a pas expliqué la défaite par cette phase de jeu. Pour le dire en vandewallien, il y a des cacas nerveux qui ne servent à rien. propos recueillis par pierre bilic